Garder sa vieille voiture ou en changer ?

Garder sa vieille voiture ou en changer ?

Votre voiture détient un certain nombre de kilomètres et les réparations s'accumulent. Vous avez décidez d'en changer pour arrêter les frais. Remplacer sa voiture au bon moment et régulièrement permet d'avoir un budget auto ultracadré.

Parmi les futurs acheteurs d’une voiture, environ un sur trois veulent en changer parce qu’il ont envie d’un nouveau modèle, et les deux autres parce que leur voiture est « à bout ». Ils revendiquent de fait un comportement rationnel : je change de voiture si et seulement si c’est plus économique que de la garder. Mais qu’est-ce une voiture « à bout » ? Et est-il vraiment plus économique d’attendre cette extrémité pour la remplacer ?

Plus la voiture vieillit, plus les pannes coûtent cher

Plus une voiture vieillit, plus elle coûte cher à entretenir. Pour preuve, 70 % du chiffre d’affaires du commerce des pièces détachées se fait sur les voitures de plus de sept ans. Au fur et à mesure que le véhicule avance en kilométrage et en âge, c’est tout le système de pièces qui arrive en fin de vie, et en particulier des pièces coûteuses.

Par exemple les calculateurs électroniques, toujours plus nombreux sur nos voitures, dont le remplacement coûte de 500 à 1 000 €. D’où des pannes non seulement chères, mais à répétition, un budget auto qui s’envole, et une voiture sans cesse en atelier, avec les « galères » que cela implique quand on en a besoin quotidiennement.

Cela sans accroître sa valeur de revente : on ne revendra pas 3 000 € une voiture dont la cote de revente est de 2 000 € et sur laquelle on a fait 1 000 € de réparations : Un acheteur potentiel n’achète pas une réparation récente. Enfin, pour sortir de cette situation, il faudra – à moins de pouvoir se passer de voiture – dépenser une somme conséquente pour racheter une voiture plus fiable.

Remplacer sa voiture au bon moment

Il semble donc préférable de remplacer sa voiture sans attendre d’y être contraint. Il faut mettre en balance sa valeur vénale et les réparations ou interventions qui s’imposeront dans un avenir plus ou moins proche. Une maintenance préventive bien gérée restera plus facile à répercuter sur le prix de revente que de grosses réparations.

Pour disposer d’éléments de décision fiables, plutôt que de se référer aux cotes de l’occasion des magazines ou sites Internet, on peut demander à un expert de fixer la valeur de la voiture, avec une description complète de son état (mécanique et carrosserie), pour un coût de l’ordre de 150 €. Un garagiste en qui on a confiance peut aussi être de bon conseil.

Dernier facteur à intégrer dans cette stratégie, la somme à investir pour remplacer cette voiture. C’est-à-dire la différence entre sa valeur et le prix d’une nouvelle voiture. Le marché du neuf ou de l’occasion, à un moment donné, peut alors être décisif, par exemple une promotion ponctuelle d’un constructeur ou d’un concessionnaire, ou une opération gouvernementale du type prime à la casse ou bonus écologique.

Changer de voiture tous les 3 ou 4 ans

Stratégie possible, acheter une voiture neuve et ne pas la garder plus de trois ou quatre ans, en souscrivant parallèlement un contrat d’entretien pour cette durée, voire une extension de garantie (cessible avec la voiture). En procédant ainsi, on a un budget auto ultracadré, avec un minimum d’incertitudes, même si ce budget n’est pas optimal.

On peut s’en tirer pour moins cher, avec une voiture neuve ou une occasion récente et en la gardant plus longtemps, c’est-à-dire en fait en faisant un pari raisonné sur la durabilité et la fiabilité des voitures récentes, à condition de ne pas en négliger l’entretien.

La voiture à la casse ?

Une voiture hors d’usage ne peut pas être abandonnée n’importe où. Il faut la confier à une entreprise agréée.
Cette prestation est gratuite, à condition de remettre un véhicule complet, c’est-à-dire non dépourvu de ses composants essentiels, notamment moteur, pot catalytique… En revanche, le remorquage éventuel jusque chez le démolisseur reste à la charge du propriétaire.