Alcoolémie, téléphone au volant : le plan pour lutter contre la mortalité routière

Bernard Cazeneuve a annoncé lundi de nouvelles mesures pour lutter contre la mortalité routière. En effet, le nombre des morts sur les routes françaises est en augmentation en 2014, pour la première fois depuis douze ans.

Photo : ©afp.com / Philippe Huguen

Le nombre de morts sur les routes françaises a augmenté de 3,7% en 2014, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 26 janvier. Il s'agit de la première hausse annuelle depuis 2001.

Le nombre de morts avait reculé de 10,5 % en 2013, atteignant un nouveau record à la baisse depuis 1948, l'année des premières statistiques.

Alcoolémie : le seuil abaissé pour les conducteurs novices

Pour enrayer cette hausse de la mortalité routière, le ministre a présenté de nouvelles mesures. L'une d'elles concerne l'alcoolémie au volant. Le seuil de 0,5 g/l de sang autorisé sera abaissé à 0,2 pour les jeunes conducteurs, à titre expérimental.

Oreillettes, casques et écouteurs interdits

De plus, les oreillettes, casques et écouteurs seront interdits au volant. Le ministre suit ainsi une recommandation de la Ligue contre la violence routière, qui demande également :

  • la mise en place rapide d'une loi interdisant les avertisseurs de radar,
  • le passage de 90 à 80 km/h de la limitation de la vitesse sur le réseau secondaire français

Mais cette baisse de la limitation de vitesse a déjà été exclue par le ministre. Elle ne devrait être expérimentée que sur quelques tronçons.

Les autres mesures

Parmi les autres mesures annoncées, signalons l'interdiction de stationnement des véhicules (à l’'exception des deux-roues) 5 mètres avant les passages piétons, afin de mieux protéger ces derniers.

Afin de réduire les risques de contresens sur autoroute, la signalisation sera renforcée et de nouveaux panneaux « sens interdit » sur fond rétro-réfléchissant seront installés sur les bretelles de sortie.

Enfin, lors de la demande de certification d’'immatriculation d'’un véhicule, il sera obligatoire de désigner une personne titulaire du permis de conduire correspondant au type de véhicule à immatriculer. Cette personne sera responsable en cas d'’infraction constatée, à défaut d'’identification du conducteur en infraction.