Les OGM doivent figurer sur l'étiquette

Les OGM doivent figurer sur l'étiquette

Le consommateur a le choix de ne pas consommer de produits contenant des organismes génétiquement modifiés. À condition de lire les étiquettes de près…

Alors que les experts scientifiques continuent à débattre de l'existence d'éventuels risques, un certain nombre d'ingrédients obtenus à partir d'OGM sont déjà présents dans quelques aliments…

A noter qu’une loi relative aux OGM a été adoptée le 25 juin 2008. Elle permet la coexistence des cultures "avec ou sans" OGM mais prévoit l'indemnisation des cultures "contaminées" par des OGM. En outre, afin de garantir la transparence, toute parcelle d'OGM devra, désormais, être rendue publique. Un registre national des localisations des parcelles sera rédigé. Un haut conseil des biotechnologies sera chargé de l'expertise. Il comprendra des scientifiques et des représentants de la société civile.

Potages, pain de mie, etc.

Nombre d'aliments sont susceptibles de contenir des ingrédients ou des additifs dérivés d'OGM (amidon, lécithine, huile de soja oxydé, caramels, sorbitol, mannitol, isomalt, maltitol, lactitol, xylitol, glucono-lactone, erythorbates). Il s'agit en particulier de farines de maïs, de céréales pour le petit déjeuner, de biscuits apéritifs, de sauces, charcuteries, plats cuisinés, crèmes dessert, préparations pour nourrissons, pain de mie, matières grasses, potages.

Étiquetages renforcé

Le règlement européen du 18 avril 2003 impose un étiquetage pour tous les OGM directement consommables en tant que tels, mais aussi pour tous les produits dérivés de ces OGM.

Depuis avril 2003, l'étiquetage a été renforcé, puisque les fabricants ont l'obligation de signaler lorsqu'un ingrédient a pu être obtenu à partir d'OGM, et même si on ne trouve plus de trace d'OGM.

Lire la liste des ingrédients

Ainsi, la première démarche consiste à lire la liste des ingrédients. Dans l'affirmative, ils porteront la mention "génétiquement modifié" ou "obtenu à partir de soja (ou de maïs) génétiquement modifié". Par exemple amidon de maïs, dextrose de maïs, huile de soja, pépites de chocolat "génétiquement modifiés". Mais les listes d'ingrédients sont rarement mises en valeur.

En fait, face à l'hostilité d'une grande partie de l'opinion publique, la plupart des fabricants et distributeurs ont adapté leurs filières pour exclure les OGM des matières premières.

Pour être fiable, l'étiquetage doit reposer sur une bonne traçabilité

A toute étape de la fabrication des produits on doit pouvoir prouver que les ingrédients ne sont pas des OGM. Depuis le règlement européen du 18 octobre 2003, cette traçabilité est devenue obligatoire.

Tous les opérateurs doivent fournir des certificats garantissant que les produits vendus ne sont pas transgéniques. Ils doivent en outre tenir des registres d'entrée et de sortie des marchandises pendant cinq ans. Les autorités possèdent désormais le droit d'effectuer des contrôles pour s'assurer du respect de cette obligation. Ils sont de deux ordres : contrôles documentaires et analyses de laboratoire pour vérifier la présence d'OGM ou de protéines résultant de la modification génétique.

Les produits contenant des OGM

Les "détectives" de Greenpeace traquent les produits contenant des OGM. L'organisation publie notamment un guide des produits avec ou sans OGM, régulièrement actualisé.

Les produits y sont classés selon trois catégories :

  • vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits issus d'animaux nourris aux OGM ;
  • orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM mais ne peut pas encore garantir qu'il n'en utilise plus du tout ;
  • rouge : le fabricant ne garantit pas que la fabrication de ses produits se fait hors de la filière OGM ou bien n'a pas répondu au questionnaire.

Vous pouvez consulter ce guide sur le site de Greenpeace.

Et les aliments d'origine animale ?

Si la présence d'OGM dans les aliments d'origine végétale est bien contenue, "les aliments d'origine animale sont les grands oubliés du règlement européen sur l'étiquetage. En effet, même si les animaux ont été nourris avec des OGM, les fabricants n'ont pas l'obligation d'étiqueter viande, œufs, lait", regrette Hélène Morant, chargée de mission à l'UFC Que-Choisir.

Or plus de 80 % des organismes transgéniques actuellement commercialisés sont destinés à l'alimentation animale. En attendant d'en savoir plus, le recours à des filières spécifiques, telles que la filière bio, reste, là encore, la garantie la plus forte pour s'assurer de l'absence d'OGM.