Acheter ses lunettes moins cher

Acheter ses lunettes moins cher
Les lunettes coûtent cher, la Sécurité sociale les rembourse mal, et la prise en charge par les complémentaires santé est désormais plafonnée. - © GeorgeRudy

Beaucoup d’opticiens, des offres à foison, il n’est pas facile de se retrouver dans le monde de l’optique. Les clés pour y voir plus clair et réduire la facture.

Les lunettes coûtent cher, la Sécurité sociale les rembourse mal, et la prise en charge par les complémentaires santé est désormais plafonnée. Or, c’est un achat incontournable. Quel que soit son défaut de vision, voici ce qu’il faut savoir.

Comment s’assurer de la bonne qualité des verres ?

« Tous les verres sur le marché respectent la norme CE et, du point de vue de l’optique, ils ne posent aucun souci, explique Patrice Camacho, opticien et administrateur du Syndicat des opticiens entrepreneurs. Ce qui varie ? La qualité des traitements antireflets notamment, plus ou moins bonne, ainsi que leur adéquation aux besoins du porteur. » Ainsi, une fatigue visuelle ou un inconfort qui s’installent après quelques heures de port peuvent trahir une qualité insuffisante. N’hésitez pas à retourner voir l’opticien. Par ailleurs, le verre minéral disparaît au profit du verre organique, en plastique ou en composite.

Peut-on adapter tous les verres sur toutes les formes de montures ?

Non. Pour la myopie, les verres sont épais à la périphérie et mieux vaut opter pour une monture petite et peu haute, afin d’éviter le recours à des verres amincis, plus chers.

Pour l’hypermétropie, les verres sont au contraire plus épais en leur centre qu’au bord. Il est préférable de choisir une monture plus grande pour ne pas réduire la largeur du champ visuel. Pour la presbytie, l’idéal est de porter une monture assez haute.

Quelle matière choisir pour les montures ?

Pour qui recherche discrétion et solidité, le métal est le matériau idéal. Cependant, il peut contenir du cobalt ou du nickel. Les personnes allergiques devront s’orienter vers le titane, ou l’acier inoxydable qui est moins coûteux. Le plastique offre une multitude de couleurs et de formes, compatibles avec toutes les variétés de verres, mais il marque davantage le visage. Quant au bois, il est agréable au toucher mais plus fragile que les autres.

Qu’apportent les verres haut de gamme ?

Ils sont fabriqués de façon individualisée. Toutes les zones du verre sont calculées pour réduire les aberrations optiques qui perturbent la vision. Cela étant, « choisir des verres très performants n’est pas forcément mieux, explique le Dr Xavier Subirana, ophtalmologiste et vice-président du Syndicat des ophtalmologistes de France. Ainsi des verres progressifs haut de gamme donnent une meilleure acuité de près, mais ils ne conviendront pas à un chauffeur de poids lourds qui a besoin d’une grande zone pour la vision de loin. »

Dans quels cas préférer des verres amincis ?

« Dès que l’on commence à aborder des corrections de 2-3 dioptries, ce traitement est indispensable, précise le Dr Subirana. Il optimise le confort et l’esthétique des verres. » Il est également conseillé pour les montures en demi-cercles.

Quand le traitement antireflet est-il vraiment utile ?

Cette option est recommandée lors de la conduite de nuit et lorsque l’on travaille sur ordinateur, afin de limiter les reflets renvoyés par l’écran. L’opticien la conseille systématiquement sur des verres amincis.

En cas de presbytie, peut-on se contenter de lunettes loupes ?

Ces loupes dépannent, mais elles n’ont pas à se substituer à des lunettes prescrites par un médecin. Puisqu’elles ne sont pas parfaitement adaptées à la vue, notamment en ce qui concerne le centrage des verres, leur port prolongé peut occasionner des maux de tête ou des yeux qui tirent. De plus, elles ne tiennent pas compte d’un éventuel astigmatisme.

Les verres « vision ordinateur » sont-ils valables ?

Il s’agit en fait de verres progressifs comportant seulement les zones de vision de près et intermédiaire (à moins d’un mètre). « On les conseille surtout aux personnes presbytes n’ayant pas besoin de correction de loin et aux myopes qui travaillent beaucoup sur écran », explique Patrice Camacho.

Chez un enfant, à quoi faut-il faire attention ?

La monture doit être bien adaptée à l’arête du nez, moins prononcée que celle d’un adulte, sans exercer une pression trop forte sur le nez et les oreilles. De plus, les enfants ont tendance à regarder beaucoup vers le haut, étant plus petits que les gens qui les entourent : choisissez des montures qui montent un peu au-dessus du sourcil. Enfin, optez pour des verres en plastique, légers et incassables, et tenez compte de son avis. Il acceptera plus volontiers de porter des lunettes qu’il aime.

Comment serez-vous remboursés ?

Le remboursement s’opère en deux temps : par l’Assurance-maladie d’abord, puis par la complémentaire santé dont les remboursements sont plafonnés.

Remboursement par l’Assurance-maladie
  Montures Verres
Moins de 18 ans 18,29 €

De 7,22 € à 39,97€ selon le degré de correction par verre

Plus de 18 ans 1,70 €

De 1,37 € à 14,72€ selon le degré de correction par verre

Remboursement par la complémentaire santé

Montures Verres simples monture comprise

Verres complexes ou très complexes monture comprise

Jusqu’à 150 €

De 50 € à 470 €

De 200 € à 850 €

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