Meuble, bricolage : les bons plans

Meuble, bricolage : les bons plans

Si vous achetez du mobilier ou de la déco, pensez aux ventes aux enchères et aux magasins d’usines pour réduire la facture.

Acheter son mobilier aux enchères

Du mobilier courant aux œuvres d’art, les salles de vente regorgent de trésors. Les objets vendus aux enchères proviennent soit de particuliers qui souhaitent se démettre de meubles, soit de saisie judiciaire.

La mise à prix des objets courants démarre très bas et on peut réaliser de bonnes affaires sous réserve de connaître le prix pratiqué dans le commerce, de ne pas rechercher la pièce rare ou signée… et de ne pas se laisser entraîner par l’excitation de l’enchère.

Surenchérir pour participer à une vente

La vente se déroule en principe au sein de l’hôtel de vente local. En zone rurale, elle se tient le plus souvent à l’extérieur de la maison dont le mobilier est vendu. Peu de formalités pour participer, il suffit de lever la main et de surenchérir. L’objet est attribué au dernier qui a annoncé l’enchère la plus élevée.

Exposés la veille ou le jour même de la vente, les objets seront examinés attentivement, car ils ne peuvent être ni remboursés, ni échangés et ils ne bénéficient d’aucune garantie lorsqu’ils proviennent d’une saisie judiciaire.

Des frais à payer en plus du prix de vente

L’acquéreur doit payer comptant et supporte en sus du prix de l’adjudication des frais dont le montant varie d’une maison de vente à l’autre, entre 10 à 20 % du prix de vente (14,352 % pour les ventes judiciaires).

Les bonnes affaires des communautés Emmaüs

Objets insolites ou quotidiens, mais d’occasion, chacun trouvera ce qu’il cherche en se rendant dans l’une des communautés Emmaüs : vêtements, meubles, appareils électroménagers, bibelots, antiquité. Rentrer dans un de ces lieux permet de découvrir la caverne d’Ali Baba.

Rien ne se perd, tout se transforme

Chez Emmaüs, rien ne se perd, tout se transforme. Récupérés auprès des particuliers, les objets sont triés, remis en état et proposés à la vente à des prix souvent très intéressants.

Le chaland qui recherche une marque spécifique ou un objet bien précis risque la déception, car comme dans une brocante, on trouve de tout mais pas le dernier modèle.

Les appareils électroménagers ne sont pas toujours garantis

Les appareils électroménagers vendus en état de marche ne bénéficient pas toujours d’une garantie. Car chaque communauté d’Emmaüs fixe librement ses prix et ses propres règles de commercialisation : prix, garanties, etc.

Toutes les communautés d’Emmaüs possèdent une salle des ventes. Elles ne vivent que du fruit de leur vente, accueillent et procurent du travail à des personnes en grande difficulté sociale.

Un geste solidaire

En prenant le temps de chiner, on se meuble ou s’habille à moindre coût, en effectuant un geste solidaire.

Sur le site d’Emmaüs (www.emmaus-france.org) figurent les coordonnées des différentes salles de ventes animées par ses communautés.

Des magasins d’usine pour les marques

Vaisselle, électroménager, literie… Beaucoup de grandes enseignes de la décoration et de l’équipement possèdent un ou plusieurs magasins spécialisés dans le déstockage. Les remises tournent généralement autour de 20 %, mais il n’est pas rare de dénicher des réductions de 50 %.

Les magasins d'usine écoulent des fins de séries

Souvent installés – comme leur nom l’indique – à la sortie de leur usine, ils écoulent des fins de séries, des articles de second choix qui présentent de légers défauts et, parfois, des modèles d’exposition.

Par exemple, la palette des réductions de Téfal de Rumilly (Haute-Savoie) va jusqu'à 50 %. Ce magasin organise chaque année, sa grande braderie avec des ventes d’accessoires au kilo.

Trouver un magasin d'usine

Deux sites Internet fournissent la liste des fabriques qui disposent d’un tel magasin dans toute la France : www.lesmagasinsdusine.com et www.magasins-usine.info.

