Quelle épargne pour un enfant ?

Quelle épargne pour un enfant ?

Prévoir le financement d’études, d’un permis de conduire… nécessite la mise en place d’une réserve d’argent. Selon l’importance des projets, il existe différents placements.

Les livrets réglementés (livret A ou plan d’épargne logement), mais aussi l’assurance-vie peuvent être ouverts au nom des enfants ou petits-enfants si l’on veut sécuriser leur avenir.

Ces outils sont d’autant plus utiles si l’enfant reçoit des sommes importantes de ses proches qu’il n’est pas ­raisonnable de laisser à la maison.

C’est aussi « un moyen de bénéficier d’une fiscalité intéressante sur l’argent de la famille, notamment quand les parents ont fait le plein de leurs propres livrets », note Pascale Micoleau-Marcel, déléguée générale de Lafinancepourtous.com, site de l’Institut pour l’éducation ­financière du public.

Le trio gagnant des livrets

Vous avez le choix entre différents livrets, et vous pouvez bien sûr les cumuler si vos économies dépassent les plafonds, tout en optant en priorité pour ceux offrant le ­rendement le plus intéressant.

Dès la naissance de vos enfants, pensez à leur ouvrir un livret A. Tous les réseaux bancaires proposent cette forme d’épargne sûre et disponible, mais aussi totalement défiscalisée. Les revenus ne sont soumis ni à l’impôt sur le revenu, ni aux contributions sociales (au taux de 15,5 %). Avec son taux de rémunération fixé actuellement à 2,25 %, vous pouvez placer jusqu’à 19 125 €.

À savoir : vos enfants ne pourront effectuer des retraits qu’à l’âge de 16 ans et sous réserve que vous ne vous y opposiez pas. Dès qu’ils atteignent 12 ans, privilégiez le livret Jeune également exonéré d’impôts.

Si votre enfant possède déjà un livret A, glissez le maximum (1 600 €) sur ce produit qui rapporte davantage », suggère un conseiller bancaire.

Enfin, le livret de développement durable (LDD), rémunéré dans les conditions identiques à un livret A, mais dont le plafond ne peut pas excéder 12 000 € concerne uniquement les enfants ayant un foyer fiscal distinct du vôtre. C’est le cas, par exemple, s’ils sont apprentis ou poursuivent des études en ­alternance avec un emploi, en ayant quitté le nid familial.

L’épargne logement pour un projet immobilier

Les produits d’épargne logement, compte (CEL) et plan (PEL), sont accessibles aux enfants.

Toutefois, précise un conseiller ­bancaire « ils sont liés à un projet immobilier, travaux ou acquisition, qui paraît a priori très lointain, surtout pour les plus jeunes ».

Contrairement au compte épargne logement, rémunéré à 1,50 % seulement et plafonné à 15 300 €, le plan d’épargne logement offre un taux de rémunération plus attractif de 2,50 %, avec un plafond de 61 200 €. Il suffit de verser 225 € minimum à l’ouverture et 540 € par an ensuite (45 € par mois).

En outre, après quatre ans d’épargne, l’octroi d’un prêt logement au taux de 4,20 % (PEL ouverts depuis le 1er mars 2011), pour l’acquisition de sa résidence principale, donne droit à une prime de 1 000 à 1 525 € (logements respectant certains critères énergétiques). Ces droits à prêts peuvent être cédés à un membre de sa famille, ses parents, par exemple.

En revanche, les intérêts sont soumis aux contributions sociales au taux de 15,5 % et, au-delà de son douzième anniversaire, à l’impôt sur le revenu de ses parents.

À savoir : au bout de dix ans, il n’est plus possible d’alimenter son PEL, mais les sommes investies continuent à produire des intérêts au même taux pendant cinq ans. Au-delà de ce délai, il faudra penser à placer les fonds sur un autre produit, éventuellement sur un nouveau PEL. Non utilisés, les droits au prêt et à la prime du premier sont perdus.

Assurance-vie au nom des descendants

Grâce à un contrat d’assurance-vie inter­générationnel, parents et grands-parents peuvent constituer progressivement à leurs enfants et petits-enfants un capital qui leur sera versé à leur majorité.

Le contrat est ouvert au nom de l’enfant et vous épargnez à votre rythme, ponctuellement ou régulièrement.

Les fonds peuvent être investis sur des produits sécurisés (en euros) ou sur des supports financiers plus risqués, mais plus dynamiques (actions…).

À chaque instant, il est possible de procéder à un arbitrage et de changer de formule d’investissement.

À sa majorité, votre enfant ou votre petit-­enfant peut utiliser la totalité ou une partie du capital. Il peut également conserver l’argent sur cette assurance-vie, modifier aussi les options de placement. Ce type de contrat permet de profiter des avantages fiscaux de l’assurance-vie : Pas d’impôt sur le revenu après huit ans, en cas de rachat total ou partiel du contrat, dans la limite d’un abattement annuel de 4 600 € pour un célibataire ou de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Seules les contributions sociales au taux de 15,5 % sont dues chaque année.

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