Consommer malin sur Internet

Consommer malin sur Internet

En surfant sur Internet, vous pouvez réaliser de bonnes affaires. Voici nos conseils pour bien utiliser les sites d'achats groupés, de ventes privées, d'enchères en ligne...

Achats groupés : une idée qui suit son chemin

Il se dit que ce sont les Chinois qui ont eu les premiers l’idée. Efficace, elle a vite été suivie. En regroupant ses achats, on peut négocier des prix à la baisse. Les internautes voudraient bien reproduire ce schéma en ligne.

En France, sur un potentiel de 40 millions d’acheteurs, il y en aura bien quelques dizaines à vouloir un écran plasma ou un lave-linge au même moment ! D’où l’idée, via une plateforme commune, de faire une proposition d’achats groupés au vendeur pour obtenir une réduction pouvant aller jusqu’à moins 25 %.

Si l’opération fut médiatiquement réussie, elle n’a jamais été réitérée. Mais des sites comme www.groupon.fr , leader du secteur et www.achats-groupes.fr permettent aux acheteurs de se regrouper pour acheter moins cher.

Ventes privées en ligne : le "luxe" à prix cassé

De nombreux sites de ventes dites "privées" proposent en ligne des objets de marque à prix cassés, de manière ponctuelle et limitée, généralement pendant une journée ou deux. Ces ventes n’ont de privé que le nom.

Pour y accéder, il suffit d’être coopté par une personne déjà inscrite ou de se trouver un parrain sur un forum de discussion en ligne.

Comment font-ils pour nous proposer le luxe avec une décote de 40 %, 50 %, voire 70 % ? Comme dans une "vraie" boutique, en achetant les stocks de l’année écoulée.

Le leader du secteur, vente-privée.com, entretient depuis 2001, des relations avec plus de 700 marques pour chacune desquelles il organise deux ventes par an.

Un peu plus de la moitié des ventes concerne la mode. Mais tout se déstocke : de l’électroménager au champagne, sans oublier la déco, le linge de maison ou les jouets. Chaque fois, les produits sont artistiquement mis en scène selon le souhait du vendeur ravi de la publicité qui lui est faite.

Trois conseils pour réussir ses achats :

  • Se connecter dès l’ouverture de la vente pour bénéficier du plus large choix.
  • Cocher les cases des produits retenant l’attention pour en bloquer la vente pendant un quart d’heure, le temps d’effectuer une sélection.
  • Jeter à la poubelle les courriels d’information des ventes lorsque l’on est fauché, pour éviter tout achat d’impulsion.

Nos adresses "privées" :

Enchères en ligne : gare à l’emballement

Elles se déroulent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sans commissaire-priseur ni marteau. Et ça marche : 62 % des internautes utilisent Internet pour vendre ou acheter des biens d’occasion, très souvent aux enchères.

Ils y trouvent un bon moyen de réaliser de bonnes affaires car les objets sont souvent quasi-neufs et l’offre est large. Évidemment, selon que l’on cherche à retirer le meilleur prix d’un objet dont on cherche à se séparer ou que l’on souhaite décrocher le coût le plus bas, la stratégie diffère.

Astuces d’acheteur :

  • Faire une recherche en ligne pour connaître la valeur exacte de l’objet convoité.
  • Se fixer un seuil à ne pas dépasser et s’y tenir une fois dans le feu de l’action.
  • Vérifier le montant des frais d’envoi. Ils sont systématiquement indiqués dans le descriptif. Pour les objets volumineux, opter pour l’option remise en main propre lorsque le vendeur réside dans les environs.
  • Attendre le dernier moment pour enchérir. La durée de l’enchère est précisée sur la fiche.
  • Vérifier le profil du vendeur et ne pas s’engager si l’appréciation qui en est faite comporte des remarques négatives.

Astuces de vendeur :

  • Tous les objets peuvent trouver preneur sous certaines conditions. Prendre de jolies photos qui mettent l’article en valeur.
  • Soigner le descriptif : taille, couleur, composition… tout en restant honnête et transparent. Il faut indiquer tout objet ébréché ou abîmé. Plus il y a de détails, plus l’acheteur potentiel se sent en confiance.
  • Définir une mise à prix basse pour encourager les enchères, quitte à poser un prix de réserve dans les options.

