Acheter une voiture neuve

Acheter une voiture neuve

Vous avez décidé d'acheter une voiture neuve. Concessionnaire, mandataire ou encore achat à l'étranger, voici la marche à suivre.

Concessionnaire : bien négocier sa voiture neuve

Acheter sa voiture chez un concessionnaire reste la voie la plus simple, la plus sûre mais ce n’est pas la moins chère. À moins d’appliquer quelques vieilles recettes et de savoir se présenter au bon endroit, au bon moment, en fin d’année, par exemple, avant la période des fêtes de Noël. L’espoir de profiter des fameuses primes distribuées par les constructeurs pousse en général le vendeur à être un peu plus généreux. Surtout si celui-ci n’a pas encore réalisé ses objectifs ; mieux encore, si la concession est à la traîne dans son ensemble, il préférera vendre une voiture en rognant sur ses marges plutôt que rater une vente.

Moins de 5 % sur une voiture en vue. N’espérons pas faire l’affaire du siècle sur un modèle récent très recherché. Sur une voiture à succès, les remises sont rares, ou exceptionnelles. Ce fut le cas pour les premières Mini, les Fiat 500 et Citroën DS3 et même la Dacia ­Duster. Pour obtenir un geste commercial sur ce type de voitures, il ne faut pas être trop exigeant sur la couleur ou l’équipement et se laisser tenter par une voiture en stock.

10 % en moyenne. Les politiques de remises des différents constructeurs se sont lissées. Les vendeurs de certaines marques haut de gamme (Audi, BMW, Mercedes…) se montrent encore réticents avant de finalement se prêter au jeu. En général, on obtient assez facilement une ristourne de 10 % sur un modèle de grande diffusion sans problème de capacité de production donc de livraison. Évidemment, il faut marchander un peu, se montrer intéressé tout en insistant sur le fait que la concurrence est prête à faire des efforts.

Entre 10 et 20 % sur un échec commercial. Opter pour un modèle passé de mode ou qui n’a jamais eu de succès reste la solution idéale pour réaliser une excellente affaire. Les vilains petits canards se repèrent assez facilement. On n’en voit que très rarement dans la rue, mais ils sont toujours sur les sites des mandataires automobiles et, chez le concessionnaire, on les trouve souvent rangés au fond du hall d’exposition. Cela dit, trouver un break Diesel qui corresponde à la fois à son budget et à ses besoins reste tout de même envisageable.

Jusqu’à 35 % lors des ventes privées. C’est assez récent, mais on en voit de plus en plus. Le ralentissement des ventes en ce début d’année 2011 a poussé les constructeurs à multiplier les opérations spéciales. Après les journées portes ouvertes, qui cherchent à générer du trafic en concession, les ventes privées se multiplient. C’est l’occasion pour le concessionnaire de se débarrasser de ses invendus (modèle immatriculé 0 km, grêlé sur parc et remis en état…). Là encore, il n’y a pas de miracle. Seuls quelques modèles sont bradés, les autres profitant d’une bonne remise sans que celle-ci soit exceptionnelle.

Les voitures neuves chez les mandataires

Les mandataires sont des intermédiaires indépendants entre les revendeurs et les constructeurs, dont ils commercialisent les stocks par lots. Ils ne connaissent pas la crise. Internet leur a offert la visibilité et les constructeurs français les stocks qui leur manquaient.

Sur les sites des mandataires, on promet des économies de 15 à 40 % sur des modèles flambant neufs. Pour obtenir de tels taux, les mandataires jouent sur plusieurs tableaux. Ils proposent donc aux plus gros concessionnaires de les débarrasser de leurs invendus en achetant à bas coûts des voitures par lots.

Par ailleurs, ils jouent sur les différences de prix pratiqués dans l’espace européen. Importées d’Espagne, de Grèce, d’Europe du Nord ou des anciens pays du bloc de l’Est, ces voitures peuvent présenter des niveaux d’équipement différents mais sont conformes à l’homologation européenne.

Acheter chez un mandataire, s’il a pignon sur rue (Auto IES, ­Aramis, Elite Auto, etc.), ne présente plus aucun risque. La voiture est garantie par le constructeur pour la même durée et selon les mêmes conditions que chez un concessionnaire. L’aspect administratif s’étant simplifié ces dernières années, certains mandataires proposent d’effectuer eux-mêmes les démarches. Ainsi, à la livraison, il est possible de récupérer la carte grise en même temps que les clés de la voiture.

