Comment acheter de la musique en ligne ?

Comment acheter de la musique en ligne ?

De plus en plus de Français ont déjà téléchargé de la musique sur Internet, selon une étude réalisée pour la Sacem. Aujourd'hui, un nombre important de morceaux sont accessibles légalement...

Télécharger des morceaux de musique sur son ordinateur en allant les chercher sur Internet dans un cadre tout à fait légal est maintenant à portée de clic. On recense des dizaines de sites payants (Fnac Music, Universal Music, Sony Music, Virgin Mega, e-compil, iTunes Music Store...).

MP3, Atrac, WMA, etc.

Le mode opératoire est pratiquement toujours le même : après avoir consulté l'offre et

découvert le morceau convoité, on remplit un formulaire de renseignements personnels, on commande, et on paie en ligne avec sa carte bancaire. Ces sites permettent de télécharger de la musique, généralement sous le format MP3, même si, pour limiter la copie et le piratage,
certains opérateurs proposent des formats spécifiques (Atrac pour Sony, WMA pour La Fnac et Virgin, etc.).

Plus de choix pour les PC

Pas si simple pourtant d'acquérir un morceau de musique. À partir d'un Macintosh ou d'un PC, les possibilités ne sont pas identiques. Et certains sites sont accessibles par Internet Explorer et non par Safari… À partir d'un Macintosh, la voie royale est de se connecter au site de l'AppleStore (iTunes, accessible également à partir d'un PC) : la procédure est transparente. À partir d'un PC, la palette est très large mais, si le choix est vaste, ce n'est pas plus facile pour autant.

Sachez enfin que le choix du service de téléchargement dépend en aval de votre système d'écoute. Pas de problème avec iTunes si vous disposez d'un iPod pour lire la musique, ou avec Sony Connect si vous écoutez sur un appareil fabriqué par Sony. L'inverse n'étant pas vrai, graver d'abord les titres sur un CD permet généralement de contourner les difficultés.
Mais si l'offre s'étoffe de jour en jour, ne comptez pas dénicher par ce moyen des pépites introuvables ailleurs.

Un inventaire à la Prévert

Le "top ten" des morceaux achetés sur Internet n'est pas différent de celui des supports traditionnels. Mais l'intérêt du téléchargement est que l'on peut acheter la musique morceau par morceau et faire soi-même sa "compil" au lieu d'acquérir un CD entier pour écouter un seul titre. Les prix diffèrent peu d'un

site à l'autre : un titre coûte environ 0,99, et un
album de 6,99 à 9,99.
Si une différence existe avec les prix pratiqués en magasin (environ 15 €), il faut considérer qu'il ne s'agit pas du même achat. En plus de la musique, il faut acquérir un CD vierge dans le cas où l'on souhaite la graver pour l'écouter ailleurs que sur son ordinateur.Et si on veut la pochette, la reproduction de
celle-ci n'est possible qu'en
basse définition, et les informations techniques du titre sont absentes.
Parallèlement à cette offre de sites payants, la copie gratuite s'est considérablement développée, provoquant la colère des sociétés d'auteurs, qui assimilent cette pratique à de la contrefaçon.

Contrefaçon contre copie privée

Jusqu'en 2006, la contrefaçon pouvait coûter cher. En témoignent des décisions de justice, comme celle du tribunal correctionnel de Pontoise (en région parisienne) qui a condamné un enseignant de 28 ans à une amende de 3 000 € avec sursis et à 10 200 € de dommages et intérêts pour "contrefaçon par édition ou reproduction d'une œuvre de l'esprit au mépris des droits de l'auteur". Il avait en effet

téléchargé pas moins de… 10 000 œuvres musicales entre 2003 et 2004.

Les tribunaux ne sont pas tous d'accord

Mais, les tribunaux n'ont pas tous pris des décisions allant dans ce sens. Car les partisans de la musique gratuite s'appuient sur l'autorisation de la "copie privée" : l'article L. 122-5 du Code de la propriété intellectuelle dispose que, lorsqu'une œuvre a été divulguée, son auteur ne peut en interdire les copies ou reproductions "strictement réservées à usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective". Il ne faut pas oublier que, pour compenser le préjudice financier subi par les auteurs, une redevance (0,56 € par unité) a été instaurée en 2001 sur l'achat de supports vierges – CD, DVD, cassettes. Elle aurait rapporté 135 millions d'euros en 2002.

Une loi sur les droits d'auteur

La loi du 1er août 2006 constitue une tentative de concilier rémunération des auteurs et liberté des internautes. Les rédacteurs du texte souhaitaient notamment passer d'une logique de répression à une logique de prévention. Ainsi, désormais, quand un internaute téléchargera illégalement de la musique pour son usage personnel, il ne risquera plus de prison mais une simple contravention. Le téléchargement d'une ou plusieurs œuvres relèvera d'une simple contravention de la 1ère classe, la plus basse sanction pénale existante (38 € d'amende maximum). Si le téléchargement s'accompagne de la mise à disposition de ces œuvres, une peine d'amende de 150 € au maximum, correspondant à une contravention de la 2ème classe, pourra être prononcée.

Que signifie MP3 ?

Le MP3, "MPEG Audio

layer 3", est un format de compression de données audio, développé par l'Organisation de standardisation internationale (ISO). Ce format permet de compresser à un taux de 1/12 les formats audio habituels. Il permet de faire tenir l'équivalent en fichiers de douze albums de musique sur un seul CD-Rom.

L'échange gratuit de fichiers

Dans le collimateur de la justice, le "peer to peer" (ou P2P - de pair à pair ou d'égal à égal en français), qui permet aux internautes de s'échanger gratuitement des fichiers. Les utilisateurs (6 à 8 millions d'adeptes en France) acceptent que, par l'intermédiaire d'Internet - et lorsque leur ordinateur est connecté -, leurs musiques, films, jeux vidéo soient copiés.Il suffit de disposer de plates-formes d'échange gratuites. Les plus communes sont eMule, Kaaza ou Soulseek.