En 2022, fini les œufs de poules en batterie dans le commerce

En 2022, fini les œufs de poules en batterie dans le commerce
En 2022, vous ne trouverez plus d’œufs en boîte ou en vrac issus d’élevages en batterie dans les rayons. - © fcafotodigital

Dans quatre ans, tous les œufs que vous achèterez devront être issus de poules élevées en plein air. Mais les produits transformés pourront toujours contenir des œufs de poules élevées en cage.

« En 2022, les œufs coquilles seront issus d’élevages de plein air et plus d’élevages en cage. C’est un engagement de campagne, il sera tenu », a promis le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, invité dimanche 18 février du Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos.

Seuls seront donc concernés les œufs vendus en boîtes ou en vrac. Il sera ainsi toujours possible de trouver des œufs issus d’élevages en batterie dans les produits transformés (biscuits, pâtes, plats préparés, etc.). Les ovoproduits, obtenus à partir de l’œuf après élimination de la coquille et des membranes comme du blanc ou du jaune sous forme liquide ou en poudre, continueront eux aussi à contenir des œufs en batterie. « Petit à petit, il y a moins d’élevages en batterie, mais il n’est pas possible de les interdire tous, il faut accompagner les élevages », a précisé le ministre de l’Agriculture.

Comme le rappelle le site Huffington Post, plusieurs distributeurs s’étaient déjà engagés à exclure les œufs de poules élevées en cage de leurs rayons à plus ou moins long terme. Monoprix le fait depuis 2016, Carrefour, Cora, Intermarché et Leclerc s’étaient fixé l’objectif de 2020 pour ceux vendus sous leur propre marque, et 2025 pour la totalité des œufs commercialisés. Auchan s’était engagé pour, respectivement, 2022 et 2025. Ils devront donc accélérer le calendrier. Le grossiste alimentaire Metro et Leclerc ont même promis de bannir les œufs en batterie des ovoproduits d’ici 2025, rapporte Le Figaro.

L’élevage en batterie aujourd’hui dominant

Sur les 14,3 milliards d’œufs produits en France en 2016, 68 % provenaient de poules élevées en batterie. Depuis une directive européenne entrée en vigueur en 2012, les gallinacés doivent disposer d’un minimum de 750 cm2 d’espace vital dans la cage (à peine plus qu’une feuille A4), d’une mangeoire d’au moins 12 cm de long, d’un nid, d’un perchoir et d’une litière permettant le picotage et le grattage. Les œufs issus de ces poules sont reconnaissables par le code apposé dessus qui commence obligatoirement par le chiffre 3.

Les œufs de poules élevées « au sol » mais sans accès à l’extérieur (6 % de la production) portent le chiffre 2, tandis que le 1 est réservé à l’élevage plein air (18 %) et le 0 à l’élevage bio (7 %).

La décision du gouvernement devrait ravir les Français. Selon une enquête YouGov commandée par L214, association qui milite pour le bien-être animal, 90 % des sondés pensent que l’élevage en batterie devrait être interdit au profit de l’élevage en plein air.

Et aussi sur Dossier familial