Les dangers des contrefaçons

Les dangers des contrefaçons

Des lunettes de soleil, un sac, un stylo de marque vingt fois moins cher… Les contrefaçons sont particulièrement tentantes, mais à nos risques et périls !

Attention danger !

Autrefois cantonnée à l’industrie du luxe (stylos, sacs, bijoux, lunettes de soleil), la contrefaçon s’étend aujourd’hui aux objets de consommation courante : vêtements, jouets, produits alimentaires, cosmétiques… Or, non seulement leur commercialisation porte atteinte aux intérêts économiques des marques copiées, mais leur fabrication ne respecte aucune norme et n’est soumise à aucun contrôle.

De ce fait, ces produits sont potentiellement dangereux pour votre santé ou votre sécurité : lunettes de soleil qui peuvent être à l’origine de graves lésions oculaires, textiles et cosmétiques allergisants, bijoux fabriqués avec des matériaux radioactifs ou, encore, médicaments sans aucun principe actif, voire contenant des produits toxiques !

Et le marché du tabac n’est pas en reste. À côté des cigarettes de contrebande (venues de l’étranger sans être déclarées), le trafic des contrefaites explose. Or elles contiennent souvent davantage de produits toxiques (goudron, ammoniac), des substituts moins coûteux que les feuilles de tabac (foin, ­déchets), voire des impuretés comme des œufs d’insectes et… des excréments humains !

Douanes en action

C’est le service des douanes en tant que « police des marchandises » qui est chargé de lutter contre ces copies illicites. Son action n’est pas restreinte aux zones frontalières.
Même si l’essentiel des saisies est réalisé dans les aéroports et les ports, les Douanes effectuent aussi des contrôles inopinés à la sortie du métro, dans les trains ou les bus, sur les marchés aux puces, aux abords des stades, voire dans la rue pour débusquer les vendeurs à la sauvette.

"Les consommateurs doivent avoir à l’esprit qu’ils ne ­seront ­jamais tranquilles avec une copie ; ils peuvent se faire contrôler longtemps après l’avoir achetée », insiste la Direction générale des douanes (DGD).

Première sanction, la confiscation

Acheter, importer ou détenir une contrefaçon est un délit.

« Vous vous exposez à la confiscation immédiate des articles de contrefaçon, à une amende pouvant représenter deux fois la valeur de la marchandise copiée et à une peine de prison de trois ans maximum, détaille un agent des Douanes. Une enquête pénale peut être diligentée si on vous trouve en possession d’un grand nombre de copies. »

Le cas échéant, le dossier du contrevenant sera présenté au ­procureur de la République

Internet pas toujours net
Internet est devenu un canal important de distribution des contrefaçons, en particulier les sites d’enchères et de vente d’objets d’occasion entre particuliers sur lesquels des copies sont vendues quasiment au même prix que les produits authentiques !

Pour ne pas acheter de faux à votre insu, le mieux consiste à surfer sur des sites ayant « pignon sur rue » dont certains, comme PriceMinister ou eBay, collaborent avec les Douanes pour pister les vendeurs de contrefaçons.
La DGD recommande aussi de vérifier les commentaires postés par les internautes sur le vendeur ou le site. Le fait qu’il détienne peu d’exemplaires du même produit peut être considéré comme un signe d’authenticité, même si rien n’est garanti.

CInq conseils des douanes :

  •  Sélectionnez le lieu de vente. Le risque d’acheter une contrefaçon est plus élevé sur un marché aux puces, auprès d’un vendeur à la sauvette… Le métro, par exemple, n’est pas un endroit où l’on ­s’attend à acheter du parfum !
     
  •  Vérifiez la qualité du ­produit. Inspectez la solidité des coutures, les finitions, la robustesse et les matériaux utilisés (cuir ou plastique ?). Assurez-vous de la « cohérence » de l’objet avec la gamme des produits vendus par la même marque.
     
  • Contrôlez l’étiquette. Si elle comporte des fautes d’orthographe et/ou s’il n’y figure pas de logo du type CE ou NF vous assurant du respect des normes européennes ou françaises, c’est mauvais signe ; mais la présence de ces logos n’est pas non plus une garantie, car il arrive qu’ils soient copiés !
     
  •  Exigez l’emballage ­d’origine. Sa qualité doit ­correspondre à celle du ­produit : une montre de luxe n’est jamais vendue sousun blister en plastique.
     
  •  Fuyez les prix cassés. Si le prix est anormalement bas, il s’agit forcément d’un faux, surtout si le vendeur n’accepte que les espèces !