La TVA des voitures achetées à l'étranger doit être acquitée en France

Pour se préserver de certains désagréments, il faut toutefois prendre quelques précautions. En premier lieu, quand la voiture provient d’un autre pays, vérifier la liste d’équipements (en général, le mandataire informe son client des différences sans qu’il soit besoin de le lui demander). Il convient aussi de rester ferme sur la date de livraison et de bien lire le contrat de vente, surtout quant au règlement de la TVA.

Lorsqu’on achète une voiture neuve dans un pays de l’union européenne, la TVA doit être acquittée en France. Ce qui vaut pour un particulier (voir paragraphe suivant) l’est pour un mandataire qui se fournit à l’étranger. Il suffit de remplir le chèque à l’ordre du Trésor public pour parer à tout problème.

Acheter une voiture neuve à l’étranger

La monnaie unique en Europe cache des disparités fiscales. Au Danemark, au Portugal, en Pologne, pour ne citer que ces pays, les voitures sont fortement taxées. Au point que les constructeurs réduisent leurs prétentions et leurs prix hors taxes pour rester compétitifs. Sachant que la TVA n’est en théorie réglée qu’au moment de l’immatriculation en France, on peut facilement espérer une bonne affaire. Sur certains modèles, l’économie va jusqu’à 35 %.

Pour éviter toute mauvaise surprise, ce type d’achat réclame une préparation minutieuse. Grâce à Internet, les recherches et comparaisons sont simplifiées. S’il n’est pas facile de comparer les prix sur les sites internationaux des constructeurs, il est possible de configurer sa voiture sur chaque portail national.

On obtient aussi de nombreuses informations sur le site du Centre européen des consommateurs ­(www.­euroinfo-kehl.com). En premier lieu, il faut repérer les pays où le modèle est vendu le moins cher et vérifier que l’équipement de série du véhicule correspond à celui du même modèle commercialisé en France.

La pertinence du voyage hors frontières une fois bien pesée, il faut entrer en contact avec un concessionnaire. Masquer sa démarche n’est pas une solution, mieux vaut vérifier que celui-ci est prêt à vendre à un étranger. Moyen de paiement, date de livraison et règlement de la TVA doivent être abordés à ce moment-là.

Pour l’immatriculation d’une voiture achetée dans l’un des vingt-cinq pays de l’Union européenne, il suffit de se rendre en préfecture avec un document certifiant le règlement de la TVA à 19,6 % (quitus fiscal) à la recette des impôts et un certificat de conformité européen (délivré par le constructeur).
L’Administration donne en théorie un délai de quinze jours pour effectuer ces démarches.

Exemples de prix de voitures neuves hors taxes en Europe (en €)

  France Danemark Pays-Bas Portugal Pologne
Hyundai i30 1.4 CRDi 13 400 10 000 10 600 11 800 9 400
Peugeot 3008 1.6 HDI 110 21 150 17 400 19 350 19 620 17 000
Renault Clio III 13 500 11 500 11 900 13 800 10 200
Volkswagen Golf 1.4 13 100 11 200 13 300 13 400 11 400

Acheter votre voiture sur le web

Personne n’achètera vraiment un véhicule neuf sur Internet. Mais tout le monde s’y renseigne, compare et, surtout, trouve les meilleures affaires sans négociation. Question choix, les constructeurs automobiles rivalisent d’innovation pour présenter leurs modèles sur la Toile.

Ils proposent des configurateurs pour choisir la couleur, la version, les options, voire calculer le prix avec options ; des liens pour recevoir une brochure, obtenir des détails techniques, lire une vidéo ou trouver un concessionnaire. Seul bémol : la réponse à la fonction « Prendre contact » ou « Réserver un essai », tombe parfois dans l’oubli.

Sur www.latribuneauto.com, l’internaute détaille et compare les caractéristiques techniques de plusieurs véhicules. Sur www.choisir-sa-voiture.com ou www.comparateur-­automobiles.com, il définit ses besoins pour obtenir la liste des modèles susceptibles de l’intéresser. Gratuits à l’usage, ces sites se rémunèrent par la publicité et à chaque « clic » d’un internaute vers le site des constructeurs ou des mandataires. Ceux-ci, comme Elite Auto, Aramis Auto, Auto IES, Concession Direct ou Distinxion, proposent des lots sur leurs sites ou diligentent des importations avec 15 % à 30 % de remise.

