Téléphonie mobile, comment choisir ?

Téléphonie mobile, comment choisir ?

De nouveaux opérateurs, des offres d’appels illimités fort alléchantes… Difficile de s’y retrouver face à cette abondance de formules. Nos explications pour choisir l’abonnement convenant le mieux à vos besoins.

« Il y a une telle diversité de formules, entre opérateurs mais aussi chez un même opérateur, que tout semble justement fait pour rendre les comparaisons impossibles. Avant de choisir, le mieux est de bien évaluer ses besoins afin de ne pas opter pour une offre surdimensionnée ou au contraire sous-dimensionnée », conseille Marie-Odile Thiry, juriste à l’Institut national de la consommation (INC).

Afin de vous simplifier la tâche, vous pouvez surfer sur www.meilleurmobile.com, un site qui a mis en place un comparateur relativement exhaustif.

« Nous travaillons avec 13 opérateurs et il y a plus de 350 000 combinaisons possibles ! Il suffit de déposer son profil de consommation et le comparateur affiche immédiatement toutes les offres correspondantes », explique son fondateur, Jean-Vital de Rufz.

De nouveaux opérateurs, dits virtuels pour les téléphones portables

Pendant plusieurs années, trois grands opérateurs - Bouygues Télécom, Orange et SFR - se sont partagé le marché. Ils ont été rejoints par une quinzaine d’opérateurs dits virtuels, ou MVNO (Mobile Virtual Network Operators).

Ces derniers ne disposent pas de leur propre réseau, mais utilisent celui de SFR ou d’Orange. Ils leur achètent des minutes de conversation « en gros » afin de les revendre. Cependant, lorsque vous vous abonnez auprès de l’un de ces nouveaux arrivants, vous devenez à part entière client de celui-ci.

Téléphone portable : contrôler ses dépenses avec une carte prépayée

Les utilisateurs qui désirent contrôler totalement leurs dépenses choisiront une carte prépayée.

Notre conseil : vérifiez bien le prix de la minute de communication (de 0,40 à 0,50 euro), le prix des SMS (autour de 0,10 euro), mais aussi la durée de validité des recharges. Elle varie de sept jours, pour les cartes créditées d’un petit montant, à six mois, voire douze mois pour les plus chères.

Il est également important de contrôler la durée de validité de la ligne, qui va d’un à douze mois une fois la validité de la recharge expirée.

Des petits forfaits autour de 10 euros

Il existe à présent des petits forfaits, vendus autour de 10 euros pour vingt-cinq ou trente minutes de conversation.

Notre conseil : quel que soit le montant, passez en revue les services inclus : envoi de SMS et de MMS, report du solde non utilisé, remise d’une facture détaillée, communications passées et reçues hors France métropolitaine, surf sur le Web, réception et envoi de courriels, accès à la télévision, à la vidéo…

Des offres alléchantes sous conditions

Ne vous laissez pas impressionner par les offres dites illimitées (appels, SMS, accès Internet…) ou celles proposant deux fois plus de temps d’appel.

Elles sont toujours assorties de conditions : utilisation dans un créneau horaire précis (par exemple, à partir de 17 heures ou 22 heures et jusqu’à minuit ou 8 heures du matin, 24 heures sur 24 les week-ends mais pas les jours fériés…), validité vers quelques numéros sélectionnés d’abonnés du même opérateur ou uniquement vers les numéros de téléphone fixe, etc.

La période d’engagement (un mois, douze mois ou vingt-quatre mois) est un critère important. Depuis la loi du 3 janvier 2008 (loi n° 2008-3 du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence au service du consommateur, entrée en vigueur : 1er juin 2008), ceux qui ont signé un contrat de vingt-quatre mois peuvent désormais le résilier dès le treizième mois. Vous ne serez alors redevable que d’un quart des sommes restantes.

Par exemple, si vous résiliez le seizième mois, vous ne paierez à titre d’indemnité que deux mois d’abonnement, et non plus la totalité du reliquat de votre engagement. Et l’opérateur aura l’obligation d’indiquer sur votre facture la durée d’engagement qui reste à courir.

Limiter sa consommation avec un forfait bloqué

Enfin, si vous avez du mal à limiter votre consommation, pensez aux forfaits bloqués. Ils ont l’intérêt de tout inclure : SMS, MMS et appels passés et reçus hors de France. En outre, lorsque vous avez atteint la limite du forfait, vous pouvez le recharger avec une carte prépayée.

Changer d’opérateur tout en gardant son numéro de téléphone (portabilité du numéro) est désormais plus simple et plus rapide.

Il suffit de joindre son fournisseur afin d’obtenir un « relevé d’identité opérateur » (RIO). Muni de ces données, vous pouvez souscrire un nouvel abonnement chez un concurrent. Pas plus de dix jours ne doivent s’écouler entre votre demande et le transfert du numéro. Idéalement, vous devez réaliser ces démarches à l’approche de la date anniversaire de votre contrat initial afin d’éviter le chevauchement, même provisoire, de deux abonnements.