L'échange de billet de train sur Internet

L'échange de billet de train sur Internet

Un billet de train vous reste sur les bras ? Vous cherchez un aller-retour pour un week-end de grand départ ? Une solution : les sites de revente de billets. Prenez quelques précautions.

Bien choisir son site de troc de billets de train

Presque tous les sites sont gratuits.

  • Assez minimaliste, Trocdestrains offre toutefois un service sérieux, avec contrôle des billets et évaluation des participants.
  • Même sérieux chez Kelbillet, dont le moteur de recherche englobe aussi d’autres moyens de transport (covoiturage, car…), d’autres dates ou d’autres gares dans la région.
  • Zepass, plus axé sur les loisirs, propose un site très fonctionnel, avec contact direct et paiement sécurisé.
  • Dernier-né, le site Leguichet s’attaque aux Prem’s, des billets cartonnés non échangeables, d’un montant de moins de 50 € moyennant des frais allant jusqu’à 8 € (5 € de commission et 3 € pour un trajet dans les deux semaines).

Certains sites sont à éviter, comme Ebay et Leboncoin, qui n’offrent aucune garantie.

La revente ne doit pas dépasser le prix initial du billet

Excepté Leguichet, qui se charge des transactions, les autres sites mettent simplement en relation vendeurs et acheteurs.

Pour vendre un billet, il suffit de s’inscrire et de déposer gratuitement son annonce, en spécifiant les horaires, la destination, l’itinéraire, les conditions particulières et le prix. Attention ! Pour être légale, la revente ne doit pas dépasser le prix initial du billet. Une fois l'annonce validée, le vendeur pourra être contacté ou appeler direc­tement les voyageurs intéressés.

L’acheteur, pour sa part, visite les sites ou crée des alertes par courriel. Seul bémol : il faut parfois souscrire un abonnement premium pour obtenir les coordonnées d’un vendeur sans passer par une ligne surtaxée.

Éviter les billets nominatifs

Tous les billets ne peuvent pas être ­revendus.

  • Pas de souci avec le Prem’s traditionnel, retiré en gare ou reçu à domicile : il n’est pas forcément au nom du passager. « C’est le gros des transactions », explique Yann Raoul, fondateur de Kelbillet, qui recommande le format cartonné.
  • Mais méfiance avec tous les autres billets nominatifs : billets à imprimer, billets IDTGV ou Ouigo, e-billet… Le chef de bord demandera une pièce d’identité.

Une solution, à condition de verser des frais supplémentaires : demander à la SNCF de changer le nom d’un billet IDTGV (12 € sur le Web et 17 € par téléphone) ou d’un Ouigo (10 € sur le Web et 20 € par téléphone). Il est également possible d’acheter un billet à imprimer… s’il est encore à l’état de fichier numérique, car ce n’est qu’à l’impression que l’identité est précisée.

Impossible, en revanche, de revendre un billet déjà imprimé, un e-billet, un billet Eurostar ou un Thalys.

Attention aux arnaques !

Kelbillet conseille de vérifier l’identité du partenaire et de réaliser la transaction de la main à la main, en espèces, dans une gare, afin de pouvoir interroger un agent SNCF.

Il y a eu des arnaques concernant les billets à imprimer Eurostar (facilement falsifiables) ou IDTGV (échangeables), ainsi que les billets classiques Loisir ou Pro (remboursables).

Veillez enfin à ne pas fractionner un aller-retour en IDTGV et à posséder la carte donnant droit à la réduction inscrite sur le billet (12-25, Senior, Enfant +…).

Des paiements sécurisés

À l’exception de Leguichet, aucun site ne se porte garant des transactions.

  • Trocdestrains propose toutefois le paiement des billets par l’envoi d’un chèque-cadeau Amazon expédié par mail, du montant du prix du billet.
  • Zepass, qui offre un service médiation, a mis au point un paiement par carte bancaire sécurisé.
  • Enfin, Kelbillet vérifie la cessibilité des 800 nouveaux billets déposés chaque jour et propose une check-list pour accompagner les transactions. Un spécialiste répond par mail à toutes les interrogations.

Pas de revente pour l’avion et le ferry

Troquer des billets d’avion relève de la mission impossible ! En théorie, seules quelques compagnies low cost autorisent un changement de nom, à des conditions exorbitantes.

Par exemple, chez Easyjet, il faut payer 42 € par trajet (48 € si l’opération est effectuée par téléphone), auxquels il faut ajouter, le cas échéant, la différence de prix du billet au jour du départ. Les mêmes conditions s’appliquent aux trajets en ferry.