Entretien des routes : le gouvernement dément la création d’une vignette

Entretien des routes : le gouvernement dément la création d’une vignette
L’association 40 Millions d’automobilistes vient de lancer une application mobile gratuite pour signaler les routes dangereuses. - © milosradinovic

Alors que l’état des routes en France se dégrade, le ministère des Transports dément réfléchir à l’instauration d’une vignette pour financer leur entretien. D’autres pistes seraient envisagées.

Nids de poule, marquages au sol effacés, chaussée déformée… Selon l’association 40 Millions d’automobilistes, en quatre ans, la France est passée de la première à la septième place mondiale concernant l’état de ses routes. En cause, une baisse de 30 % des crédits alloués à leur entretien en cinq ans, passant de 4,7 à 3,3 milliards d’euros par an.

Selon Le Parisien, un comité d’experts missionné par Elisabeth Borne, ministre déléguée aux Transports, plancherait sur la création d’une nouvelle vignette automobile pour financer l’entretien des routes. Le coût de ce macaron « anti nid-de-poules » serait compris entre 75 et 125 euros par véhicule. Le gouvernement a toutefois démenti cette idée. « De très nombreuses propositions sont formulées dans le cadre des Assises nationales de la mobilité par de très nombreux acteurs, qui n'engagent pas le gouvernement », a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère. Ce dernier présentera « en février ses orientations pour une nouvelle politique de mobilité ».

Le comité d’experts réfléchirait également à d’autres sources de financement comme l’augmentation de la taxe sur l’essence ou encore une facturation au kilomètre de la circulation des camions et des voitures.

Une appli pour signaler les routes dangereuses

De son côté, 40 Millions d’automobilistes vient de lancer une application mobile « J’ai mal à ma route » pour signaler un danger ou une dégradation sur le réseau routier. Téléchargeable gratuitement sur GooglePlay et l’AppleStore, elle nécessite d’activer la géolocalisation pour l’utiliser. Lorsque l’automobiliste ou le cycliste constate un nid de poule ou une chaussée glissante par exemple, il se connecte à l’appli et sélectionne la nature de son signalement, en définit la dangerosité et ajoute, si possible, une photo avec une description. « La géolocalisation se charge de définir la position précise du point signalé avant d’envoyer, de façon anonyme, le signalement aux autorités compétentes », précise l’association.