Autoconsommation photovoltaïque : gare aux promesses trop alléchantes

Autoconsommation photovoltaïque : gare aux promesses trop alléchantes
Des sites Internet diffusent des informations trompeuses sur l’autoconsommation photovoltaïque. - © cnythzl

Produire et consommer sa propre électricité grâce à des panneaux photovoltaïques ? Cette pratique, encore marginale, pourrait bientôt se développer. Un phénomène qui attire les escrocs.

En 2017, à peine 15 000 foyers français avaient fait le choix de l’autoconsommation d’électricité. Mais cette pratique, qui consiste pour un particulier ou une entreprise à consommer le courant produit par son installation, panneaux photovoltaïques ou éoliennes, devrait bientôt faire de nouveaux adeptes. La loi du 24 février 2017 lui a, en effet, donné un cadre juridique fiable pour inciter son développement. Une opportunité pour les « éco-délinquants ».

Le syndicat des professionnels du solaire, Enerplan, met, en effet, en garde contre une recrudescence des sites Internet diffusant des informations trompeuses sur l’autoconsommation photovoltaïque. Ils « promettent le plus souvent des économies exorbitantes tout en faisant la promotion d’aides d’Etat qui n’existent pas ou dont les clients ne pourront pas bénéficier », dénonce le syndicat. Ils laissent ainsi croire « qu’une installation solaire permettra à elle-seule de ne plus payer de facture d’électricité ».

L’association de consommateurs, l’UFC-Que Choisir, rapporte par exemple le cas d'un site qui vend des radiateurs électriques à inertie et propose de « brancher le soleil sur vos radiateurs » en les associant à des panneaux photovoltaïques. « Votre chauffage utilise principalement les watts que vous produisez », assure-t-il. Une affirmation mensongère puisque les radiateurs chauffent surtout l’hiver, période où la production photovoltaïque est au plus bas.

Choisir un professionnel qualifié RGE

Pour lutter contre ces escrocs, Enerplan a l’intention de contacter les propriétaires des sites et d’alerter les autorités compétentes. Le syndicat conseille aux particuliers intéressés par l’autoconcommation de faire appel à des professionnels qualifiés RGE (Reconnu garant de l’environnement).