Payer moins cher ses courses

Payer moins cher ses courses

Pour effectuer vos achats alimentaires, vestimentaires, ou sanitaires, il existe de nombreuses astuces pour payer moins cher… et écologique.

Les fruits et légumes sains des Amap

Maintenir une agriculture paysanne sans grever le budget des consommateurs, tel est l’objectif des associations pour le maintien de l'agriculture paysanne (Amap) qui ont vu le jour en France en 2001.

Il en existe aujourd’hui plus de 1600 situées dans pratiquement toutes les régions. Elles proposent aux particuliers de conclure un contrat directement avec un fermier de leur région pour bénéficier de produits sains et naturels.

Pour environ 15 € par semaine, les adhérents de l’antenne locale de l’Amap reçoivent un panier de fruits et légumes de saison. En contrepartie, le paysan est assuré d’une rémunération régulière, réputée juste et équitable.

Les personnes qui s’inscrivent s’engagent pour plusieurs mois et règlent leurs paniers d’avance (en plusieurs versements). Le contrat permet au groupe de choisir en début de saison ce qu’il aimerait que l’agriculteur plante.

Cinq régions disposent d’un site Internet local. Les personnes intéressées résidant dans une autre région se connectent sur le site de l’association (www.amap-france.fr) pour entrer en relation avec le groupe local le plus proche de leur domicile.

Alimentation : les bons plans du bio

Le bio, c’est souvent plus cher. En évitant les intermédiaires, il est possible de faire baisser la facture et… Internet nous offre l’un des plus courts chemins de la ferme à l’assiette. À côté des Amap, il est possible de se procurer le marché de la semaine en quelques clics.

Le campanier (www.lecampanier.com). Fonctionne sur le principe de la précommande pour un panier de légumes et/ou de fruits à aller chercher chez un commerçant relais du quartier (9 € le petit sac de légumes de 2 kg environ).

Le panier fermier (www.panierfermier.fr). Huîtres, volailles, jambon, fromage, saucisses, céréales ou produits d’entretien… tout est bio. Livraison à partir de 49 e d’achat en Ille-et-Vilaine et dans la région de Dinan.

Le panier paysan (www.lepanierpaysan.com). Viande, fruits et légumes, fromages… les courses de tous les repas de la semaine livrées pour un minimum de 92 € (pour 2 personnes). Réservé aux habitants de la Provence, des Pays de Loire, de l' Auvergne, de la Lorraine, de la Franche-Comté, de Paris et sa petite couronne, et du Vaucluse, Bouches-du-Rhône, du Béarn et du Pays Basque, du Gard, de la Côte d'Azur et aussi des départements de la Drome, de l'Ardèche,  de l'Isère, du Var...

Produits d’entretien : l’alternative écologique

Selon un sondage de l’Ifop, 93 % des Français considèrent qu’utiliser des produits d’entretien classiques est mauvais pour l’environnement ; 82 % pensent également que ce n’est pas bon pour la santé. Heureusement, des astuces existent pour éviter d’y avoir recours.

Nos grands-parents utilisaient le vinaigre, le bicarbonate de soude et le savon de Marseille, sans savoir qu’ils étaient écolos avant l’heure. Leurs méthodes – toujours d’actualité – permettent de faire le ménage avec un minimum de produits et d’obtenir un résultat identique.

Recette pour remplacer la lessive classique dans une machine à laver : diluer 150 grammes de savon de Marseille en copeaux dans 3 litres d’eau bouillante et en mettre un verre par lessive après avoir bien secoué.

Quelques cuillerées à café de bicarbonate de soude enlèveront les mauvaises odeurs et empêcheront l’accumulation de calcaire dans la machine.

On trouve de nombreuses astuces de nettoyage sur le site www.ecoconso.be. D’autres "trucs" sont recensés dans un petit livret de 56 pages "Raffa, le grand ménage", téléchargeable gratuitement sur le site http://raffa.grandmenage.info.

Médicaments : achetez-les derrière le comptoir

Pour réduire les demandes de remboursements auprès de l’assurance-maladie, les patients sont invités à se procurer directement certains médicaments délivrés sans ordonnance.

Cependant, alors que les spécialités pharmaceutiques remboursables par la Sécurité sociale sont soumises à un régime de prix contrôlé, les prix des médicaments non remboursables sont librement fixés par les laboratoires ou les officines. Du coup, leur montant varie du simple au triple d’une pharmacie à l’autre !

Deux astuces permettent de repérer les moins coûteux.

1 - Repérer le nom de la molécule, c’est-à-dire la dénomination commune internationale (DCI). Ainsi l’Ibuprofène, couramment utilisé contre la douleur, est commercialisé sous une vingtaine de marques différentes. La moins chère est tout aussi efficace que la plus onéreuse.

