Des vacances à vélo

Des vacances à vélo

Cette année, c’est décidé, vos vacances se passeront à deux roues. Ces congés à vélo seront l’occasion de faire découvrir aux enfants, étape après étape, une nouvelle région de France.

Pratiquer le vélo : pas de limite d’âge

En petit groupe, en famille, organiser une semaine de circuit à vélo, partout en France, est à la portée de tous. Au programme, étapes raisonnables en fonction du niveau et de l’âge de chacun, pauses pique-nique, découverte et visite de sites naturels et culturels, de petites bourgades…, et repos bien mérité, le soir, au camping, dans des auberges de jeunesse, des chambres d’hôtes, des gîtes d’étape ou de petits hôtels…

Les familles avec jeunes enfants ne sont pas exclues - elles les installeront sur un siège placé à l’arrière ou dans une petite remorque attachée à la bicyclette -, mais il vaut mieux se lancer sur les routes avec des préados (entre 10 et 14 ans). Plus âgés, ils se montreront réticents à suivre leurs parents à vélo…

Quant aux grands-parents, rien ne les empêche d’être de la partie… après avoir demandé conseil à leur médecin traitant. La faculté ne fixe pas d’âge limite pour enfourcher une bicyclette et considère que sa pratique constitue même un excellent moyen de garder la forme et la ligne, et réduit l’apparition de certaines maladies coronariennes. Il suffit d’aller à son rythme, de ne pas chercher à se surpasser.

Tester ses capacités en vélo

Avant de se lancer sur les routes pour une semaine entière, il est conseillé de tester les capacités de chaque membre de la famille lors de petites randonnées les week-ends.

La première fois, une quinzaine de kilomètres sur un terrain plat, soit deux heures de vélo, paraît la bonne mesure. On peut ensuite augmenter la durée d’un quart d’heure, prévoir de grimper une petite côte.

Il ne faut pas hésiter à couper la randonnée de nombreux arrêts, toutes les demi-heures si on est accompagné d’enfants (ils démarrent au quart de tour, se fatiguent vite, mais récupèrent illico), tous les trois quarts d’heure si on est entre adultes.

Les pauses ne doivent pas obligatoirement être longues, juste permettre de se détendre, de se réhydrater, de grignoter. Elles seront d’autant plus profitables si elles sont l’occasion de visiter un lieu, de lâcher les enfants sur une aire de jeux….

Une fois la famille à l’aise lors de ces randonnées de week-end, on peut envisager des étapes quotidiennes de 30 à 60 km et organiser ainsi des circuits d’une semaine en France ou à l’étranger.

L’essentiel du vélo : la selle

Le vélo tout-chemin (VTC) présente le bon compromis entre le confortable cycle de ville et le vélo tout-terrain (VTT) passe-partout. Il emprunte au premier ses grandes roues avec des pneus protégés par des garde-boue (utiles les jours de pluie) et permet, grâce à une position droite du buste, de bien profiter du paysage.

Comme le VTT, il a de nombreuses vitesses (une vingtaine) qui permettent de grimper moins difficilement les côtes et d’emprunter les chemins forestiers ou de halage.

S’il est un élément du vélo qui a son importance pour rouler en toute quiétude, c’est la selle. Attention, les selles larges et molles qui paraissent confortables ne sont pas les mieux adaptées. Quant aux surselles rembourrées, elles sont instables. Mieux vaut adopter une selle fine anatomique, évidée au centre ou avec renfort en gel.

Surtout, afin de protéger son assise, on abandonnera pantalons et shorts au profit d’un cuissard de cycliste, agréable à porter et rembourré à l’intérieur.

Deux bonnes trousses de premiers secours

Il ne faut pas oublier la trousse de premier secours pour soigner les égratignures (compresses imbibées d’antiseptique et pansements prédécoupés), ni la trousse à outils, composée d’un kit de rustines et d’une chambre à air de rechange pour les crevaisons, d’une pompe pour gonfler les pneus, d’un jeu de clés Allen pour régler guidon, selle et freins.

