Date de péremption, additifs, allégé... que dit l'étiquette ?

Date de péremption, additifs, allégé... que dit l'étiquette ?

Si de nombreuses informations figurent obligatoirement sur l’emballage d’un produit, il n’est pas toujours facile de déchiffrer les étiquettes. Elles sont pourtant très instructives.

Ce sont les listes d’ingrédients les plus courtes qui sont le plus souvent l’assurance d’un produit sûr et de qualité. Au premier coup d’œil, vous pouvez visualiser la composition.

La liste des ingrédients est toujours en ordre décroissant de quantité, explique Arnaud Cocaul, médecin nutritionniste. Pour choisir un cake aux fruits confits, selon que les indications sur les fruits sont en début ou en fin de liste, vous aurez un bon ou un médiocre gâteau.

Le pourcentage de viande ou de poisson dans une préparation est un autre critère :

  • 70 % dans le meilleur des cas
  • et seulement 30 % dans les plats pauvres.

Utile pour comparer deux produits et leurs prix respectifs.

On repérera également sur l’étiquette le ratio poisson/panure. Ou encore la présence ou non d’huile de palme, peu chère mais réputée de très médiocre qualité nutritionnelle, voire nocive.

Attention aux additifs alimentaires

En Europe, les additifs sont strictement réglementés, soumis à l'avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), utilisés en petites quantités et surveillés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Plus la famille des E (suivis d’un nombre) est dense, plus vous devez vous poser de questions, car ils n’ont aucun contenu nutritionnel, conseille Arnaud Cocaul.

Il s’agit entre autres :

  • des colorants E 100,
  • des conservateurs E 200,
  • des antioxydants E 300,
  • ou encore des agents de texture E 400.

Vous repérerez vite que le sel et l’eau se trouvent en quantité non négligeable dans les préparations.

  • Le sel a deux atouts, exhausteur de goût et conservateur. Or les autorités de santé estiment que 8 g de sel par jour et par personne sont une quantité à ne pas dépasser.
  • Et l’eau allonge vinaigrette ou sauce en ajoutant du poids, donc en augmentant leur prix…

Des dates de fraîcheur discutables

À l’heure actuelle, les fabricants indiquent sur l’emballage la date jusqu’à laquelle le produit conserve ses propriétés spécifiques dans des conditions de conservation appropriées.

  • Pour les denrées périssables (viande, légumes prédécoupés, lait frais), il s’agit d’une date limite de consommation (DLC) impérative : « À consommer jusqu’au… (date) ».
  • Pour les produits non périssables (conserves, café), la date limite d’utilisation optimale (DLUO) n’est qu’indicative : « À consommer de préférence avant… (date) ».

Or, sept kilos environ d’aliments périmés sont jetés par personne et par an. Pour éviter le gâchis, le gouvernement réfléchit à une extension de la DLC. Les nutritionnistes n’y sont pas opposés.

On pourrait reculer de plusieurs jours la date de consommation d’un produit laitier non entamé et conservé au frais sans rupture de la chaîne du froid, admet Arnaud Cocaul. Seule réserve, les produits crus (viande ou poisson frais…) et les charcuteries, pour lesquels il est impératif de respecter la DLC au risque de s’exposer à un danger sanitaire immédiat, tel que la listériose ou la trichinellose.

Ce que « produit allégé » veut dire

Un produit allégé, en matières grasses, en sucre…, signifie que le produit contient au minimum 30 % de matières en moins qu’un produit similaire classique.