Mieux conduire pour moins entretenir son véhicule

Mieux conduire pour moins entretenir son véhicule

En modifiant certaines habitudes de conduite, il est possible d'économiser du carburant et de l'argent. Cela permet aussi de réduire son impact sur l'environnement.

Une voiture menée sportivement use plus vite ses pneus, ses freins, ses amortisseurs, ses cardans… Mais pas son moteur ! C’est un des effets de la modernisation de leur mécanique, notamment celle des diesels.

Regrouper ses trajets

La source principale des problèmes réside dans l’encrassement des systèmes de dépollution de plus en plus sophistiqués, et donc fragiles.

Les filtres à particules et vannes de recirculation des gaz d’échappement (EGR) causent des soucis… faciles à éviter :

  • En supprimant l’accumulation de petits parcours où le moteur n’a pas le temps de chauffer et l’échappement de se décrasser : regrouper ses trajets pour les effectuer moteur chaud fait aussi gagner jusqu’à 30 % de consommation.
  • En évitant d’arrêter son moteur quand le filtre à particules est en phase d’autonettoyage. Hélas, peu de voitures le signalent par un voyant et la plupart ne le manifestent que par un ralenti un peu plus élevé, détail à vérifier avant de couper le contact.

Accélérer pour moins consommer

En réapprenant à accélérer franchement, à pousser les vitesses, notamment le deuxième et le troisième rapport dans le dernier tiers du compte-tours, le conducteur contribue à désencrasser le moteur.

À vitesse constante sur le dernier rapport, un diesel fonctionne mal à moins de 1 500 tours/min, voire 2 000 tours/min pour certains. La faible surconsommation occasionnée sera compensée par la sobriété d’un moteur plus propre.

Les conducteurs disposant d’un moteur turbo (la quasi-totalité des diesels) doivent éviter de couper immédiatement leur moteur après avoir effectué une portion d’autoroute ou après avoir roulé en montée.

Le turbo continue alors souvent de tourner (150 000 à 200 000 tours/min) sans être correctement lubrifié.

Une dizaine de secondes au ralenti permettront au turbo de retrouver un régime normal.

Enfin, ceux qui conduisent en ville ont tout intérêt à renouveler leur filtre à air deux fois plus souvent que les préconisations du constructeur afin de conserver un moteur propre et sobre.

Faire durer les pièces d’usure

Pour préserver les suspensions, il convient d’aborder lentement ralentisseurs et dos d’âne, surtout par temps froid quand l’huile des amortisseurs n’est pas fluide. Une précaution qu’apprécieront aussi les cardans et les Silentblocs du moteur et de la boîte.

Les freins seront économisés en anticipant les ralentissements à l’aide du frein moteur, lequel sera aussi mis à contribution dans les longues descentes pour épargner tout risque de voilage des disques.

Le conducteur doit également éviter de garder le pied sur le frein à l’arrêt après une longue descente ou de ralentir brutalement à grande vitesse. En effet, depuis qu’elles sont sans amiante, les plaquettes supportent moins bien le contact prolongé d’un disque brûlant.

Quant à l’ABS, il s’use même quand on ne s’en sert pas. Le liquide de freins que contient la centrale ABS stagne, s’oxyde et peut en gripper les mécanismes si celle-ci n’est jamais activée. Il faut donc quatre à cinq fois par an déclencher ce système en freinant fortement sur un sol mouillé.

Apprendre à lire le niveau d’huile

Il ne suffit plus de tirer la jauge et de lire le niveau. Sur un nombre croissant de voitures, l’huile du moteur emprunte un chemin compliqué avant de redescendre dans le carter (culasse, thermostat, radiateurs, réchauffeurs, échangeurs, turbo…).

Si le conducteur vérifie le niveau après un petit parcours, il peut croire qu’il manque de l’huile et en rajouter. En fait, le lubrifiant encore froid et donc peu fluide n’a pas eu le temps de redescendre. Cet excès d’huile, sans grande conséquence sur un bloc essence, peut être fatal à un diesel.

Il faut impérativement respecter la procédure de contrôle du niveau d'huile décrite dans le livret de bord.

Selon le modèle, le niveau ne se lit qu’à froid ou immédiatement après l’arrêt quand le moteur a atteint sa température normale. Dans tous les cas, la voiture doit être parfaitement horizontale.

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