Encyclopédies en ligne : l'information à portée de clic

Encyclopédies en ligne : l'information à portée de clic

Auparavant, beaucoup de familles disposaient d’une encyclopédie en plusieurs volumes. Aujourd’hui, pour trouver une information historique, scientifique ou technique, il faut aller sur Internet.

Aujourd’hui, le concept d’un dictionnaire encyclopédique en plusieurs volumes semble dépassé. Plus aucun éditeur ne se lance dans cette aventure.

Et les DVD sont promis à une disparition plus ou moins proche : il ne reste plus que les versions de Larousse, Encyclopædia Universalis et MicroApp, les éditions d’Encarta (Microsoft) et Hachette s’arrêtant à la fin de l’année.

Surfer sur Internet pour trouver des informations

Alors, pour vous documenter, il ne vous reste plus qu’à vous rendre dans une bibliothèque ou à surfer sur Internet, source immédiate d’informations encyclopédiques. Voici comment faire aboutir rapidement vos recherches.

Des millions de pages vues sur le net

Les centaines de millions de pages proposées sur Internet constituent en elles-mêmes une sorte de grande encyclopédie dans laquelle on trouve tous types d’informations.

"La notion même d’encyclopédie a considérablement évolué. Il est certain que Wikipédia, le site alimenté par les internautes, a révolutionné l’approche de la connaissance : les gens veulent trouver tout, tout de suite, et le plus à jour possible. Le concept est différent de celui d’une encyclopédie traditionnelle où l’on attend d’avoir des faits avérés et du recul pour créer un article", précise Vivien Chantepie, responsable marketing multimédia chez Larousse.

Aussi, pour bien exploiter les millions de documents présents sur Internet, il faut… travailler ! De la même façon que lorsqu’un élève se rendait à la bibliothèque ou au centre de documentation en vue de consulter plusieurs ouvrages pour faire un exposé et se forger une opinion, nous devons désormais considérer Internet comme une immense bibliothèque.

Utiliser les moteurs de recherche

Ainsi, on commence par taper sa recherche dans un moteur (généralement Google). Il est préférable d’utiliser des termes précis, en accolant, par exemple, deux termes : "baleines disparition", "baleine alimentation".

Lorsque la première page de Google s’affiche, il faut trier en essayant de repérer des sites "officiels" ou institutionnels (Muséum d’histoire naturelle, Académie des sciences, ministère…).

Vérifiez qui est l’émetteur de la page en cliquant sur la rubrique "Qui sommes-nous ?" et de quand date la plus récente mise à jour. Ensuite, il est indispensable de recouper les informations entre elles ou à l’aide d’encyclopédies en ligne validées par des spécialistes réputés, comme Larousse ou Encyclopædia Universalis (voir plus loin), sans négliger Wikipédia.

Wikipédia : la profusion au détriment de la précision

L’encyclopédie libre Wikipédia (http://fr.wikipedia.org), présente dans 250 pays, existe depuis 2001. Très bien référencée par les moteurs de recherche, elle fonctionne sans publicité grâce aux dons.

Elle est entièrement écrite par les internautes, qui ont pour mission de présenter faits et opinions de la façon la plus neutre possible, en citant leurs sources. N’importe qui peut écrire sur à peu près n’importe quoi, mais aussi corriger et modifier à tout moment des articles rédigés par d’autres. Les contributeurs sont anonymes : on ne peut donc pas vérifier leur niveau d’expertise. Les onglets en haut des articles permettent de suivre ce qui a été modifié.

Wikipédia présente une incroyable richesse notamment grâce aux liens vers d’autres pages, mais elle est controversée, car on y trouve beaucoup d’erreurs - n’est pas expert qui veut ! Mais les fautes les plus grossières sont corrigées rapidement par les "Wikipédiens".

Ses détracteurs notent cependant qu’une encyclopédie fondée sur le consensus n’est pas scientifiquement valable… Reste qu’avec ses 820 000 articles en français, elle demeure inégalée.

Larousse : la fiabilité d’une encyclopédie officielle

L’éditeur Larousse a mis en ligne une encyclopédie gratuite en mai 2008. Sur www.larousse.fr vous trouverez (en orange) le fonds de l’encyclopédie classique, validé par un comité d’experts, mis à jour et accessible sans abonnement, et une approche collaborative puisqu’en parallèle (en violet) apparaissent les contributions d’auteurs identifiés, dont les articles ne peuvent pas être modifiés, seulement commentés.

L’encyclopédie est mal référencée par les moteurs de recherche, et, pour l’instant, les contributions ne sont pas très nombreuses. Son défaut principal tient dans la quasi-absence de liens hypertextes vers d’autres articles.

Encyclopædia Universalis : un abonnement payant

La version en ligne (www.universalis.fr) existe depuis 2000. Seule une petite partie est accessible gratuitement, l’essentiel du fonds est consultable sur abonnement (69 € par an). Les 7 000 auteurs spécialisés qui l’alimentent sont encadrés par une équipe éditoriale.

La version papier est très onéreuse (30 volumes : 3 660 €) et le DVD (139 €) ne représente qu’une grosse extraction de cette base.

D’autres sources de documentation

- Quid. Le Quid a disparu en 2007. Sa version en ligne (www.quid.fr) est riche mais brouillonne. Le site s’adresse plutôt aux scolaires.

- Google Knol. L’encyclopédie contributive de Google (http://knol.google.com) est entièrement rédigée par des contributeurs identifiés. Leurs articles sont notés et ne peuvent être corrigés qu’après accord. Pour l’heure, le site est peu clair et pas très riche.