Location auto avec option d’achat : faites le bon calcul

Location auto avec option d’achat : faites le bon calcul
Rouler dans une voiture neuve en payant de faibles mensualités pour en être à terme le propriétaire, ce type de financement est tentant. - © malerapaso

Rouler dans une voiture neuve en payant de faibles mensualités pour en être à terme le propriétaire, ce type de financement est tentant… Mais est-ce réellement plus intéressant qu’un crédit classique ?

Vous ne voulez pas payer comptant votre nouvelle voiture ? Partez au volant d’une Peugeot 308 Berline flambant neuve, à partir de 225 euros par mois ! Voilà une offre publicitaire plus aguichante que celle qui afficherait un prix de vente de 18 800 euros. Comme tous ses concurrents, le constructeur propose ici une location avec option d’achat (LOA). Le principe ? Une forme de crédit, parfois appelé leasing. Vous signez un contrat de location, pour une durée de deux à six ans avec un kilométrage annuel déterminé, au terme duquel vous choisirez de restituer le véhicule ou de l’acheter à un prix fixé au départ. Celui-ci correspond à la valeur estimée du véhicule sur le marché d’occasion, à la fin de la location.

Des mensualités moins lourdes

La LOA est en passe de détrôner le crédit classique chez la plupart des grands constructeurs. « Fin septembre, la LOA représentait 49 % de nos financements de véhicules neufs contre 51 % pour le crédit », confirme Audrey Garousse, du Groupe Volkswagen France.

Reste la question essentielle : la LOA revient-elle plus ou moins cher ? Difficile de répondre catégoriquement, la loi n’obligeant pas à indiquer un taux d’intérêt sur les contrats de LOA. Tout dépend du taux du crédit auto avec lequel vous la comparez.

Il n’en demeure pas moins qu’à durée égale, la mensualité d’une LOA pèse moins lourd qu’une mensualité de crédit (voir nos simulations).

Gare aux options facultatives

Une mensualité comprenant l’entretien, voire les réparations, permet de mieux maîtriser son budget. C’est d’ailleurs l’argument des concessionnaires pour ajouter ces options facultatives. Vérifiez ce que le contrat d’entretien contient – le changement de pneus est souvent exclu –, puis calculez avec votre garagiste ce que coûtent les services qui y figurent. Refusez-le si cela vous revient plus cher. Le package présenté peut inclure une assurance auto, pas forcément avantageuse non plus.

Seule l’assurance « valeur à neuf » ou « perte financière », vivement conseillée, est parfois exigée. Elle couvre ce qu’il vous resterait à payer en cas de vol ou de véhicule accidenté estimé « non réparable » par votre assureur. Celui-ci vous indemnisera sur la base de la valeur du véhicule à dire d’expert, qui peut être inférieure à la valeur estimée par le concessionnaire. Surtout en début de contrat, car en LOA comme dans un crédit classique, vos premières mensualités couvrent davantage les intérêts financiers que la part du loyer affecté à la dévaluation du véhicule.

Des pénalités pour dépassement du kilométrage

Autre inconvénient de la LOA : le kilométrage annuel prévu, lequel joue sur le montant du loyer. Si vous le sous-estimez, vous paierez des pénalités de 0,027 à 0,18 euro par km supplémentaire. Ou le concessionnaire recalculera à la baisse la valeur de reprise du véhicule. Enfin, la LOA s’adresse à des conducteurs soigneux. Car si vous restituez un véhicule endommagé, le concessionnaire déduira les frais de réparation de la valeur de rachat du véhicule initialement prévue au contrat. À négocier !