Que risque-t-on à acheter un produit contrefait ?

Que risque-t-on à acheter un produit contrefait ?
Acheter des produits contrefaits peut coûter cher, au sens propre comme au figuré : confiscation et amende automatiques, voire poursuites judiciaires ! Souvent d'une qualité médiocre, peu fiables et parfois dangereux, les risques sanitaires sont élevés. - © Dino Geromella

Vêtements de marque, téléphones portables, jouets, DVD… Le marché de la contrefaçon est florissant mais non dénué de risques pour les consommateurs tentés d’en profiter. 

La période des vacances d’été est un moment faste pour les agents de la douane. Dans les gares, les aéroports, aux péages…, ils multiplient les saisies de produits contrefaits ramenés de l’étranger par des touristes, souvent surpris de se voir confisquer leurs emplettes et de devoir, en prime, payer une amende.

Cet été, les douaniers risquent encore de ne pas chômer. Malgré leurs efforts, la contrefaçon ne fléchit pas. En 2015, 41 millions de pièces contrefaites ont été saisies en Europe, une quantité en augmentation de 15 % par rapport à l’année précédente.

Qualité défaillante, fiabilité incertaine

Pourtant, acheter un produit contrefait n’est pas sans risque. D’abord, en termes de qualité, celle-ci étant souvent loin de valoir l’original, mais aussi de fiabilité et de sécurité, ce qui est plus préoccupant. En effet, afin d’optimiser leurs profits, les contrefacteurs s’exonèrent allègrement de la règlementation imposée aux fabricants ayant pignon sur rue. Pour exemples, des pièces automobiles falsifiées incapables de supporter les contraintes auxquelles elles sont exposées, des copies de jouets potentiellement dangereuses ou des faux médicaments contenant des substances inactives, voire parfois nocives.

Au-delà de ces risques, la simple détention d’un produit contrefait est un délit qui coûte cher. Outre la confiscation du faux, il est puni d’une amende comprise entre une et deux fois la valeur de l’objet contrefait (ce qui peut vite chiffrer dans le cas d’une copie de montre de luxe, par exemple), voire d’une peine de prison (jusqu’à 3 ans maximum en cas notamment de trafic organisé). En pratique, lorsque l’infraction est caractérisée, elle se règle par une transaction amiable avec la douane (confiscation de l’objet et amende), en contrepartie de l’arrêt de toute poursuite judiciaire ultérieure.

Des signes qui ne trompent pas

Pour ne pas avoir de mauvaise surprise en achetant un objet contrefait à son insu, mieux vaut prendre quelques précautions. La première est de ne pas faire ses emplettes auprès d’un vendeur à la sauvette, mais de privilégier les magasins ayant pignon sur rue. De ce point de vue, un commerçant qui ne délivre pas de facture et n’accepte que les paiements en espèces doit susciter la méfiance. Ensuite, il faut s’interroger sur le prix : s’il est anormalement bas, c’est suspect. La qualité du produit, de ses finitions, est également un bon indicateur. Une étiquette mal imprimée ou orthographiée, un emballage non conforme au standing de la marque, sont des signes révélateurs, tout comme l’absence de certificat de garantie.

Pour en savoir plus

Comité national anti contrefaçon