Produits non alimentaires : comment lire les étiquettes ?

Produits non alimentaires : comment lire les étiquettes ?

Hors du domaine alimentaire, les informations qui figurent sur les produits de consommation courante semblent moins encadrées. Cependant, certaines indications sont obligatoires.

Un certain nombre d'informations doivent figurer sur les étiquettes des produits non alimentaires : la dénomination de l’objet et son prix toutes taxes comprises. La réglementation impose aussi d’autres mentions, liées à la nature même du produit vendu.

Vêtements : les conseils d’entretien facultatifs

Tout vêtement neuf doit comporter une étiquette de composition, lisible et rédigée en français. Elle indique le nom et le pourcentage des différentes fibres textiles qui le composent. Sous la mention "autres fibres" se cachent des matériaux entrant pour moins de 10 % dans la composition du produit final.

Curieusement, bien que fort utiles, les étiquettes d’entretien sont facultatives. Heureusement, la plupart du temps, les fabricants les prévoient en utilisant les pictogrammes mis au point par le Comité français de l’étiquetage pour l’entretien des textiles (il s’agit de symboles déposés !) : le cuvier pour le lavage, le triangle pour le traitement à l’eau de Javel, le fer à repasser, le cercle pour le nettoyage à sec et le cercle dans un carré pour le sèche-linge.

L’origine peut être indiquée par les mentions "fabriqué en" ou "made in", mais cette précision n’est pas obligatoire. De plus, elle ne sert pas à grand-chose dans la mesure où le lieu de la dernière transformation (la pose de l’étiquette, par exemple) ouvre droit à cette mention.

Produits d’entretien : la bonne dose

Inutile de se le cacher : toutes les lessives polluent. C’est pourquoi, en plus des mentions obligatoires classiques, les fabricants font figurer sur les emballages les informations suivantes (Règlement CE n° 907/2006 du 20 juin 2006) :

  • le dosage de certaines matières nuisibles à l’environnement, dont la concentration dépasse 0,2 %, comme les phosphates, certains tensioactifs, les agents de blanchiment oxygénés ou chlorés, les phénols, le paradichlorobenzène, certains hydrocarbures, le savon ou les polycarboxylates ;
  • la présence d’enzymes et de conservateurs désinfectants, quelle que soit leur concentration ;
  • des instructions de dosage pour un usage courant (une charge normale de machine à laver en fonction de la dureté de l’eau, par exemple) ;
  • les coordonnées d’un site Internet permettant d’obtenir une liste exhaustive des composants du détergent afin de pouvoir vérifier la présence d’une substance allergène.

Sur le paquet, d’autres informations sont fournies à l’initiative du producteur ou du distributeur. Elles renseignent sur des caractéristiques particulières. Certaines, comme la marque NF Environnement ou l’Écolabel (son équivalent dans l’Union européenne), attestent un réel souci environnemental. Pour y avoir droit, le produit doit avoir réduit son impact sur l’environnement à chaque étape de son cycle de vie : de la production au recyclage.

En revanche, d’autres comme "à l’aloe vera" ou "sensation de propreté jusqu’au prochain lavage" ne relèvent d’aucune réglementation ni vérification. Ces mentions, à caractère purement commercial, ne sont pas une garantie.

Cosmétiques : gare aux allergies !

Si l’onctuosité de la texture de nos produits "de beauté" s’améliore sans cesse, il arrive que l’un de leurs composants nous agresse et irrite notre peau. Rien d’étonnant à cela, car les cosmétiques sont des substances destinées à être mises en contact avec les parties superficielles du corps humain : cheveux (shampooings), épiderme (crèmes), peau (produits de maquillage), ongles (vernis) ou dents (dentifrices). Malgré une gamme de produits étendue, tous ont en commun d’avoir une action non médicale.

Leur emballage doit impérativement comporter les neuf indications suivantes :

  • la fonction du produit (crème de jour, démêlant capillaire, etc.) ;
  • la date de péremption avant ouverture, indiquée par " utiliser de préférence avant fin…", sauf si celle-ci est supérieure à trente mois ;
  • sa contenance en masse et en volume, sauf si elle est inférieure à 5 g ou 5 ml ;
  • la durée d’utilisation après ouverture ;
  • les précautions d’emploi ;
  • la liste des ingrédients dans l’ordre décroissant. Elle utilise la nomenclature Inci (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) : le nom des ingrédients (molécules) est en anglais (lactic acid = acide lactique), celui des plantes en latin (Aloe barbadensis = aloe vera). Un numéro signifie qu’il s’agit soit d’un colorant (codifié par un Colour Index : CI + nombre à cinq chiffres), soit d’une protection du secret de la formule (cette dérogation n’est possible que si cela ne présente aucun problème de santé publique) ;
  • les nom et adresse du producteur ou du responsable de la mise sur le marché ;
  • le numéro du lot de fabrication ;
  • et enfin le pays d’origine, si celui-ci est situé en dehors de l’Union européenne.

La plupart des cosmétiques ordinaires renferment des ingrédients testés sur les animaux pour en vérifier l’absence de toxicité. Certains fabricants, qui refusent ce mode de traitement, l’indiquent par la mention "animal friendly" ou "non testé sur les animaux". Il n’existe pas de logo unique, mais l’association One Voice (www.experimentation-animale.org), représentant français de Europe For Animal Rights, dresse la liste des sociétés qui refusent l’expérimentation animale.