Vacances : halte aux galères !

Vacances : halte aux galères !
Vous avez des droits si la compagnie aérienne annule votre vol. - © anyaberkut

Vol reporté, bagage cabine refusé, assurance inefficace : ne laissez pas les mauvaises surprises gâcher votre départ. Bien informé, vous saurez comment réagir au cas où...

Vos droits en cas de vol modifié ou annulé

La compagnie aérienne annule votre vol ? Deux options s’offrent à vous. Vous acceptez d’être acheminé sur un autre vol ou vous demandez le remboursement du ou des billets.

« Si l’annulation intervient moins de quinze jours avant le départ, vous avez droit à une indemnisation, précise Camille Bertrand, juriste au Centre européen des consommateurs France. Celle-ci varie entre 250 et 600 euros, selon que votre vol intervient à l’intérieur
 ou en dehors de l’Union européenne et du kilométrage du trajet. »

Toutefois, si une place vous est offerte sur un autre vol avec une heure d’arrivée proche de l’horaire prévu, l’indemnisation peut être réduite de 50 %. Autre bémol, « si vous avez pris un vol sec dans une agence, celle-ci n’est pas tenue de vous proposer un autre vol : c’est à la compagnie aérienne qu’incombe cette obligation ».


L’horaire du vol est modifié, à la suite d’un changement de planning de la compagnie, par exemple. Cela peut être interprété comme une modification unilatérale du contrat.
 Vous êtes donc en droit de demander le remboursement du billet.

« Néanmoins, il n’existe pas d’encadrement juridique pour ce cas, note Camille Bertrand. Si la compagnie ne vous le propose pas d’elle-même, vous pouvez lui demander de trouver un autre vol
 qui serait moins pénalisant, en particulier si le changement annoncé empêche de prendre une correspondance. »

Vous avez tout intérêt à négocier, car acheter un nouveau billet de votre poche peut coûter cher à l’approche des vacances.

Les erreurs à l’enregistrement

Constater, lors de l’enregistrement des bagages, que vous avez dépassé les limites de poids autorisées (voir tableau) est un grand classique. Pour éviter de payer le surcoût commence alors un savant ballet de répartition des charges entre les différentes valises, tandis que la file d’attente s’allonge derrière vous. Avant de prendre le chemin de l’aéroport, vérifiez bien les franchises indiquées sur votre billet ou sur Internet et le poids de chaque bagage sur un pèse-personne.

Vous avez choisi de ne prendre qu’une petite valise pour la garder avec vous en cabine parce que vous partez peu de temps. Une fois au contrôle, l’agent de sécurité prend votre crème solaire toute neuve et le petit couteau suisse prévu pour la randonnée ! Les règles sont strictes : tout objet contondant ou tranchant et tout liquide ou gel dépassant les 100 ml sont proscrits dans les bagages à main, sauf les médicaments (avec une ordonnance), les aliments pour bébé ou les achats en duty-free.

Le bagage cabine est trop grand. Une mésaventure vécue par Thierry : « La petite valise que je prenais avec moi dans l’avion depuis des années et avec toutes les compagnies a été rejetée par Wizz Air pour
 2 cm de trop ! J’ai dû verser un supplément
 de 40 euros pour qu’elle soit admise. » Il en coûterait 55 euros chez Ryanair. À chaque compagnie ses critères pour les bagages cabine.

Sachez également que « si la compagnie estime que les capacités des coffres de l’avion sont dépassées, elle peut vous contraindre à les enregistrer gratuitement ou les mettre de côté pour vous les restituer au retour, explique Camille Bertrand. Faites-vous toujours remettre un reçu de bagage, vous disposerez ainsi d’une garantie en cas de vol ou de casse ». La juriste conseille de prendre les devants en prévoyant un petit sac pliable pour y placer les objets fragiles que vous souhaiterez garder avec vous.

La modification d’un séjour combiné

Vous avez réservé un forfait avec transport et hébergement (hôtel, ou club de vacances, circuit, etc.).

« Si la modification est portée à la connaissance du consommateur, 
avant le départ, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception (AR), c’est légal, précise Mélissa Howard, juriste à l’association Léo Lagrange pour la défense des consommateurs. Si l’élément modifié fait partie des éléments essentiels de la prestation – baisse de la catégorie de l’hôtel, annulation d’une visite phare, changement d’étapes ou de dates du séjour, hausse de prix de plus de 8 %, etc. –, le voyageur peut renoncer 
à son séjour et demander à être remboursé intégralement par le voyagiste. »

Dans votre lettre recommandée avec AR, réclamez 
aussi le remboursement de frais engagés en parallèle pour le séjour, voire des dommages et intérêts en cas de préjudice moral. En cas de refus ou de réponse insatisfaisante, tournez-vous vers une association de consommateurs et le médiateur du tourisme et des voyages (mtv.travel) pour une solution à l’amiable.

L’agence de voyage fait faillite

Les professionnels du tourisme sont tenus de souscrire une garantie financière qui permet, en cas de faillite, de rembourser les prestations ou d’assurer le rapatriement du voyageur.

« Encore faut-il que le voyagiste ait adhéré à Atout France (atout-france.fr), l’agence de développement du tourisme en France, explique Mélissa Howard. Celle-ci répertorie les garanties financières et les assurances auxquelles ont souscrit les voyagistes et indique le garant à contacter en cas de problème. »

L’assistance en cas de panne automobile


Avec votre véhicule : vérifiez au verso de votre carte verte d’assurance voiture la liste des pays où elle s’applique. Relevez ensuite les prestations assurées par l’organisme d’assistance, comme la prise en charge des frais d’hébergement, de remorquage, le rapatriement du véhicule, etc. Sur place, prévenez l’organisme d’assistance avant d’engager des frais.

Avec une location : le loueur doit prendre en charge les réparations et vous rembourser d’éventuels frais de dépannage si la panne n’est pas de votre responsabilité. Dans le 
cas contraire, l’option assistance dépannage étendue proposée par certains loueurs permet de faire face aux frais.

Les garanties de l’assurance en location saisonnière

Un dégât des eaux a vite fait de survenir sur son lieu de vacances. Avant de partir, mieux vaut vérifier dans le contrat d’assurance multirisque habitation de votre résidence principale l’étendue, le montant et les limites territoriales de la garantie responsabilité civile villégiature. Si vous ne disposez pas de cette garantie, voyez si le propriétaire ou l’agence et son assureur ont renoncé à exercer un recours contre le locataire responsable en cas d’incendie ou de dégât des eaux causés au bien.

Toutefois, cet abandon de recours ne dispense pas d’une couverture pour la responsabilité à l’égard des tiers. Sinon, demandez à votre assureur une extension de garantie limitée à la durée de votre location.