Voyagez écolo

Voyagez écolo

Que l’on passe ses vacances à la mer, à la montagne, en ville ou à la campagne, il est possible, grâce à des petits gestes, de préserver l’environnement.

Débarrassez-vous des emballages superflus

Réduire son impact sur l’environnement fait aussi partie du plaisir de voyager. Quelle que soit votre destination, vous pouvez préparer vos valises de manière à limiter les conséquences néfastes pour la planète.

En ôtant tous les emballages superflus, vous éviterez de vous en débarrasser sur place. Pensez à vous munir de sacs-poubelle : ils vous permettront de stocker et de rapporter vos déchets si vous ne trouvez pas d’endroits prévus pour les déposer sur votre parcours.

Vous pouvez privilégier les produits écologiques en vous équipant d’une lampe de poche à dynamo ne nécessitant pas de piles ou munie d’une ampoule à led, dix fois plus économe qu’une ampoule à incandescence et dont la durée de vie est quasiment illimitée, d’objets réutilisables comme une gourde.

Vous emporterez des piles rechargeables, car il existe maintenant des appareils qui permettent de recharger votre téléphone, votre appareil photo, votre iPod ou votre netbook en utilisant l’énergie solaire. Vous pouvez choisir des produits d’entretien biodégradables, des lessives sans phosphates…

Prendre garde à l'écosystème

Bien que sur les plages les plus fréquentées un grand effort de nettoyage soit réalisé tous les jours, le meilleur moyen de garder une plage propre reste de ne pas y jeter ses déchets. Trop de touristes enterrent leurs mégots de cigarette dans le sol, certains laissent sur place bouteilles, canettes ou piles…

Si vous emportez un sac, prenez-le en papier, ou assez lourd pour qu’il ne puisse pas s’envoler et finir dans la mer. Les plongeurs sont invités à ne rien déplacer, car cela bouleverse l’écosystème.

Les propriétaires de bateaux éviteront d’utiliser leurs toilettes dans des zones de baignade et de vidanger les réservoirs de carburant en mer. Les pêcheurs à la ligne préféreront rejeter les poissons trop petits pour qu’ils se reproduisent.

Enfin, vous devez choisir votre protection solaire en tenant compte des dernières études scientifiques qui démontrent que les films chimiques contenus dans les écrans totaux polluent l’eau.

L’équipe du Pr Roberto Danovaro, de l’Université polytechnique des Marches, en Italie, spécialiste de la biologie marine, a démontré dans une étude publiée en 2008 dans la revue "Nature" que ces filtres (4 000 à 6 000 tonnes déversées par an dans les eaux tropicales) blanchissent les coraux.

Regardez bien les étiquettes et achetez des protections solaires contenant des filtres minéraux, et préférez les vêtements couvrants.

L'éco-veille grâce à la randonnée pédestre

La Fédération française de la randonnée pédestre (FFRP), qui a mis en place un système d’éco-veille, a édicté les "dix commandements" du randonneur.

Voici les trois principaux, selon Joffrey Perrussel, responsable développement durable :

- Respecter le tracé des sentiers pédestres balisés et éviter d’emprunter des raccourcis, afin de ne pas piétiner les espèces végétales ou favoriser l’érosion du terrain.

- S’abstenir de faire des feux de camp ou d’utiliser des réchauds dans les forêts et les zones broussailleuses.

- À l’entrée des parcs ou des réserves, prendre connaissance des règles et obligations protégeant la faune et la flore. Il est préférable de ne pas donner de nourriture aux animaux et de ne pas cueillir de plantes.

Même les campeurs peuvent réduire leur impact sur l’environnement. Il existe toute une gamme de kits solaires : douche, lampe, barbecue, plaque de cuisson… Pour être autonomes en électricité, les camping-

cars peuvent être équipés de panneaux photovoltaïques (de 400 à 700 €).

Transport en commun, vélo, rollers...

En ville, privilégiez les transports en commun, le vélo, la trottinette, les rollers… La marche est excellente pour l’environnement… et votre forme ! Si vous ne pouvez vous passer de votre voiture, optez pour l’éco-conduite.

En changeant de rapport de vitesse à bas régime, en évitant les coups d’accélérateur et en anticipant les freinages, on diminue sa consommation de carburant de 20 à 40 %. On peut aussi réduire l’utilisation de la climatisation (15 à 20 % de surconsommation).

Utiliser un GPS permet d’éviter des détours inutiles, et équiper son véhicule de pneus verts, dont la composition induit une moindre résistance au roulement, permet de réaliser une économie d’environ 0,6 litre par 100 km.

À l’hôtel, vous pouvez demander que serviettes de bain et draps ne soient pas changés tous les jours. Et utiliser la climatisation à bon escient.