L’assurance vie et le LDDS au secours de la transition écologique

L’assurance vie et le LDDS au secours de la transition écologique
Chaque Français aura la possibilité de placer son épargne dans un produit qui finance la transition écologique. - © baona

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, souhaite que tous les Français puissent financer des projets écologiques grâce à leur épargne. Cela passe par la création d’un support labellisé Climat pour les contrats d’assurance vie et par un meilleur suivi des projets financés par les livrets de développement durable et solidaire.

La finance verte doit devenir « une réalité pour tous nos concitoyens », a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances dans son discours de clôture du Climate Finance Day, la journée de la finance climat organisée à Bercy lundi 11 décembre. « Mon souhait est clair : offrir à chaque Français la possibilité de placer [son] épargne dans un produit qui finance la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique », a-t-expliqué.

Dès l’année prochaine, tous les détenteurs de contrats d’assurance vie pourront bénéficier d’un support en unités de compte labellisé Climat. Avec un encours de 1 682,3 milliards d’euros à la fin octobre 2017 et quelque 36 millions de contrats souscrits, l’assurance vie est le placement financier préféré des Français. « D’ici fin 2018, les assureurs s’engagent à inclure dans leur offre, pour toute nouvelle souscription d’un contrat d’assurance vie un support en unités de compte bénéficiant d’un label Climat, notamment le label Transition écologique et énergétique pour le climat (TEEC) ou Investissement socialement responsable (ISR) », a précisé dans un communiqué la Fédération française de l’assurance.

Mieux flécher l’épargne du Livret de développement durable et solidaire

Concernant le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), le ministre de l’Economie a jugé que la part de la collecte de ce livret défiscalisé investie dans la transition écologique – 10 milliards d’euros sur un encours de plus de 100 milliards ces quatre dernières années – était trop limitée. « Désormais, chaque euro placé dans un LDDS centralisé à la Caisse des dépôts servira à financer un projet vert », a-t-il promis. Aujourd’hui, environ 60 % de l’encours est centralisé à la Caisse des dépôts et sert à financer principalement le logement social et la politique de la ville. Les 40 % restants sont gérés directement par les banques qui doivent les affecter au financement des PME et des travaux d’économie d’énergie dans les bâtiments anciens.