Les ESAT proposent des services aux particuliers

Ménage, jardinage, petit bricolage… les établissements et services d'aide par le travail (ESAT) proposent aux entreprises mais également aux particuliers des services dans de multiples domaines. Ces structures permettent aux personnes handicapées d’exercer une activité rémunérée.

La qualité des prestations est garantie par l’encadrement composé de techniciens et de professionnels.

Pas de tarif spécifique

Il n’existe pas de tarif spécifique à ce type d’établissement, les prix pratiqués correspondent à ceux du marché : ils ne sont ni plus ni moins élevés.

Cependant, le recours à un ESAT pour la réalisation d’un service rendu à domicile permet de bénéficier du dispositif des emplois à domicile.

Les avantages fiscaux du recours à un ESAT

En principe, la facture délivrée par un ESAT ouvre droit à d’une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 50 % des sommes effectivement supportées et dans la limite d’un plafond de 12 000 €, soit une réduction d’impôt maximale de 6 000 €.

Des majorations liées à la composition de la famille ou à la situation de handicap de la personne bénéficiaire des services sont possibles.

À l’intérieur de ces limites, les travaux de petit bricolage ne sont retenus qu’à hauteur d’une durée de 2 heures pour un même travail et 500 € par an, les services d'informatique et d'Internet à domicile jusqu'à 3 000 € et ceux de petit jardinage jusqu’à 5 000 €.

Un crédit d'impôt possible à certaines conditions

Cette réduction d’impôt se transforme en "crédit d’impôt" (remboursable aux personnes non imposables) lorsque la personne qui sollicite ces services exerce une activité professionnelle ou est inscrite comme demandeur d’emploi.

Bricolage : profiter des cours gratuits

Depuis que les femmes percent et vissent sans complexes, les grandes enseignes spécialisées qui cherchent à s’attacher leur clientèle développent des cours gratuits de bricolage, ouverts aussi à la gent masculine. Selon la compétence ou le perfectionnement recherché, on a le choix entre trois formules.

Des fiches conseils et des guides en ligne

À destination des personnes déjà bonnes bricoleuses, les magasins spécialisés mettent à disposition des fiches conseils et les guides en ligne. Sur Internet, relevons principalement ceux dispensés sur les sites www.bricorama.fr, www.leroymerlin.fr, www.mr-bricolage.fr ou www.weldom.com.

En bricolage comme en cuisine, rien ne remplace le "coup de main". Des petites vidéos montrent les gestes techniques indispensables à connaître pour un travail propre, efficace et… sécurisé. On en trouve notamment sur les sites www.bricovideo.come ou www.netprof.fr.

Prendre des cours de bricolage

Rien ne vaut un cours avec travaux pratiques ! L’enseigne Castorama en dispense tous les samedis matin dans ses magasins et accueille celles et ceux qui souhaitent apprendre à appliquer une peinture « à effet », à poser une plinthe ou à monter une cloison. Renseignements www.castorama.fr.

Les bons réflexes du dépannage d’urgence

Un conjoint bricoleur se chouchoute ! Il (ou elle) évite à la famille les pièges tendus par certaines officines de dépannage. Source de nombreux litiges et de multiples abus, le secteur du dépannage à domicile est cependant réglementé pour les activités qui concernent le bâtiment et l’équipement de la maison.

Connaître ses droits permet d’éviter de se retrouver avec une facture de plus de 500 € pour un simple joint à changer ou une vis à resserrer.

Le dépanneur doit indiquer ses tarifs

Préalablement à son intervention, le dépanneur a l’obligation de communiquer ses tarifs à la personne qui le sollicite.

De plus, si le montant estimé de la réparation dépasse 150 € TTC ou si le client le demande, le dépanneur doit établir un devis détaillé préalablement à l’intervention, sauf s’il s’agit d’une urgence absolue.

Ce devis est validé par la mention manuscrite, datée et signée par le client : "Devis établi avant l’exécution des travaux".

Eviter de signer un devis après une intervention

En pratique, certains dépanneurs ne font signer ce devis qu’après l’intervention. Si le client accepte alors que le travail est déjà réalisé, il ne dispose d’aucun recours s’il estime après coup le tarif excessif. Signer, c’est s’engager.