Choisir un parquet pour la maison

Choisir un parquet pour la maison

Sain, chaleureux, le parquet ne manque pas de qualités, mais encore faut-il choisir la bonne essence et l’installer correctement.

Le parquet est de plus en plus demandé, pour son cachet naturel, son confort acoustique, sa facilité d’entretien et sa longévité.

Cependant, la dénomination "parquet" est réservée aux produits dont la couche supérieure, appelée couche d’usure - celle sur laquelle on marche -, est en bois et présente une épaisseur d’au moins 2,5 mm (norme NF EN 13-756). Les revêtements de sol stratifiés, moins chers, ne peuvent donc pas être appelés "parquets".

La longévité du parquet massif

Le parquet massif offre la durée de vie la plus intéressante (soixante-dix ans en moyenne). Il est constitué de lames pleines d’une seule et même essence, dont l’épaisseur peut varier de 10 à 23 mm et la largeur de 9 à 20 cm. La longueur des lames est elle aussi variable, et selon l’effet recherché vous aurez le choix entre des planches de 30 cm à 2,50 m de long. Il peut être proposé brut, vernis, huilé ou teinté en usine.

Son coût à l’achat hors pose est assez élevé : environ 60 €/m2 pour du chêne brut et 140 €/m2 pour du wengé brut. Pour une finition (lasurage, huilage, etc.), comptez 20 % en plus.

Le parquet contrecollé, simple à poser

Le parquet contrecollé est composé de trois couches de bois. Un premier support en résineux est couvert d’une couche intermédiaire faite de bois latté, lui-même habillé d’une couche de parement, ou d’usure, en bois noble (chêne, érable…), d’une épaisseur minimale de 2,5 mm.

Plus fin que le massif, et moins cher (40 €/m2 pour du chêne et 120 €/m2 pour du wengé), le parquet contrecollé (de 10 à 15 mm d’épaisseur) existe lui aussi en plusieurs largeurs (de 8 à 19 cm) et différentes longueurs.

Sa pose est simple mais sa durée de vie plus courte. Le rendu reste agréable. Chêne, ipé, châtaignier… ? Les essences sont classées en quatre catégories de dureté : de A, matériau le plus tendre, à D, le plus résistant. La lettre figure sur l’emballage.

Les essences et leur usage

CLASSE D'USAGE ESSENCES DURETE PIECES
Usage domestique modéré Aulne, épicéa, pin sylvestre, sapin A Chambres, couloirs peu fréquentés...
Usage domestique général Bouleau, châtaignier, mélèze, merisier, noyer, pin maritime, sipo, teck B Séjour, salle à manger...
Usage domestique élevé Charme, chêne, érable, eucalyptus, frêne, hêtre, iroko, makoré, moabi, orme C Hall d'entrée, cuisine, pièces de vie, couloirs...
Usage public et domestique élevé Ipé, jatoba, wengé D Hall de réception, salle polyvalente, bureau...

La pose clouée, réservée aux parquets massifs

Une fois que vous avez choisi le type de parquet et l’essence, restent les différentes sortes de pose. La pose clouée, réservée aux parquets massifs de 18 mm d’épaisseur minimale, convient à toutes les pièces de la maison à l’exception des pièces d’eau ou des pièces chauffées par le sol.

Les lames sont fixées avec des pointes sur des lambourdes ou des solives. Attention, ce type de pose surélève le sol d’au moins 5 cm et doit être confié à un professionnel (environ 30 €/m2).

La pose collée, pour les bons bricoleurs

La pose collée concerne aussi bien les parquets massifs que les contrecollés. Elle est compatible avec un système de chauffage par le sol.

Les lames sont collées directement sur une chape de ciment ou des panneaux de contreplaqué ou d’aggloméré. Un bon bricoleur peut s’y atteler sans trop de difficulté.

La pose flottante, pour les bricoleurs sans expérience

La pose flottante est accessible à tous les bricoleurs, grâce à une technique d’assemblage par clic autobloquant des lames de parquets contrecollés. "En une journée, un bricoleur sans expérience peut espérer parqueter une pièce de 15 à 20 m2", assure Daniel Attia, responsable de la boutique Dinasol, à Paris.

En cas de rénovation du logement

Si vous rénovez votre logement, sachez que vous pouvez poser du parquet massif ou contrecollé sur un revêtement en marbre, béton, pierre ou carrelage, ou le clouer sur une dalle en contreplaqué. Assurez-vous toutefois que le sol est plan, sain et sec. Corrigez le tir, si nécessaire, avec un léger ragréage (répandez un enduit de lissage) ou une couche de polyéthylène extrudé qui favorisera l’adhérence au sol.

Sur les sols en plastique ou les tapis aiguilletés, la pose de parquet flottant est parfaitement adaptée. Si le support est une moquette, mieux vaut l’arracher et ôter le surplus de colle avant de poser le parquet flottant ou de coller le parquet massif. Dans tous les cas, assurez-vous que les portes ne nécessitent pas de rabotage.

Finition et entretien

Il existe trois types de finition :

  • La vitrification pose un film transparent et protecteur sur le bois. Elle peut être mate, satinée ou brillante, et s’entretient avec un chiffon humide et, de temps en temps, une solution pour raviver son éclat.
  • L’huile, en mat ou satiné, enrobe les fibres de bois sans les graisser. Renouveler les applications à l’aide d’une serpillière trois fois par an et entretenir le parquet avec un savon nettoyant adapté.
  • La cire remplit les pores du bois pour le protéger des taches et des rayures. Un coup de balai ou, de temps en temps, un chiffon imbibé de cire suffisent à l’entretenir.