Si www.ebay.fr est incontestablement le premier site d’enchères avec 100 millions d’articles en vente en permanence dans le monde, on visitera utilement www.ozencheres.com ou www.onatoo.com.

Tendance : le grand retour du troc

L’une offre du soutien scolaire en math contre une aide à la construction d’un petit muret, d’autres cherchent des bras musclés munis d’une tronçonneuse pour couper du bois ou proposent de donner des cours de yoga ou de patchwork. Parce qu’on a tous des compétences mais pas toutes les compétences, le troc est une solution pratique pour régler bien des soucis quotidiens sans dépenser un centime.

Ces dernières années, les associations de système d’échange local (Sel) se sont développées. On compte 300 petites communautés rassemblant quelque 200 000 adhérents.

Tous les services sont estimés et proposés en échange d’autres, de valeur équivalente. Par exemple, une heure d’informatique "vaut" une heure de repassage soit 60 grains de sel (ou piafs ou galets…). Certaines associations proposent aussi du troc d’objet et dernièrement, elles ont eu l’idée d’ouvrir l’échange à l’hébergement (60 grains de sel la nuitée).

Renseignements sur http://selidaire.org.

Ils donnent, on récupère

C’était simple, ils y ont pensé ! Souvent avant de jeter quelque chose, on se demande à qui on pourrait bien le donner car l’objet est encore en bon état et il pourrait servir à quelqu’un d’autre. C’est sur ce constat que plusieurs sites de dons ont vu le jour.

À l’origine, des créateurs suisses qui fabriquent des luminaires à partir d’objets de récupération et ont voulu redistribuer gratuitement les objets en bon état qu’on leur apporte généreusement.

Ils ont créé www.je-donne.com, il y a plus de dix ans. Le site fonctionne aujourd’hui dans six pays : Algérie, Belgique, Canada, France, Suisse et Tunisie. Parmi les autres communautés de donneurs, citons : http://donnons.org, http://fr.freecycle.org, www.recupe.net.

Bons de réduction, les bons plans du Net

Certains grands noms de l’industrie (Danone, Nestlé, etc.) proposent directement sur leur site Internet des bons de réductions pour faire découvrir leurs produits et fidéliser leur clientèle. Pour en profiter, il est nécessaire de s’inscrire (c’est gratuit) et de répondre à un questionnaire. Ensuite, les coupons sont envoyés par courriel et il ne reste plus qu’à les imprimer pour les présenter, lors de ses prochaines courses, à la caisse du supermarché.

Pour obtenir des réductions sur une multitude de marques, il existe aussi des sites spécialisés dans les coupons de réduction, avec des remises plus ou moins importantes. Des produits ménagers en passant par le chocolat ou encore les shampoings avec des remises de 0,30 à 2 €. Là encore, une inscription comme membre, accompagné de son adresse courriel, s’impose.

Dernière astuce, les codes de réductions qui permettent eux aussi d’obtenir des ristournes. Certains sites sont alimentés directement par les internautes qui déposent les codes qui leur ont été donnés.

Sites à "bons" :

Que penser des comparateurs de prix ?

Le premier réflexe avant tout achat, c’est de comparer l’offre. C’est sur ce créneau que les Acheter-moins-cher, Buy Central, Kelkoo, Monsieurprix ou Twenga ont fait leur apparition. Ils promettent de dénicher les meilleurs tarifs en quelques secondes. Simple et rapide, mais… attention aux liens qui unissent ces comparateurs et les sites marchands vers lesquels ils redirigent complaisamment les internautes.

Les comparateurs ne vendent pas directement. Ils vivent des sommes que leur versent les commerçants qui paient le plus souvent pour être référencés sur ces sites. Fin 2006, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a enquêté auprès de 12 sites comparateurs. Le résultat était accablant, 11 ont fait l’objet d’un rappel à l’ordre pour manque de loyauté dans la présentation de l’information.

Pour moraliser la profession, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) a établi en 2008 une charte de bonne conduite. Les signataires s’engagent à délivrer une offre claire, en précisant qu’ils ne sont pas exhaustifs et en indiquant quel type d’accord les lie avec les sites commerçants présentés. L’ont actuellement signée : Easyvoyage, Kelkoo, Leguide, Pangora, Pricerunner, Shopping et Voyagermoinscher.