Sécurité routière : le système d’appel d’urgence « eCall » bientôt obligatoire

Sécurité routière : le système d’appel d’urgence « eCall » bientôt obligatoire
Le système d’appel d’urgence eCall permet d’alerter les secours en 75 secondes. - © Lanski

Les nouveaux modèles de voitures commercialisés à partir du 1er avril devront être équipés du dispositif emergency Call. Ce système d’appel d’urgence embarqué alerte les secours manuellement ou automatiquement en cas d’accident.

Au même titre que la ceinture de sécurité, l’airbag et l’ABS, l’eCall ou « emergency Call » va devenir un équipement obligatoire à compter du 1er avril 2018 dans les véhicules légers neufs de tous les pays de l’Union européenne. Proposé par les constructeurs automobiles depuis 2003, seulement 2 % du parc automobile européen en est équipé.

Le dispositif se présente sous la forme d’un boîtier GPS équipé d’une carte SIM. En cas d’accident, il permet d’alerter les services de secours, soit manuellement en appuyant sur le bouton SOS, soit automatiquement après un choc brutal déclenchant l’airbag.

Le système prévient une plateforme du 112 – le numéro réservé aux appels d’urgence en vigueur dans toute l’Union européenne – et envoie une base de données, comprenant l’heure de l’accident, la géolocalisation du véhicule, son type, son carburant et le nombre de passagers. Un tri est effectué entre les alertes automatiques et celles manuelles avant de renvoyer l’appel vers le groupe d’assistance concerné. Des opérateurs physiques distribuent ensuite les appels vers les services appropriés, comme le SAMU, les pompiers, les services autoroutiers ou les dépanneurs. Le délai de traitement de l’appel jusqu’à la sollicitation des secours n’excédera pas 75 secondes.

30 000 appels attendus en 2018

Le système sera mis en service par le syndicat national des sociétés d’assistance (SNSA). Dans un premier temps, seuls les nouveaux modèles de voitures – ceux qui ne sont pas encore commercialisés - sont concernés. « Par exemple, une Peugeot 208 produite après avril 2018 ne devra pas obligatoirement être équipée de la technologie eCall », avait expliqué à l’AFP Nicolas Gusdorf, le président du SNSA. L’organisation professionnelle estime à 30 000 le nombre d’appels d’urgence que la plateforme devra traiter en 2018, puis à 150 000 en 2019 et à 400 000 en 2020 en France. 

Sauver 2 500 vies par an dans l’Union européenne

Au niveau européen, l’objectif visé est d’équiper la moitié du parc automobile privé d’ici 2030. La Commission européenne estime que l’eCall permettra d’accélérer l’arrivée des secours d’environ 50 % dans les zones rurales, et de 40 % dans les zones urbaines. Cela devrait permettre de sauver chaque année 2 500 vies au sein de l’Union européenne et de réduire la gravité des blessures dans 2 à 15 % des cas.