Vendre sa voiture au juste prix

Vendre sa voiture au juste prix

Pour vendre sa voiture à un professionnel ou à un particulier, aucun détail ne doit être négligé. Après estimation de son état général, de ses options…, il faut rechercher dans la presse automobile la cote officielle du véhicule.

Une voiture se revend toujours 10 à 25 % moins cher à un professionnel qu’à un particulier. Cette différence s’explique par le fait qu’un « pro » engage des frais de remise en état, de mise en valeur et de publicité, et assume la garantie légale des vices cachés.

Espérer réaliser une bonne reprise auprès d’un professionnel est illusoire. Au mieux, elle masque une moindre remise sur le prix d’achat de la voiture neuve.

Vendre sa voiture à un professionnel

Avantage  : la revente est facile et rapide. L’acheteur se charge des papiers, le paiement est sans risque et il n’est pas nécessaire de passer le contrôle technique s’il est toujours en cours de validité.

De plus, si une panne se déclare après la vente, le professionnel devra la prendre en charge. Toutefois, si ce dernier peut établir que le vendeur lui a intentionnellement caché un défaut (accident, fuite masquée ou réparation provisoire), il pourra se retourner contre lui.

En revanche, l’acheteur professionnel étant « réputé connaître l’état de la chose vendue », il ne pourra pas se retourner contre le vendeur en cas de panne non prévisible ou de défaut apparent ou manifeste.

Céder son véhicule à un particulier

C’est la solution la plus rentable, à condition d’apprécier le contact humain et de ne pas être pressé.  

À noter : Au-delà de 3 mois, si la vente n'a pas été réalisée, il est préférable de baisser le tarif.

Quel que soit le stade de la vente – annonce ou essai du véhicule –, il ne faut rien cacher à l’acheteur.

Le vendeur particulier peut-être condamné à rembourser ou à indemniser l’acheteur si ce dernier peut prouver que le défaut a été intentionnellement occulté. Par exemple, l’acheteur peut découvrir, chez un réparateur, une facture de révision non fournie par le vendeur montrant une faiblesse à corriger (fuite, courroie usagée…).

Lors de la vente, tout défaut doit être mentionné sur un écrit contresigné par l’acheteur, assorti des documents utiles comme une facture (fuite de joint de pompe à eau ou courroie de distribution à remplacer de manière urgente).

À noter : S’il s’agit d’un défaut connu d’un modèle (turbo ou boîte de vitesses fragile), le vendeur ne peut pas en être tenu responsable.

Vendre au bon moment

  • Le moment idéal pour revendre sa voiture, c’est celui qui permet de perdre le moins d’argent.
  • La proposer peu de temps après l’achat implique une décote importante.
  • La première année, la dépréciation se situe entre 15 et 30 % selon les modèles. Mais une revente rapide permet de réduire les frais d’entretien.
  • Pour réaliser une bonne transaction, il faut donc la vendre au bout de 3 à 5 ans tout en veillant à ne pas dépasser 80 000 km.

Emmener son auto au bout du rouleau est rarement économique. Une voiture affichant un kilométrage conséquent conserve, tant qu’elle roule correctement, une valeur résiduelle qui va de quelques centaines d’euros à 1 000, voire 2 000 €, selon son état et sa réputation.

Un montant qui tombe à zéro au moindre pépin si le coût de réparation approche la valeur de l’auto.

Autre bonne raison de ne pas attendre la panne finale : profiter des offres de reprise promotionnelles des constructeurs. Or les « reprises argus + 2 000 € » ou autres primes à la casse, qu’elles soient gouvernementales ou commerciales, ne concernent que les voitures roulantes (et assurées), avec un contrôle technique à jour.

Une cote bien calculée

Entre les prix plancher de la cote Argus des professionnels et ceux, parfois optimistes, de la Centrale des particuliers ou des magazines auto, il est difficile d’évaluer le prix de son véhicule. Le site lacentrale.fr propose gratuitement un calcul rapide et personnalisé des voitures vendues en France.

Attention à ne pas se caler sur les tarifs des professionnels, souvent plus élevés car intégrant déjà leur marge.

La cote peut être revue à la hausse ou à la baisse en fonction de plusieurs critères (première main ou non, réparations, kilométrage…) : par exemple, un kilométrage de 40 000 km pour une voiture diesel âgé de 4 ans donne un bonus de 500 à 700 € sur la cote moyenne.

Un autre moyen de trouver le juste prix consiste à aligner son prix de vente sur celui des modèles similaires proposé dans les annonces du site. 

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