Internet : les meilleurs outils de contrôle parental

Internet : les meilleurs outils de contrôle parental
Un outil de contrôle numérique est d’autant plus efficace qu’il est accompagné d’une présence parentale active à but pédagogique. - © goodluz

Contenus pornographiques ou violents, cyber-harcèlement, hameçonnage, addiction… Voici trois solutions économiques et efficaces pour préserver les plus jeunes des dangers d’internet.

Les parents sont à 92 % conscients qu’internet induit des risques pour leurs enfants. Mais seuls 41 % d’entre eux ont installé un logiciel de contrôle parental sur l’ordinateur. Sur smartphone, ils ne sont plus que 28 % à l’avoir fait, et encore moins pour une console de jeux, 26 %, selon une enquête réalisée pour la Fédération française des télécoms (Harris Interactive, septembre 2017).

Pour éviter les mauvaises expériences, le logiciel de contrôle parental est un incontournable. Mais « rien ne remplace l’éducation et l’accompagnement au quotidien face aux écrans, prévient Samuel Comblez, directeur des opérations de l’association e-enfance. Le contrôle parental doit être vu comme une petite barrière. C’est tout l’art d’être parent d’expliquer pourquoi il ne faut pas chercher pas à sauter par-dessus, ce qui est un des grands plaisirs des enfants et adolescents. »

Les plus simples d’accès

Les fournisseurs d’accès internet pour la maison, comme les opérateurs mobiles (Bouygues, Free, Orange, SFR), offrent un contrôle parental gratuit pour les fonctions de base : blocage des sites pouvant heurter les enfants, limitation des plages horaires de connexion et, parfois, liste des sites qu’ils visitent. Le tout à partir de profils de filtrage définis pour les enfants ou pour les adolescents.

Bémols : chaque ordinateur et appareil mobile utilisé par les enfants doit être paramétré. Impossible de protéger les tablettes fonctionnant en wifi. Dans tous les cas, installer aussi le contrôle parental propre à l’appareil mobile.

Comment faire ? Le contrôle parental se paramètre sur la télévision depuis l’interface d’administration de la box ou, en ligne, sur son espace client. Une application doit parfois être téléchargée sur le smartphone de l’enfant.

Le plus pédagogique

Au-delà de la gestion des applications autorisées et de la protection contre les
 sites inappropriés, Xooloo Digital Coach
 veut encourager les ados à s’autoréguler 
sur mobile et tablette. D’un côté, les parents fixent les limites de durée et d’horaires depuis l’application Xooloo Parents et gardent un œil sur les usages de leur enfant (y compris 
le temps passé sur les réseaux sociaux et les vidéos...). De l’autre, grâce à leur application Digital Coach, les ados sont informés en temps réel des applis qu’ils utilisent le plus et du temps passé dessus (par jour, par semaine...). Et peuvent comparer leurs pratiques avec ceux de jeunes du même âge.

Bémol : Xooloo ne fonctionne que sur des appareils mobiles.


Comment faire ? Depuis l’AppStore ou le Play Store, télécharger les applications Digital Coach et Xooloo Parents. Un mois gratuit, puis 2,99 euros par mois pour un appareil ou 4,99 euros pour trois. Formule à 3,50 euros chez Orange en illimité et option gratuite dans les forfaits bloqués NRJ Mobile.

Le plus complet

À côté de son antivirus, Kaspersky Lab a développé Safe Kids pour piloter l’activité numérique des bambins, à la fois sur ordinateur (PC et Mac), tablette et smartphone. Dans leur version gratuite, le logiciel et son application – qui doivent être installés sur tous les appareils familiaux – disposent des mêmes fonctionnalités que celles des fournisseurs d’accès à internet (contrôle des activités sur le web, des applications utilisées, des appareils). Dans sa version payante, Kaspersky Safe Kids vous avertit de chaque apparition du nom
 de votre enfant dans les posts Facebook et
 des ajouts sur sa liste d’amis, géolocalise son smartphone, fournit l’identité des appelants et expéditeurs de SMS. Des fonctions intrusives qui peuvent être expliquées à l’aide des arguments pédagogiques donnés par le logiciel.

Bémols : sur les iPhone et les iPad, certaines fonctionnalités sont inopérantes, comme 
le contrôle des appels et SMS reçus, et le blocage automatique. À la place, l’enfant reçoit des messages l’avertissant que son temps d’utilisation autorisé est dépassé.


Comment faire ? Télécharger le logiciel sur ordinateur et l’appli pour appareils mobiles : version gratuite ou à 14,99 euros par an pour tous les appareils fixes et mobiles de la famille.

Sur mobile et console, mode d’emploi

Sur iPhone et iPad : sur un appareil iOS, suivre le chemin : Réglages > Général > Restrictions. Définir un code secret puis sélectionner les applications et fonctionnalités à bloquer. Ce contrôle parental ne permet aucune nuance dans les interdictions.

Sur Android : il faut avoir un appareil compatible (parents à partir du système d’exploitation KitKat 4.4, enfants à partir de Nougat 7.0), se créer un compte Google pour soi et son enfant, puis télécharger l’application Google Family Link sur le Play Store avant de la paramétrer.

Sur Nintendo Switch : créer un compte Nintendo sur Nintendo.fr, télécharger sur votre smartphone l’application Contrôle parental Nintendo Switch sur le Play Store ou l’AppStore. Relier la console à l’appli pour les synchroniser. Définir les paramètres sur votre smartphone et sur la console, dans le menu « Home » puis « Contrôle parental ».