Le site http://voiture.kidioui.fr va plus loin en proposant des enchères inversées auprès de ces mêmes mandataires (est retenu le mandataire qui fait l’offre la moins chère). Quant à l’achat groupé, proposé par www.groupon.fr, www.­discounteam.com ou www.ebuyclub.com, il gagne doucement du terrain. Pas de miracle toutefois : les prix « discount » concernent souvent des modèles en fin de carrière, que le constructeur cherche à écouler. Sinon, les réductions avoisinent parfois celles que l’on peut négocier directement en concession.

Les clés du Bonus-malus écologique

Rouler « propre » peut rapporter de l’argent. En premier lieu à l’usage, puisqu’une voiture qui rejette peu de polluants est aussi une voiture qui consomme peu. Mais aussi à l’achat, grâce au système de bonus-malus écologique. Mis en place à la suite du Grenelle de l’environnement, il taxe les modèles les plus polluants et attribue une prime à l’achat aux voitures les plus propres.

La majorité du parc automobile neuf se situe en zone neutre. Entre 111 g et 150 g de rejets de CO2 par km, il n’y a ni prime ni taxe. Au-dessus de 150 g, la taxe évolue de 200 € à plus de 2 600 €, pour les modèles au-delà de 240 g/km. Cette tranche est aussi assujettie à une taxe annuelle de 160 €.
L’incitation fiscale se situe donc au-dessous de 110 g. S’il est assez facile de trouver des modèles pouvant bénéficier d’une prime de 400 € (entre 91 et 110 g), il est plus complexe de faire son marché dans la tranche de 800 € (de 61 à 90 g).

Les seuils de bonus-malus

Les familles peuvent déduire 20g/km de CO2 par enfant à charge

Émissions de CO2 Montants
- de 60 g/km Bonus 5 000 €
Hybride de - de 110 g/km Bonus 2 000 €
De 61 à 90 g/km Bonus 800 €
De 91 à 110 g/km Bonus 400 €
De 111 à 150 g/km Bonus 0 €
De 151 à 155 g/km Bonus 200 €
De 156 à 190 g/km Bonus 750 €
De 191 à 240 g/km Bonus 1 600 €
Plus de 240 g/km Bonus 2 600 €

Les voitures pouvant prétendre à cette prime sont encore très rares. Enfin, les deux tranches inférieures (2 000 € et 5 000 €) sont réservées aux hybrides rejetant moins de 110 g et aux voitures électriques.

Comment percevoir le bonus ? Au moment de l’achat d’une voiture propre, le montant de la prime est simplement déduit du prix du véhicule par le concessionnaire ou le mandataire, qui se fait ensuite rembourser par l’état. Le système du bonus-malus coûte de l’argent à l’état, et, chaque année, le barème est plus sévère et moins généreux. Ainsi, les modèles GPL ne peuvent plus prétendre au bonus de 2 000 €.

Le taux de CO2 d'une voiture

Sur le site du ministère des Finances, une base de données permet de renseigner le taux de CO2 par modèle. La mise à jour n’est hélas pas assez fréquente. On trouve aussi cette information sur les sites des constructeurs ou dans la presse spécialisée. Les familles nombreuses peuvent déduire 20 g de CO2 par enfant à charge. Par exemple, il faut en théorie prévoir 750 € pour acquitter le malus d’une Renault Espace 2.2 SCI qui rejette 170 g/km de CO2. Une famille avec trois enfants à charge pourra déduire 60 g/km de CO2… et ne paiera aucun supplément.

Le top des voitures écolos

La fluence, commercialisée à la rentrée, sera la première Renault électrique. Elle profitera du bonus à 5000 €.

Diesel Smart Fortwo Cabrio/Coupé CDI 40 kW 86 g Co2/km
Diesel Seat Ibiza SC 1.2 TDI 75 ch E-Ecomotive 89 g Co2/km
Diesel Skoda Favia 1.2 TDI 75 ch Greenline 89 g Co2/km
Diesel VW Polo 1.2 TDI 75 ch Bluemotion 89 g Co2/km
Hybride Toyota Auris 136 ch Dynamic 15˝ 89 g Co2/km
Hybride Toyota Prius 136 ch 89 g Co2/km
Essence Fiat 500 Twin Air 85 ch Dualogic 92 g Co2/km
Diesel Renault Twingo dCi 75 ch eco2 Euro 5 94 g Co2/km
Essence Smart Fortwo Coupé 45 kW 97 g Co2/km
Essence Toyota IQ 68 ch VVT-i 99 g Co2/km