Payer son permis de conduire moins cher

Payer son permis de conduire moins cher
Payer son permis de conduire moins cher - ©Ridofranz

Les familles françaises dépensent davantage pour financer le permis de conduire de leurs enfants que pour leurs études secondaires. Voici quelques solutions qui feront baisser la facture.

Le coût moyen d’un permis B en France est compris entre 1 200 et 1 500 €, quand on l'obtient dès la première fois. Si l’on échoue et que l’on repasse l’épreuve, il faut attendre en moyenne trois mois pour la repasser – parfois même six mois –, mais aussi payer des heures de conduite supplémentaire pour ne pas perdre la main.

En résumé, un permis pas cher est un permis réussi au premier passage. Si le meilleur moyen d’y parvenir est la conduite accompagnée, il existe d’autres solutions pour dépenser moins.

Choisir son auto-école

Les vitrines promettant des forfaits de vingt heures de conduite (minimum légal) à prix imbattable sont souvent des pièges : au terme de ces vingt heures, le moniteur ne vous jugera pas apte à l’examen et vous proposera des leçons supplémentaires.

Le choix de l’auto-école doit porter sur la réputation et la transparence de tous les tarifs.

Vous pouvez aussi vous renseigner sur son taux de réussite, disponible à la préfecture. Mais cette information ne reflète pas toujours la qualité de l’enseignement.

Certains établissements médiocres ont un bon taux car ils ne présentent pas tous leurs candidats. D’autres, excellents pédagogues, travaillent pour des associations ou des organismes sociaux et peuvent afficher des résultats moindres.

Attention aux forfaits bion marché et aux frais annexes

Avant de vous engager, lisez bien votre contrat. Un forfait bon marché cache souvent des frais annexes élevés : inscription, présentation aux examens…

Au-delà de 100 € pour l’inscription et de 200 € pour la présentation aux deux examens, mieux vaut aller voir ailleurs. Il est désormais interdit de demander des frais de transfert de dossier au candidat qui change d’établissement.

Il faut en outre vérifier les horaires d’ouverture de la salle de code et le prix des heures de simulateur, parfois facturées comme de la conduite réelle.

Attention aux leçons avec trois élèves qui se relaient au volant. Cette formule peut être intéressante à condition de ne payer que le temps de conduite, et non le temps passé à bord. 

La conduite accompagnée, accessible dès 15 ans

Contrairement aux idées reçues, l’apprentissage anticipé de la conduite, désormais accessible dès l’âge de 15 ans, revient moins cher qu’une formation conventionnelle. Cela grâce à son taux de réussite bien supérieur (74 %).

En revanche, il faut débourser au préalable le prix du forfait code et des vingt heures de conduite. Après avoir obtenu l’épreuve théorique, le jeune peut conduire avec un proche.

Il faut y ajouter le montant des deux rendez-vous pédagogiques avec le ou les accompagnateurs (environ 60 € chacun), qui seront inscrits sur le livret d’apprentissage.

Acquérir son permis par le biais de la conduite accompagnée permet d’obtenir une réduction du montant et de la durée de la surprime « novice » auprès des compagnies d’assurances, voire de la supprimer.

Par ailleurs, la durée de la période probatoire du permis est réduite de trois à deux ans.

Préparer le permis dans le cadre d'une formation

Les élèves de CAP ou de BEP qui préparent un métier en lien avec la route peuvent préparer le permis B dans le cadre de leur formation, à condition que leur établissement relève de l’Éducation nationale.

Le candidat passe les épreuves du code et de la conduite avant 18 ans et valide son permis une fois son diplôme professionnel obtenu.

Pendant ses études, il devra pratiquer la conduite accompagnée, avec les mêmes contraintes et obligations que dans le cadre général, jusqu’à la délivrance officielle de son permis, à partir de 18 ans. Il peut choisir son ou ses accompagnateurs dans l’établissement scolaire.

Repasser son permis avec la conduite supervisée

Depuis 2010, la conduite dite supervisée est accessible à tout candidat ayant échoué à la conduite et voulant limiter le nombre de leçons avant de se présenter à un nouvel examen.

Elle est ouverte à tout élève ayant reçu vingt heures de conduite. Elle se déroule en présence d’un accompagnateur pendant au moins trois mois et la distance à parcourir est de 1 000 km au minimum.

Elle comprend un seul rendez-vous pédagogique, les autres conditions étant les mêmes que pour la conduite accompagnée.

Le permis boîte automatique

Cette formation ne demande que dix heures de pratique. Elle est donc moins onéreuse, même si dans ce cas les leçons affichent un léger surcoût (3 à 4 € en plus de l’heure).

Pour un candidat peu doué, on peut tabler sur deux fois moins de leçons que pour un permis classique , indique Pierre Talon, président de la Fédération nationale des enseignants de la conduite.

Au bout d’un an, ce permis peut être converti en permis « normal » après une épreuve de trente minutes ne portant que sur le maniement d’une boîte manuelle. Cependant, faute de demandes, peu d’auto-écoles proposent cette option.

 Le permis à 1  euro par jour

Chaque année, 80  000 jeunes profitent du « permis à 1 euro par jour », une formule de prêt dont les intérêts sont pris en charge par l’État.

Le montant prêté est de 1 200 € (40 mensualités de 30 €). Ce prêt ne peut être accordé qu’avant l’inscription dans une auto-école.

De leur côté, les communes, départements et régions proposent des aides et quelquefois une « bourse » financée en contrepartie d’une activité d’intérêt collectif.

Pôle emploi finance une partie du coût du permis B, dans la limite de 1 200 €, à condition :

  • d’être demandeur d’emploi depuis plus de six mois,
  • d’être bénéficiaire du RSA,
  • ou de produire une promesse d’embauche conditionnée à l’obtention du permis.