Comprendre les étiquettes des produits

Comprendre les étiquettes des produits

L’étiquette d’un produit, c’est sa carte d’identité : nom, origine, âge, signes distinctifs… Et le consommateur doit savoir la décrypter pour acheter ce qui lui convient.

Tous les produits sont soumis à une obligation d’affichage des prix lorsqu’ils sont présentés à la vue des consommateurs, et la réglementation exige que leurs caractéristiques essentielles soient portées à la connaissance de l’acheteur (articles L. 111 et L. 113-3 du Code de la consommation). Le plus souvent, ces mentions - obligatoirement en français - se retrouvent sur l’étiquette.

En plus de ces informations, de nombreux articles doivent également arborer, pour des raisons de sécurité et de santé publique, un étiquetage permettant de faire un choix raisonné. Cette obligation concerne notamment les denrées alimentaires, les vêtements, les produits cosmétiques, les produits dangereux, les jouets ou les meubles.

Mentions obligatoires et publicités

Sur quelques centimètres carrés, cohabitent donc des mentions obligatoires et les publicités de la marque. Ce que le fabricant doit impérativement indiquer, c’est la dénomination et la composition du produit, son nom et des recommandations d’utilisation particulières si le produit est dangereux. Ce qu’il aime faire ressortir, c’est ce qui met son produit en valeur.

L’origine, la composition, le mode de fabrication ou l’attribution d’un label certifié, comme "AB" ou le "label Rouge", sont des indications précieuses et encadrées par la loi, tandis que les formules alléchantes comme "élu produit de l’année" ou "naturel" prêtent à confusion.

Lire les petits caractères

Face à la multitude de textes particuliers qui réglementent les différents produits et parce que les fabrications d’aujourd’hui n’utilisent pas les mêmes composants qu’il y a trente ou cinquante ans, le consommateur se sent un peu perdu.

Pour l’aider à y voir plus clair, Marie-Paule Dousset, auteure d’un "Guide pratique des étiquettes", en a analysé le contenu au regard de la réglementation en vigueur. Une étude dont elle tire un conseil simple : "Pour bien comprendre une étiquette, il faut s’attacher aux petits caractères qui présentent les indications officielles et se méfier des gros qui relèvent de la publicité." Ces derniers sont souvent au recto, les premiers étant reléguées au verso du produit.

Se méfier des autosatisfecit

Il convient donc d’apprendre le b.a.-ba d’un bon repérage. "Au rayon alimentaire, on lira en premier lieu la composition, conseille Marie-Paule Dousset. La liste des ingrédients est présentée par ordre décroissant d’importance. Dans tous les domaines, on se méfiera des autosatisfecit présentés sous forme de macarons qui ressemblent à des labels et indiquent, par exemple, un laconique 'contrôlé' sans plus de précision sur un éventuel service certificateur. Au début, ça prend du temps, mais après ça va très vite."

Enfin, ce que l’on peut garder à l’esprit, c’est que si le fabricant est libre de vanter les mérites de son produit, il ne doit en aucun cas tromper l’acheteur sur ses qualités ou tomber dans la publicité mensongère.

Trois exemples d'indications

Label Rouge : signe officiel de qualité. Apposé sur 348 produits alimentaires, il atteste par exemple une conserve de qualité supérieure.

Il répond à un cahier des charges et est contrôlé par un organisme indépendant.

Marquage CE : il permet à un produit susceptible de présenter un danger (jouet, appareil électrique) d’être commercialisé en Europe. Il atteste une conformité, signalée par le fabricant, à un minimum de règles de sécurité et de santé publique.

Date de péremption : "À consommer jusqu’au… " correspond à la date limite de consommation, au-delà de laquelle le produit présente un danger pour la santé. "À consommer de préférence avant le…" correspond à la date limite d’utilisation optimale, au-delà de laquelle l’aliment, sans être dangereux, peut perdre de ses qualités gustatives.