2 - Opter pour le médicament équivalent vendu "derrière le comptoir". Les produits délivrés obligatoirement par le pharmacien bénéficient d’une TVA plus avantageuse (2,1 % pour les produits remboursables, contre 5,5 % pour les autres).

Par exemple, le Nurofen®, un antidouleur à base d’Ibuprofène vendu en libre-service "devant le comptoir" est trois fois plus cher que l’Advil®, une spécialité remboursable, délivrée "derrière le comptoir", mais accessible sans ordonnance !

On trouve la liste des médicaments en vente libre sur le site du Vidal de l’automédication : www.automedication.fr. Le tarif des spécialités remboursables (vendues derrière le comptoir) y figure, ce qui permet de déterminer un prix de référence pour les boîtes commercialisées devant.

Préférez les boîtes de médicaments trimestrielles

Depuis janvier 2008, les boîtes de médicaments sont soumises à une franchise de 0,50 € par boîte dans la limite de 50 € par an. Pour les malades qui suivent un traitement longue durée (diabète, cholestérol ou hypertension, par exemple), l’addition grimpe rapidement.

Chaque fois que cela est possible, les patients ont donc intérêt à demander à leur pharmacien des médicaments en conditionnement trimestriel.

Le bénéfice est double car, vendus en quantité plus importante, les médicaments reviennent moins chers à l’unité.

Comparer les offres des opticiens avant d'acheter

D’une enseigne à l’autre, on peut constater sur un même type de lunettes des écarts de prix pouvant atteindre 50 %. Avant de se décider, il est astucieux de demander un devis dans trois ou quatre magasins.

Il détaillera le prix et la marque de la monture ainsi que le coût et la qualité des verres choisis à côté du montant du remboursement de l’assurance-maladie (1,85 € pour la monture et 65 % d’un tarif qui varie entre 2,29 et 24,54 € par verre, selon le défaut visuel ; 19,80 € pour la monture et 65 % d’un tarif qui varie entre 12,04 et 66,62 € par verre, pour les moins de 18 ans) et éventuellement de celui de la complémentaire santé.

Si la monture est coûteuse, c’est vraisemblablement parce qu’elle est siglée. Pour diminuer le coût de l’équipement, mieux vaut regarder du côté des sans marque, souvent aussi jolies et solides.

Pour les verres, les opticiens travaillant toujours avec plusieurs fournisseurs, ne pas hésiter à demander au vendeur de regarder si un autre fabricant n’a pas une offre plus intéressante.

Systématiquement, l’opticien propose le meilleur pour ses clients : des verres amincis pour les myopes, progressifs pour les presbytes et antireflets, anti-salissures ou anti-rayures pour tout le monde.

Si certains traitements sont incontournables (amincis ou progressifs), d’autres ne sont pas indispensables, mais font grimper la note.

Il est possible de conjuguer les avantages des bas prix sur une monture et sur ses verres en achetant la première là où elle est proposée à un prix raisonnable et les verres chez un opticien qui pratique des prix plus intéressants. C’est à ce dernier qu’il appartiendra d’adapter les verres à la monture.

Économiser une visite chez l’ophtalmologiste

Inutile de prendre rendez-vous chaque année chez l’ophtalmologiste lorsqu’il s’agit juste de corriger quelques dioptries en moins. On peut se rendre directement chez un opticien, muni de son ancienne ordonnance, à condition qu’elle date de moins de trois ans.

Le technicien mesurera le nouveau degré de correction nécessaire et commandera des verres adaptés.

Attention, cette disposition n’est valable que pour les plus de 16 ans et jamais pour une nouvelle pathologie : l’opticien modifiera la correction d’un myope, mais n’équipera pas son client de verres progressifs, sans l’avis et la nouvelle ordonnance d’un praticien, le jour où son patient devient presbyte.

Vêtements d’occasion pour adultes

La traque aux vêtements d’occasion donne le loisir de s’habiller à peu de frais, de s’offrir des vêtements griffés qu’on ne pourrait jamais acheter neufs ou de se constituer une garde-robe vintage à faire pâlir d’envie une victime de la mode.

Les marchés aux puces des grandes villes, les dépôts-ventes, les communautés Emmaüs, les centres du Secours populaire et du Secours catholique sont d’excellents fournisseurs. On trouve aussi de tout dans les friperies (dont l’incontournable Guerrisol, sis 17 boulevard Rochechouart, 75009 Paris).

Attention aux fausses friperies destinées aux fashionitas et donc assez chères… Il ne faut pas non plus négliger les vides greniers et les brocantes, ni les foires aux vêtements qui se déroulent un peu partout en France.

Pour s’habiller à petit prix, voici quelques adresses :