Jeune conducteur : quelle assurance auto ?

Jeune conducteur : quelle assurance auto ?

Le budget assurance d'un jeune conducteur varie selon qu'il a sa propre voiture ou prend celle de ses parents.

Les assureurs appliquent généralement un régime spécial aux jeunes conducteurs qualifiés de novices : surprime, franchise plus importante… Certains refusent même de prendre en charge ces débutants qui,

statistiquement, causent davantage d'accidents que leurs aînés. Pourtant, selon la situation de chacun, il est toujours possible de faire baisser la

note.

Utiliser l'assurance des parents

Si l'acquisition d'une voiture n'est pas indispensable mieux vaut laisser "mûrir" votre permis pendant un an ou plus, et vous inscrire sur l'assurance du véhicule de vos parents pendant cette période probatoire. La facture sera moins lourde. Une fois l'expérience acquise, la première assurance à votre nom sera moins coûteuse, surtout si vous restez chez le même assureur.

Si vous avez votre propre voiture

Si vous possédez votre propre véhicule, il vous faut souscrire un contrat à votre nom. Vous ne pourrez généralement pas échapper à la surprime augmentant le prix de base (dans la limite de 100 % la première année, 50 % la deuxième et 25 % la troisième).

Si certaines compagnies ou mutuelles refusent tout simplement les conducteurs novices ou les dissuadent de souscrire chez eux en leur imposant des primes trop élevées, d'autres font au contraire un effort louable à l'égard des jeunes, en leur remboursant, par exemple, la surprime en l'absence de sinistre de quelque nature que ce soit pendant les deux premières années.

Article actualisé le 15 janvier 2007

Choisir un véhicule adapté

Une petite cylindrée est préférable. Non seulement votre sécurité sera mieux garantie (toutes les enquêtes le prouvent, une voiture puissante entre les mains d'un novice aggrave les risques d'accident), mais la prime d'assurance sera moins élevée. Elle varie en effet en fonction de plusieurs éléments, dont la puissance du véhicule, sa valeur, et parfois même sa couleur (le rouge a par exemple mauvaise réputation chez certains assureurs qui voient là une présomption de comportement à risque, surtout s'il est associé à une voiture de sport…).

À éviter dans tous les cas, la décapotable ou la GTI, même ancienne, car le coût de l'assurance risque de dépasser le prix d'achat ! En effet, ce type de voiture entre les mains d'un jeune conducteur attire immanquablement la méfiance de l'assureur. Comme première voiture, un petit véhicule d'occasion qui ne nécessite pas une assurance tous risques mais une simple assurance de responsabilité civile (plus la garantie du conducteur, non obligatoire mais recommandée) peut être un bon compromis.

Des catégories moins pénalisées

Les assureurs regardent avec plus d'indulgence les jeunes conducteurs qui ont opté pour l'apprentissage anticipé de la conduite. Le Code des assurances leur impose en effet de réduire la surprime de moitié : soit au maximum 50 % la première année, 25 % la seconde et 12,5 % la troisième (certains vont même plus loin, annulant la surprime au bout de deux ans si aucun accident n'a été constaté).

Quant aux filles, elles sont moins pénalisées. Toutes les statistiques prouvent que, chez les moins de 25 ans, ce sont plus particulièrement les garçons qui sont à l'origine d'accidents. Soit parce qu'ils sous-estiment les risques, soit parce qu'ils en prennent davantage. Forts de ce constat, certains assureurs appliquent des tarifs moins lourds aux jeunes filles âgées de 18 à 25 ans. Elles peuvent parfois bénéficier d'une réduction de 30 % de leur facture.