Pourquoi ouvrir un PEL

Pourquoi ouvrir un PEL

Si le taux du livret A reste fixé à 1 %, le plan d’épargne logement, lui, propose encore une rémunération nette de 1,69 % (au 1er février 2015). Une épargne sans risque pour financer vos projets.

Avec un rendement annuel brut de 2 % (au 1er février 2015), le PEL reste incontournable dans le paysage de l’épargne sans risque.

Une fois déduits les prélèvements sociaux de 15,5 %, sa rémunération nette ressort à 1,69 %, supérieure à celle livret A et du livret de développement durable (LDD).

Comment fonctionne le PEL ?

Il s’agit d’un placement de moyen à long terme, opérant en deux temps.

Après une phase d’épargne de quatre ans au minimum, vous pouvez demander un prêt épargne logement pour financer un achat immobilier ou des travaux. Mais rien ne vous empêche d’utiliser votre PEL comme un pur produit d’épargne, pour constituer votre apport personnel par exemple.

Contrairement aux livrets réglementés, le taux du PEL est fixé une fois pour toutes à l’ouverture. Vous connaissez donc de façon certaine votre rémunération pour toute la durée de vie du plan.

Le Gouvernement fixe chaque année, en décembre, le taux pour les plans ouverts l’année suivante, avec un plancher qui se situe, au 1er février 2015, à 2 %. Le PEL est accessible à tous (un seul par personne, tous établissements confondus), y compris aux mineurs.

Versement minimum : 540 € par an

Il convient de verser au minimum 225 € à l’ouverture, puis 540 € minimum par an, sous forme de versements mensuels, trimestriels ou semestriels.

Vous pouvez, par ailleurs, effectuer des versements exceptionnels jusqu’au 10e anniversaire du plan, dans la limite du plafond de versement de 61 200 €.

Combien de temps conserver un PEL ?

Le PEL n’est pas un placement "liquide" : tout retrait entraîne la clôture du plan. Si vous clôturez votre plan avant son deuxième anniversaire, sa rémunération est recalculée au taux du compte épargne logement (CEL) en vigueur, soit 0,75 % brut (au 1er août 2014).

Par ailleurs, la durée de vie maximale des PEL ouverts depuis le 1er mars 2011 est limitée à quinze ans, dont dix ans de versements possibles.

Au-delà, le plan est transformé en compte sur livret. En revanche, la durée de vie des plans ouverts avant le 1er mars 2011 n’est pas limitée.

PEL : quelle fiscalité ?

Les intérêts du PEL sont soumis, chaque année, aux contributions sociales de 15,5 %. Au-delà du 12e anniversaire du plan, les intérêts sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, en plus des prélèvements sociaux.

Les foyers non imposables ne règlent donc que les prélèvements sociaux, même après douze ans. Pour les autres, il faut calculer la rémunération nette en fonction du taux brut du plan et du taux marginal d’imposition du foyer.

Les plans ouverts entre le 16 mai 1986 et le 6 février 1994 rapportent, encore aujourd’hui, 4,62 % brut. Leurs détenteurs doivent calculer leur rémunération nette, c’est-à-dire après prélèvements sociaux (15,5 %) et impôt sur le revenu au taux marginal.

Si ce rendement net est inférieur à 1,69 %, notamment pour les contribuables qui se situent dans les tranches élevées du barème, mieux vaudrait clôturer l’ancien plan pour en ouvrir un nouveau rapportant 1,69 % net.

Le prêt du PEL est-il intéressant ?

Il est possible, mais pas obligatoire, de demander un prêt épargne logement après quatre ans.

Pour les plans ouverts depuis le 1er mars 2011, le prêt doit servir à financer exclusivement l’acquisition, la construction ou des travaux de la résidence principale.

Sa durée est comprise entre deux et quinze ans. Son montant (5  000 € au minimum pour les PEL ouverts après mars 2011) est plafonné à 92  000 €.

Le prêt du PEL en pratique

Le montant maximum du prêt est calculé en fonction des intérêts acquis durant la phase d’épargne, donc du capital placé sur le plan. Le taux du prêt dépend exclusivement de la date d’ouverture du PEL.

Ainsi, pour les plans ouverts avant le 1er février 2015, il est de 4,20 %. Mais ce taux passe à 3,2 % après cette date.

Ce taux est garanti pendant la durée du plan.

De plus, l’octroi d’un prêt PEL déclenche le versement d’une prime d’État en complément de la rémunération.

Cette prime s’établit à 2/5 des intérêts acquis, plafonnée à 1 000 € (1 525 € si le prêt a vocation à financer un logement respectant les normes vertes BBC).

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