Jeunes : les premiers pas dans la banque

Jeunes : les premiers pas dans la banque

De 12 à 25 ans, les jeunes bénéficient, dans les banques, d'offres évolutives, adaptées à leur âge, à leurs besoins… et à leur budget. Une façon de leur apprendre à gérer leur argent.

Dans les banques, tout commence… dès la naissance ! Les parents peuvent faire au nom d'un enfant mineur certains placements : compte sur livret, plan d'épargne logement, compte épargne logement, contrat d'assurance-vie. Cette démarche répond souvent au désir de lui constituer un capital.

Optimiser l'épargne

Parfois aussi, l'objectif des parents est l'optimisation de la gestion de l'épargne de la famille. Plus tard, viendra le moment d'ouvrir à l'enfant son premier compte en banque. À quel âge ? Tout dépend de sa maturité et des souhaits des parents.

Dès 12 ans : le livret jeune pour un départ dans la banque

C'est en effet l'âge minimal fixé par la loi pour que les enfants puissent ouvrir un livret jeune. Mais, si la signature des parents n'est pas indispensable, les banques souhaitent en général qu'ils participent à cette opération. Les banques décident elles-mêmes du taux d'intérêt de ce livret d'épargne, mais il est au minimum égal à celui du livret A (1,75 % au 1er mai 2009)

La carte de retrait est possible

Ces intérêts sont exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.). Pour cette raison, l'épargne placée sur le livret est plafonnée à 1 600 €. Autre particularité : le livret jeune peut être assorti d'une carte de retrait, qui permet de retirer des espèces aux distributeurs automatiques, en France et parfois même à l'étranger s'il s'agit d'une carte internationale.

Comme un grand...

L'enfant qui place son argent de poche sur le livret apprend ainsi les vertus de l'épargne (il perçoit des intérêts !), tout en gardant la possibilité de retirer de l'argent "comme un grand" lorsqu'il en a besoin, aux distributeurs ou, à défaut, au guichet. En toute sécurité, puisque les retraits ne sont autorisés que tant que le livret est suffisamment approvisionné.Les parents peuvent même poser des limites plus strictes. De nombreuses banques leur laissent en effet la possibilité, s'ils le souhaitent, de fixer le montant maximal des retraits autorisés, par exemple de les plafonner à 20 € par semaine.

Quasiment un compte rémunéré

Couplé avec une carte de retrait, le livret jeune fonctionne donc quasiment comme un compte en banque rémunéré, ce qui le rend plus séduisant qu'un compte bancaire classique.

Seul inconvénient : la carte de retrait est parfois payante. Mais son prix est en général modique.

À 16 ans : le premier compte chèques pour bénéficier d'une carte de paiement

L'enfant a le droit de profiter de son livret jeune jusqu'au 31 décembre de l'année de ses 25 ans. Passé cet âge, il devra le fermer. Mais bien avant, pour affirmer son autonomie et faire des achats dans les magasins, il aura, en général, déjà eu envie de disposer d'un chéquier et d'une carte de paiement.

Ce qui est possible s'il a au moins 16 ans et s'il ouvre cette fois un vrai compte courant. L'accord des parents sera bien sûr requis pour cette opération, du moins tant que l'enfant est mineur, car ils doivent se porter caution pour lui. Leur responsabilité est donc engagée : si le compte de l'adolescent se retrouvait à découvert, la banque pourrait se retourner vers eux pour obtenir le remboursement de cette dette.

Pour rassurer les parents et éviter les dérapages, nombreuses sont les banques qui proposent à leurs jeunes clients de choisir plutôt une carte de paiement à autorisation systématique (Maestro ou Visa Electron). Cette carte ne permet de payer un achat ou de faire un retrait aux distributeurs que dans la limite des sommes disponibles sur le compte. Autre avantage : elle est souvent moins chère qu'une carte de paiement classique (Eurocard ou Visa).

Quels droits pour les parents ?

Chaque personne ne peut détenir qu'un seul plan d'épargne logement (PEL) et un seul compte épargne logement (CEL), sur lesquels les versements sont plafonnés. Pour pouvoir investir davantage dans ces placements, de nombreux parents ont ouvert aussi des PEL et des CEL au nom de leurs enfants mineurs.

À qui appartient l'argent qu'ils y ont placé ? À l'enfant, puisque le placement est à son nom. Mais, jusqu'à ses 16 ans, ses parents administrent ses biens. Ils peuvent donc retirer cette épargne s'ils le souhaitent. Simplement, la banque demandera pour cela leurs deux signatures. De même, ils pourront décider que l'enfant leur cède les droits à prêt obtenus sur ces produits d'épargne (mais ils doivent détenir eux-mêmes, selon les cas, un CEL ou un PEL souscrit depuis un certain temps).Lorsque l'enfant a fêté ses 16 ans, la banque doit veiller à ce que ses intérêts soient préservés, car il sera bientôt majeur et pourra alors disposer librement de ses biens.

Avant d'autoriser un retrait important ou la fermeture des placements ouverts à son nom, elle peut donc demander l'autorisation du juge des tutelles.

À 18 ans : majorité et indépendance

À 18 ans, les jeunes ont le droit d'ouvrir un compte bancaire sans l'autorisation des parents, et même d'emprunter. Les banques ne leur proposent toutefois que des crédits adaptés à leurs capacités de remboursement.

Ce sera, par exemple, une petite facilité de trésorerie (découvert autorisé) pour les fins de mois difficiles, éventuellement un crédit à la consommation pour acheter un micro-ordinateur ou équiper le premier studio, ou encore un crédit étudiant. En général, dès que le montant en jeu est significatif, la banque souhaite que les parents cautionnent les jeunes emprunteurs.

Et aussi sur Dossier familial