Covoiturage, autopartage... : 4 façons de rouler malin

Covoiturage, autopartage... : 4 façons de rouler malin

Besoin d’une voiture pour une soirée chez des amis ou pour transporter des objets encombrants ? Pensez à l’autopartage, au covoiturage ou aux voitures avec chauffeur… Des économies au coin de la rue !

Posséder une voiture coûte cher : plus de 6 000 € par an pour une Clio 3 essence, près de 8 000 € pour une Peugeot 308 diesel, selon la dernière étude de l’Automobile club association. Des chiffres qui prennent en compte l’achat, l’assurance, l’entretien, le stationnement, les péages, en tablant sur une utilisation de 10 000 à 15 000 kilomètres par an.

Conséquence, en 2013, les ventes de voitures ont encore chuté de 5,7 %, au plus bas depuis quinze ans. Le voiture reste un moyen utile pour certains déplacements mais ne nécessite désormais plus d’être acquis à temps plein. Alors, à chacun sa solution en fonction de ses besoins.

Autopartage : une voiture pour plusieurs personnes

Bien souvent, une voiture personnelle passe beaucoup plus de temps au garage que sur la route. Alors pourquoi ne pas laisser quelqu’un d’autre l’utiliser lorsqu’on ne s’en sert pas ? C’est le principe de l’autopartage : une voiture peut servir à plusieurs personnes.

Il suffit d’adhérer à une société d’autopartage, comme Avis on demand, ouicar, livop ou buzzcar.

Avis on demand, par exemple, loue une Opel Corsa quatre heures pour 32 € en semaine et 44 € le week-end, assurance, carburant et forfait kilométrique inclus. Le client réserve son véhicule sur Internet et utilise sa carte d’adhérent pour déverrouiller la voiture et disposer des clés. Attention, il faut compter une quinzaine de jours pour se procurer cette carte.

On peut aussi s’adresser à un réseau de particuliers, comme Oui car qui propose 9 000 voitures sur toute la France. Le locataire passe par le site pour réserver sa voiture et prendre rendez-vous avec le propriétaire pour l’échange des clés, des papiers et la signature du contrat.

Les tarifs varient selon l’âge de la voiture et son état : à Lyon une Opel Corsa de 2012 revient à 34 € la journée assurance comprise, mais l’utilisateur est prié de remettre la jauge de carburant à niveau. Environ 70 % de la location revient au propriétaire de la voiture, le reste à Oui car. Le site propose également des utilitaires, des minibus et des voitures anciennes.

Louer une voiture en libre-service

Les entreprises d’autopartage ont donné des idées aux collectivités, préoccupées de désengorger les centres-villes. À Nantes, dès 2008, la municipalité a mis en place les boutiques Marguerite qui proposent des voitures en libre-service, reconnaissables à leur carrosserie noire et orange.

Les Nantais s’inscrivent et reçoivent un pass qui servira à déverrouiller le véhicule. Il existe actuellement 26 stations Marguerite à Nantes et à Rezé. L’abonnement coûte 12 € par mois et la location 5 € de l’heure, auxquels il faut ajouter 50 centimes du kilomètre.

Si le système Marguerite se révèle plus coûteux qu’Avis on demand, par exemple, son usage s’accompagne de nombreux avantages : stationnement gratuit dans toute la ville, accès aux zones piétonnes, réduction si l’usager ramène la voiture plus tôt que prévu…

Plus récent, le service parisien Autolib’ connaît un franc succès. L’utilisateur souscrit un abonnement, puis il se sert dans les stations Autolib’, après avoir vérifié sur le site les voitures disponibles. Pour Louis Marmillon, consultant en nouvelles mobilités :

Autolib’ est une vraie révolution, car c’est une flotte 100 % électrique. On peut prendre la voiture à un endroit et la laisser à un autre, ce qui n’est pas le cas avec la plupart des systèmes d’autopartage. »

Les tarifs varient selon l’abonnement choisi : 120 € pour un an et 5,50 € la demi-heure, ou 10 € pour une semaine d’abonnement puis 7 € la demi-heure. À la journée, pas d’abonnement mais un prix de 9 € la demi-heure.

Le covoiturage, pour mutualiser les frais

Proposé par de nombreux sites – covoiturage, carpooling, 123envoiture, easycovoiturage –, le covoiturage consiste à emmener des passagers dans sa voiture pour un trajet donné et à partager les frais.

Pour être légal, ce mode de transport ne doit pas être rémunéré, l’argent versé correspondant simplement aux frais partagés.

VTC : une voiture avec chauffeur

Les sites proposant des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) se multiplient en France : chauffeur-prive, club chauffeur, lecab, snapcar, uber. Une solution comparable à un taxi, mais l’accent est mis sur la qualité du service : véhicule haut de gamme, journaux et bouteille d’eau à disposition…

Contrairement aux taxis, les VTC ne peuvent pas être hélés dans la rue et il n’existe pas de stations. Ces voitures doivent obligatoirement être réservées – le plus souvent par le biais d’une application mobile, parfois par téléphone – et il ne peut s’écouler moins de quinze minutes entre la réservation et la prise en charge, ceci à la demande des taxis qui voient d’un très mauvais œil ce qu’ils considèrent comme une concurrence déloyale.

Les VTC restent cependant un phénomène exclusivement urbain, voire parisien. À noter que chez Club chauffeur, la moitié de la flotte est électrique. Côté tarif, chez Uber, un trajet entre la place de la République à Paris et Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) revient, selon le niveau de service, entre 16 et 36 €.