En plus du pique-nique, on se munira d’eau (un litre à un litre et demi par personne selon la durée de la randonnée), car on ne trouve pas toujours au moment adéquat une fontaine municipale d’eau potable. Pour les petits creux lors des pauses et pour éviter l’hypoglycémie, il est utile d’emporter quelques fruits secs ou barres énergétiques. Sans oublier les vêtements de rechange, faciles à laver lors des étapes du soir.

Le tout doit pouvoir être transporté sur les porte-bagages et les sacoches latérales (pas plus de 10 à 15 kg bien répartis entre avant et arrière) de chaque vélo… adulte !

Vélo : bien préparer son itinéraire

Avant de se lancer, il est indispensable de prévoir précisément ses circuits, ses étapes, ses hébergements. Pour faciliter la tâche, la Fédération française de cyclotourisme édite avec l’Institut géographique national (IGN) une trentaine de cyclo-guides qui, pour environ 16 € chacun, détaillent des circuits, département par département.

Sous forme de fiches explicatives, ils sont enrichis des temps de parcours, des curiosités à ne pas manquer, des lieux d’hébergement… et offrent en prime, bien entendu, une carte IGN au 1/100 000 qui précise les distances et les dénivelés.

Privilégier les petites routes en vélo

Comme automobilistes et cyclistes ne font pas toujours bon ménage, il est préférable d’emprunter des circuits protégés, comme les voies vertes et les véloroutes.

Les premières, de 3 m de large environ, sont complètement dédiées aux non-motorisés : cyclistes, cavaliers, piétons avec ou sans rollers, etc. Ce sont souvent, à l’origine, des chemins de halage, des voies ferrées désaffectées, des sentiers de douaniers.

Les véloroutes sont des itinéraires cyclables balisés et signalisés, mais qui empruntent à la fois de petites routes peu fréquentées et des chemins ruraux. Les intersections ou passages sensibles sont sécurisés.

Le réseau de ces voies et routes protégées ne cesse de s’étoffer (environ 300 aujourd’hui). L’Association française de développement des véloroutes et des voies vertes (AF3V) recense ces itinéraires sur son site Internet.

Les offices de tourisme distribuent de leur côté des topo-guides décrivant des circuits passant ou non par ces voies protégées. Pour ceux qui redoutent le volet organisation d’une expédition à vélo, il est possible d’acheter un circuit clés en main, avec portage des bagages, hébergement, repas, assistance technique et présence d’un accompagnateur.

Sécurité : les équipements indispensables en vélo

Vêtements clairs et brassard réfléchissant sont conseillés pour être bien visible. Le fameux gilet jaune fluo de sécurité est, lui, obligatoire dès que l’on circule la nuit ou par temps de brouillard. Même si le port du casque n’est pas exigé, il est recommandé, surtout pour les enfants. En cas de chute, il protégera la tête, la première touchée dans les accidents cyclistes.

On peut aussi équiper son vélo d’un écarteur de danger, pour tenir à distance les voitures qui doublent et d’un rétroviseur, très pratique même s’il ne dispense pas du coup d’œil vers l’arrière avant de se déporter. Pour les cycles des jeunes enfants, une antenne souple avec un fanion, placée à l’arrière, signalera à un automobiliste (notamment quand il recule) la présence d’un vélo de petite taille dans les parages.

Toutes les adresses pour partir

  • Association française de développement des véloroutes et voies vertes (AF3V) : 09 63 29 52 52 et www.af3v.org
  • Fédération française de cyclotourisme (FFCT) : 01 56 20 88 88 et www.ffct.org
  • Institut géographique national (IGN) : 01 43 98 80 00 et www.ign.fr
  • Conseil national des professions du cycle : 01 47 31 56 25 ; www.tousavelo.com
  • Fédération française du cyclisme : www.ffc.fr
  • Fédération française des usagers de la bicyclette : 03 88 75 71 90 ; http://fubicy.org
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