Entretien d'une voiture : contrats et forfaits

Entretien d'une voiture : contrats et forfaits

Si le coût d'entretien d'une voiture a tendance à augmenter ces dernières années, il est néanmoins indispensable d'opter pour des contrats ou des forfaits d'entretien pour conserver un véhicule sûr et économique à l'usage.

Mieux équipées, plus confortables, plus sophistiquées…, nos voitures, en partie à cause de ces améliorations, nous coûtent aussi davantage à l’entretien. Au-delà de ce que chacun peut constater chez son garagiste, les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) confirment que ce type de dépenses s’accroît fortement.

L’entretien d’une voiture est nécessaire, parce que vous lui confiez votre vie et celle de vos proches et que, mal entretenue, elle perd de sa valeur à la revente et elle pollue. D’un point de vue financier, l’entretenir régulièrement revient toujours moins cher, globalement, que d’attendre le dernier moment et devoir “se couper un bras” pour faire réparer.

Exemple, la courroie de distribution : la remplacer préventivement au kilométrage préconisé par le constructeur est une grosse dépense puisqu’il faut quatre à cinq heures de main-d’œuvre, mais sa rupture entraînerait la casse complète du moteur.

Un entretien régulier de la voiture : source d’économies

Plus généralement, un entretien régulier supprime 80 % des causes de panne. De plus, une voiture mal entretenue peut consommer jusqu’à 25 % de plus.

En outre, tant que la voiture est sous garantie, le constructeur a le droit de subordonner son maintien à l’exécution des révisions prévues pendant celle-ci. Et après la garantie, en cas de panne anormalement grave susceptible de justifier un recours, le constructeur et le vendeur auront beau jeu d’arguer que la voiture n’a pas correctement été entretenue.

Les contrats d’entretien de votre voiture

Lorsqu’on donne sa voiture pour une révision, une mauvaise surprise n’est jamais à exclure sur ce qu’il faudra débourser et quant à des pannes inopinées. Pour répondre à cette incertitude, les professionnels – constructeurs ou prestataires indépendants – proposent des contrats d’entretien : moyennant une somme forfaitaire, l’entretien de la voiture est pris en charge pour une période et un kilométrage choisis par l’automobiliste.

Sur le papier, la formule est séduisante. Elle procure une visibilité accrue sur son budget entretien, incite à respecter soigneusement les préconisations du constructeur et met l’automobiliste à l’abri des augmentations ultérieures de tarifs sur la main-d’œuvre et les pièces. Par exemple, chez Renault, pour une Clio, sur cinq ans et 60 000 km, le contrat coûte environ 28 € par mois (soit 1 700 € en tout).

Pour un modèle haut de gamme appelé à rouler beaucoup (48 mois et 150 000 km par exemple), il faut compter environ 80 € par mois (3 900 € en tout). La dépense est donc importante… à moins d’intégrer cette prestation dans la négociation du prix global de la voiture. Il faut bien choisir et la durée du contrat (souvent plafonnée à cinq ans) et le kilométrage, car le contrat cesse quand le premier des deux termes est atteint.

Voiture : attention aux clauses du contrat d'entretien

Le contrat ne couvre jamais toutes les interventions. Sont toujours exclus les réparations consécutives à des chocs et le remplacement des pneus. Beaucoup de contrats ne concernent que l’entretien périodique préconisé par le constructeur et pas les autres interventions (qui relèvent alors plutôt d’une extension payante de garantie).

Aussi, le seul moyen de savoir ce qui sera réellement pris en charge est d’éplucher les conditions générales du contrat. Il faut bien regarder toutes les exclusions avant de souscrire, d’autant qu’elles sont parfois rédigées en termes ambigus, mais aussi les obligations qui vous incombent, telles que ne pas engager de dépenses sans accord préalable du prestataire, ou s’adresser exclusivement au réseau du constructeur.

Enfin, bien entendu, c’est seulement au terme du contrat qu’on peut savoir s’il a été vraiment avantageux, par comparaison avec ce qu’auraient coûté au coup par coup les opérations réellement effectuées.

Les forfaits d’entretien de votre voiture

Autre forme de réponse à la question qui taraude l’automobiliste, « combien cela va-t-il encore me coûter ? », les offres d’opérations à prix forfaitaire incluant la main-d’œuvre et les pièces. Lancés par les centres auto, ces forfaits sont désormais proposés par nombre d’autres garagistes, y compris au sein des réseaux constructeurs. Pour attirer le client, tous mettent en avant le prix et le nombre de points de contrôle ou d’intervention inclus dans le forfait, mais sont moins diserts sur leur liste.

Une facturation par points pour entretenir sa voiture

C’est ainsi que le forfait « vidange express » d’un centre auto n’inclut pas le changement du filtre à huile (!), il faut pour cela prendre un forfait entretien « intermédiaire » ou « approfondi ». Pour les forfaits « pneus », qui incluent la vérification de leur usure, certains professionnels comptent un point pour l’ensemble des pneus, d’autres comptent un point par pneu, multipliant ainsi artificiellement le nombre de points affiché.

Pour les forfaits recharge de climatisation en gaz réfrigérant, certains sont limités à une quantité donnée de gaz, alors que la recharge complète pourrait en nécessiter davantage. Et, d’une façon générale, il faut se renseigner sur le type de pièces fournies dans le cadre du forfait  (d’origine, équivalentes, reconditionnées).

Entretenir sa voiture est aussi une nécessité légale. Selon l’article L. 311-1 du Code de la route, « les véhicules doivent être […] entretenus et, le cas échéant, réparés de façon à assurer la sécurité de tous les usagers de la route », et à respecter des normes de niveau sonore et de pollution. Le respect de ces prescriptions peut être vérifié à tout moment par les forces de police ou de gendarmerie) et l’est aussi lors de chaque contrôle technique.

Voiture en mauvais état : attention à l’amende

L’obligation de circuler avec une voiture sûre est détaillée par les articles R. 313-1 et suivants du Code de la route, pour l’éclairage et la signalisation, les pneus, les freins, les organes de manœuvre, de direction et de visibilité, les ceintures de sécurité, etc.

Leur non-fonctionnement (une ampoule grillée) ou leur mauvais état (balais d’essuie-glaces usés…) expose à une amende correspondant à une contravention de 3e ou de 4e classe selon le cas (68 ou 135 € respectivement), voire parfois à un retrait de points de permis ou à l’immobilisation de la voiture (forte usure des pneus, par exemple).