Banque, assurance : limiter vos frais

Banque, assurance : limiter vos frais

Pour optimiser votre budget, penchez-vous sur votre assurance et vos frais bancaires. Sans rogner sur les garanties, vous pouvez ainsi éliminer les doublons ou les options superflues.

Assurance : éliminer les « doublons »

Inutile de s’assurer deux fois pour la même chose ! Faute de bien connaître le contenu des contrats souscrits, pour se protéger au maximum, de nombreuses personnes accumulent sans le savoir des doublons de garanties.

Par exemple, souscrire une assurance scolaire pour couvrir la responsabilité civile de ses enfants et pour recevoir une indemnisation s’ils se blessent, n’est peut-être pas indispensable si la famille est équipée d’une multirisque habitation (qui assure déjà leur responsabilité civile) et d’une Garantie des accidents de la vie (GAV), qui prévoit le versement d’indemnités en cas d’accident. Ces deux contrats peuvent suffire.

Même principe pour l’assurance neige proposée au pied des pistes. La GAV indemnise déjà les séquelles en cas d’accident de ski. Et les skieurs équipés d’une carte bancaire Visa Premier ou Gold MasterCard bénéficient aussi déjà d’une garantie neige.

Pas d’accumulation d’indemnisations

Souscrire plusieurs assurances pour garantir le même risque ne signifie pas que l’on sera mieux remboursé. Il existe en effet un principe essentiel : quels que soient les dommages subis, matériels ou corporels, l’assurance ne peut être une source d’enrichissement.

Autrement dit, il n’est pas possible de percevoir une indemnisation au-delà de la perte réellement subie, quel que soit le nombre de contrats d’assurances dont on dispose.

Seul avantage : si l’un des assureurs a prévu un plafond d’indemnisation plus faible que le montant réel du préjudice, le second peut éventuellement compléter. La bonne méthode ? S’assurer une fois, mais vérifier que les garanties prises sont suffisantes.

Chèque, carte bancaire : connaître les dates de valeur

Remettre un chèque in extremis sur son compte ne suffit pas toujours à éviter le découvert ou à limiter les agios !

Car même si elles sont réduites, les banques appliquent souvent des « dates de valeur » : un chèque remis directement en agence ou auprès d’un Guichet automatique de banque (GAB) n’est en effet crédité sur le compte qu’un jour ouvré après sa date d’opération ou date d’enregistrement.

Lorsqu’un chèque est déposé tard dans un GAB, et que l’agence est fermée, la date d’opération est elle-même reportée au lendemain. Un chèque remis à la banque un vendredi peut ainsi n’être inscrit sur le compte que le lundi suivant, si l’établissement est fermé le samedi et le dimanche.

Même principe pour les dépenses : la date de valeur appliquée à un chèque émis est d’un jour ouvré également.

Pour les autres moyens de paiement (dépôt ou retrait d’espèces, virements ou prélèvements), la date de valeur est celle à laquelle l’opération a lieu : il n’y a donc aucun décalage.

Enfin, pour les paiements effectués au moyen d’une carte à débit différé, la date d’opération est celle à laquelle le commerçant présente la mise en paiement tandis que la date de valeur est celle à laquelle l’ensemble des paiements effectués sera prélevé en une seule fois, en début ou en fin de mois.

Le bon réflexe

Pour combler plus vite un découvert, mieux vaut remettre de l’argent en liquide directement à sa banque ou faire un virement (à partir d’un livret d’épargne par exemple) sur son compte plutôt que de déposer un chèque.

Frais bancaires : faire bon usage du « package »

Une carte bancaire, une assurance « perte et vol » des moyens de paiement, un découvert autorisé et l’accès à la consultation des comptes par Internet, le tout pour une dizaine d’euros par mois ? La plupart des banques proposent ce type de « package », c’est-à-dire un bouquet de services bancaires regroupés pour un prix forfaitaire.

Avantage : le prix de ce bouquet est en général nettement inférieur à ce qu’il faudrait débourser pour tous ces mêmes services, mais souscrits à l’unité.

En pratique, peu de clients ont cependant besoin de tout ce que comprend le « package ». D’autant que les banques y incluent parfois des prestations dont l’usage n’est que très occasionnel : chèque de banque, gratuité des frais d’opposition en cas de vol des moyens de paiement… En revanche, le montant des agios autorisés en cas de découvert par exemple, est souvent insuffisant ou inexistant dans un package de base, et donc facturé en plus.

Comment savoir alors si le « package » est une bonne affaire ou une dépense inutile ? En identifiant les services vraiment utilisés, pour calculer si les souscrire séparément (la banque doit offrir cette possibilité) ne reviendrait pas moins cher ou s’il ne faudrait pas plutôt opter un autre « package », moins coûteux… ou au contraire plus onéreux, mais qui comprendrait des services aujourd’hui payés en supplément.

Virements moins chers sur Internet

Passer par le site Internet de sa banque permet d’effectuer des virements de compte à compte, sans date de valeur : cela peut être une bonne façon d'anticiper un découvert.

Il est également possible d’effectuer des virements au profit d’un compte situé dans un autre établissement bancaire : il est alors indispensable d'opter pour un service de gestion de comptes à distance. Certains ne sont toutefois accessibles qu’avec un abonnement payant, et dans ce cas, la souscription d’un package mérite d’être étudiée.

Assurance au rabais : attention danger !

Dénicher une assurance vraiment très compétitive… n’est pas toujours une bonne affaire. Un tarif trop séduisant va en effet souvent de pair avec des franchises dissuasives et des garanties réduites ou insuffisantes.

Exemples : une assurance habitation dont le plafond de garanties en cas de vol ou d’incendie du mobilier est très faible, une assurance auto qui fait l’impasse sur la garantie du conducteur (souvent proposée en option, alors que sa souscription est indispensable pour indemniser le conducteur blessé dans un accident dont il est responsable), etc.

Des logiciels gratuits pour y voir plus clair dans ses comptes

Savoir ce que l’on a dépensé, quels postes grèvent le plus les finances familiales, prévoir les recettes et les frais des prochains mois pour vérifier que le budget tiendra la route… Tenir la comptabilité de la maison est plus rapide et plus amusant avec les logiciels ou des applications spécifiques comme Tous comptes faits (qui équipe d’office les Mac), Maxi-Compte, AceMoney Lite, BankPerfect, etc.

La plupart se téléchargent gratuitement, par exemple, sur les sites :