Le don de denrées alimentaires, un geste qui fait sens

Le don de denrées alimentaires, un geste qui fait sens
Si vous avez des denrées alimentaires invendues ou dont vous ne savez que faire, faire don aux associations permet d'aider les plus démunis tout en bénéficiant de réductions d'impôts. - © asiseeit

Vous avez des invendus ou des denrées alimentaires dont vous ne savez que faire ? Ils peuvent intéresser une association d’aide aux personnes démunies. La marche à suivre et les points à connaître pour devenir donateur.

Quels sont les produits susceptibles d’intéresser les associations ?

En premier lieu, les produits alimentaires et notamment ceux qui se conservent facilement : riz, pâtes, conserves, sucre, farine, etc. Les associations collectent également les denrées périssables, dès lors que leur date limite de consommation (DLC) n’est pas dépassée et qu’ils ont été conservés dans de bonnes conditions. Certains aliments sont toutefois interdits à la collecte, du fait de leur sensibilité aux risques bactériologiques : fromages à la coupe déjà déballés, plats vendus chauds, viande hachée, coquillages, etc. Certaines associations, comme le Secours Populaire, acceptent également les dons matériels - vêtements, linge de maison, jouets, livres, mobilier…

Que prévoit la loi en matière de dons alimentaires ?

Depuis la loi Garot du 11 février 2016, relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire, les surfaces alimentaires de plus de 400 m2 sont tenues de valoriser leurs invendus. Notamment auprès des associations et des banques alimentaires. Rien n’oblige en revanche les petits commerçants à le faire. Le don relève de leur propre initiative.

À quel organisme peut-on s’adresser ?

Entre les plus connus (Restaurants du Cœur, Secours populaire, Croix Rouge, Banque alimentaire …), et les structures associatives d’envergure locale, ce n’est pas le choix qui manque. Le mieux, par souci de simplicité, est de se rapprocher d’une association qui dispose d’un service de collecte susceptible d’enlever la marchandise sur le point de vente. Mais ce n’est pas toujours le cas.

Y a-t-il des contraintes pour le donateur ?

Oui, il faut accepter de se séparer de produits encore commercialisables. En effet, les associations ne peuvent distribuer d’aliments dont la DLC est dépassée. Un délai de 48, voire 72 heures avant l’expiration est donc généralement demandé.

Quels sont les avantages de ce type de dons ?

Le premier est de faire œuvre utile en contribuant, à son niveau, à l’action des associations qui soutiennent les personnes dans le besoin. Le don est aussi une façon efficace de lutter contre le gaspillage alimentaire. Enfin, ce qui ne gâte rien, ces dons ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 60 % de leur valeur, dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaires annuel.

Pour en savoir plus

Loi n° 2016-138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire