Les bons plans des achats groupés

Les bons plans des achats groupés

Plus on achète en quantité, plus les prix baissent ! Les consommateur sont nombreux à redécouvrir cette règle simple de l’économie de marché. Et à s'associer pour acquérir du fioul, un voyage, de l’alimentation, etc.

Plusieurs sites marchands se sont spécialisés dans l’achat groupé : groupon, igraal ou plyce.com. Ils reposent sur des « deals » (offres) organisés entre commerçants partenaires et acheteurs en ligne.

Les premiers remplissent leurs carnets de réservation en période creuse (hôtels, salons de beauté…) ou font connaître des services particuliers (permis bateau, initiation au golf…).

Les seconds acquièrent un service négocié généralement à moins 50 %. Si le nombre minimal d’acheteurs n’est pas atteint, l’offre tombe à l’eau.

Certains sites sont plus centrés sur un département ou une région : systmdeal.com  sur l'Essone ou dealauvergne.fr pour l'Auvergne;

L'aventure du « social shopping »

Les particuliers aussi se lancent dans le « social shopping ». Depuis des années, des groupes de voisins, de parents d’élèves ou de consommateurs s’organisent pour acheter ensemble des produits de qualité à moindre coût.

C'est le cas de 3 P’tits Pois, un réseau autogéré créé à Lyon. Ces micro-épiceries entre voisins proposent des produits locaux abordables dans une cave ou dans un local associatif. Le concept de cette minicoopérative a essaimé dans la région Rhône-Alpes et le procédé est reproductible.

À côté de l’alimentation, des fournitures scolaires ou du fuel, on trouve des produits plus spécialisés comme les graines, plantes ou engrais, les couches pour bébé (rubrique Multi-accueil) ou les arbres fruitiers. Car tout se négocie.

100 € de gagnés sur chaque livraison de fuel

Association des familles de Limas : à Limas (Rhône), cela fait trente ans que les familles s’organisent pour acheter le fuel en gros  Avant, les commandes se faisaient à dates fixes et il suffisait de trouver le fournisseur le moins cher. Il y a dix ans, les choses ont changé avec la fluctuation des cours du pétrole.

Les prix font du yo-yo au jour le jour et les consommateurs préfèrent passer de petites commandes, constate Raphaël Petozzi, responsable de l’association. Notre priorité a été de trouver un partenaire qui assure un tarif juste, dans la fourchette la plus basse du marché, mais qui accepte de nous livrer du jour au lendemain à partir de 1 000 litres. Nous gagnons de 5 à 10 centimes par litre pour des commandes d’environ 100 000 litres par an. »

Une relation de confiance s’est installée. Le fournisseur prévient l'association lorsque les prix risquent de monter. Grâce à cette anticipation, l'économie peut atteindre jusqu’à 100 € par livraison. Aujourd'hui, pour réduire leur frais, les familles se tournent vers les installations mixtes (fuel et gaz ou pompe à chaleur).

Pour mieux les informer, j’organise des conférences sur les énergies alternatives, indique M. Petozzi. Les prestataires foisonnent, mais leurs pratiques ne sont pas toujours fiables. Si nous en trouvons un sérieux, nous allons tenter l’expérience et négocier un bon rapport qualité-prix qui profitera à tous. »

Des achats aux prix de gros chez les petits producteurs locaux

La Ruche qui dit oui ! : cette plateforme Internet aide les particuliers à organiser des ventes directes de produits alimentaires achetés aux producteurs de leur région. Il existe déjà plus de 400 ruches en France. Toutes ne sont pas en activité car, pour bien fonctionner, il faut trouver les fournisseurs et réunir au moins une trentaine de membres (on les appelle les « abeilles »).

La Ruche a un système plus souple qu’une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Il n’y a pas d’abonnement. Il suffit de s’inscrire gratuitement pour recevoir les offres des fournisseurs.

Il m’a fallu trois mois pour organiser ma première distribution, témoigne Valérie Courtemanche, 39 ans, responsable de La Ruche qui dit Oui à Saint-Martin-Le-Beau (Indre-et-Loire). En plus des fruits et des légumes, je propose de la viande, de la volaille et des spécialités locales (safran, bière…). Mon mari est viticulteur et j’utilise sa cave pour la distribution, tous les quinze jours. J’ai choisi des fournisseurs qui travaillent de manière artisanale et si possible en bio. Lors de la dernière distribution, il y avait 200 produits différents. Le panier moyen coûte 35 €. Les producteurs assurent eux-mêmes la distribution, ce qui instaure une vraie relation de confiance. »