Téléphoner en Europe : une nouvelle étape vers la fin de la surfacturation

Téléphoner en Europe : une nouvelle étape vers la fin de la surfacturation
Depuis le 15 juin 2017, votre opérateur ne peut plus prélever des frais d’itinérance pour les appels, les messages et les données mobiles, si vous êtes en voyage dans un autre pays de l’UE que la France. - © Maridav

Un projet d’accord au sein de l’Union européenne limite les tarifs des appels passés et des SMS envoyés par un consommateur situé dans son pays de résidence vers un autre pays de l’UE.

C’est bientôt la fin des appels téléphoniques par mobile hors de prix sur le continent. Le Parlement européen et le Conseil ont conclu un accord provisoire favorable aux clients des opérateurs. Les deux institutions souhaitent plafonner à 19 centimes le prix des appels vocaux et à 6 centimes le montant des SMS, lorsque le consommateur se trouve dans son pays de résidence et communique avec une personne présente dans un autre pays de l’Union européenne (UE).

Depuis le 15 juin 2017, votre opérateur ne peut plus prélever des frais d’itinérance pour les appels, les messages et l’utilisation de données, si vous êtes en voyage dans un autre pays de l’UE que la France. Mais cette réforme, qui a marqué un progrès pour les clients, ne s’applique pas aux communications réalisées depuis le pays de résidence vers les autres pays de l’Union.

Le Parlement européen et le Conseil ont pris d’autres mesures. Le projet d’accord pose des règles pour permettre « aux consommateurs de mieux comparer les offres, de changer plus facilement d’opérateur et d’obtenir des compensations si » l’entreprise « prend trop de temps pour effectuer le changement », indique le Parlement dans un communiqué publié mercredi 6 juin.

Un système d’alerte des populations en cas d’attentat

Les deux institutions comptent aussi instaurer un système d’alerte téléphonique des populations « en cas d’urgence ou de désastre majeur et imminent, comme une attaque terroriste ou une catastrophe naturelle », selon le Parlement. L’envoi d’alertes par l’intermédiaire d’applications mobiles est prévu, ainsi que l’utilisation d’« outils de géolocalisation ».

Le Parlement et le Conseil doivent entériner leur accord provisoire. Après cette approbation, les Etats membres de l’Union européenne disposeront d’un délai de deux ans pour transposer les règles dans leur droit national.