Photovoltaïque : et si le courant passait ?

Photovoltaïque : et si le courant passait ?

Grâce au système de rachat de l'électricité produite, le photovoltaïque connaît en France un succès croissant.

Dans certains matériaux semi-conducteurs comme le silicium (un composant du sable), les photons contenus dans les rayons lumineux agitent des électrons, ce qui crée un courant électrique continu. C’est l’effet photovoltaïque découvert par Becquerel. Ce courant peut être soit stocké dans une batterie (dans le cas de sites isolés, non raccordés au réseau), soit transformé en courant alternatif via un onduleur, utilisable dans la maison ou revendu sur le réseau.

Comment fonctionne une installation photovoltaïque ?

1. Les modules installés sur le toit produisent de l’électricité.

2. Le courant passe par un onduleur qui le transforme en un format compatible avec les besoins des appareils électriques (alternatif).
3. L’électricité produite en plus est mesurée par le compteur et injectée sur le réseau.

De l'énergie à revendre

Avant d’investir dans une installation photovoltaïque, on se rapprochera à la fois de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire) de sa région et d’EDF.

Le rachat obligatoire de l’électricité produite par un générateur photovoltaïque à un prix attractif (par exemple en 2008, 0,57 € le kilowattheure pour des modules intégrés au bâti) a fait décoller le marché ces trois dernières années. Un investissement avantageux et ce malgré le fait que les bénéfices de la revente sont imposables et que le prix de rachat a progressivement chuté. Ainsi, au 30 septembre 2012, le prix est de 0,3539 €. A savoir, le tarif d'achat en vigueur au moment de la signature du contrat reste valable pendant toute la durée du contrat avec EDF (le principal acheteur d’énergie), soit 20 ans. 

Dix mètres carrés de capteurs produisent en moyenne 1 000 kWh par an. Le coût d’un générateur se situe autour de 7 000 €, pose incluse, sans tenir compte des aides financières : crédit d’impôt de 22 % pour l’achat du matériel dans la résidence principale, TVA à 5,5 % si le logement a plus de deux ans, subventions des collectivités locales… Les démarches administratives restent néanmoins lourdes et il faut ajouter à la facture les frais annexes d’accès au réseau. L’investissement est généralement rentabilisé entre huit et vingt ans.

Ne pas oublier l’assurance

Une installation photovoltaïque est un bien immobilier "par destination" car elle fait partie du bâti de l’habitation. Elle doit donc être déclarée à l’assureur qui intègre sa valeur au contrat multirisque habitation. Dans le cas de la revente d’électricité sur le réseau, le gestionnaire (EDF ou autres) exigera une attestation mentionnant la responsabilité civile de l’activité de production d’électricité par panneaux photovoltaïques. Pour en savoir plus : association Hespul (www.hespul.org).

Quels impacts sur l’environnement ?

Si le solaire a très peu d’impact sur l’environnement, on lui reproche une forte dépense d’énergie pour la fabrication des panneaux. Un module photovoltaïque, d’une durée de vie minimale de vingt-cinq ans, mettrait ainsi quatre à dix ans pour produire en retour l’énergie qui a été utilisée pour sa fabrication.