Investir en Bourse : quel placement choisir ?

Investir en Bourse : quel placement choisir ?

Compte-titres ou PEA ? Choisissez le meilleur placement pour gérer votre portefeuille boursier.

Quelle que soit la taille de votre patrimoine, il est essentiel de le diversifier entre plusieurs types de placements, sécurisés ou plus risqués, en fonction de votre situation personnelle et de vos objectifs. Voilà pour la théorie. Mais passer à la pratique n’est pas toujours simple.

L’École de la Bourse peut vous y aider. Créée il y a plus de quinze ans par la Bourse de Paris, cette école organise des formations pour les particuliers, de niveau initiation ou perfectionnement.

Placement : bien évaluer le risque

Concrètement, il s’agit d’investir sur des placements sans risque, tels que les livrets ou le fonds en euros de votre contrat d’assurance-vie, mais aussi sur des produits plus risqués comme les actions.

Plus risqués mais plus rémunérateurs, comme l'explique Charles-Henri d’Auvigny, président de la Fédération des investisseurs individuels et des clubs d’investissement :

Investir en actions, c’est mettre du carburant dans l’économie. Cela peut aussi procurer, sur le long terme, une rentabilité bien supérieure aux placements sans risque, si l’on fait des choix judicieux. »

Pour investir en actions, il suffit d’ouvrir un compte-titres classique ou un plan d’épargne en actions (PEA). Ces enveloppes diffèrent à la fois par leur offre d’investissement et par leur régime fiscal. Mieux vaut ouvrir en priorité un PEA, fiscalement plus avantageux mais plafonné à 150 000 €, quitte à ouvrir ensuite un compte-titres au-delà de ce montant.

Comptes-titres : diversifiez votre portefeuille

Conditions d’ouverture : tout le monde peut ouvrir un ou plusieurs compte-titres, y compris les mineurs avec l’accord de leur représentant légal. Pas de montant minimum à l’ouverture, ni de plafond.

Supports : vous pouvez placer sur votre compte-titres tous les produits d’investissement, actions, obligations, Sicav et Fonds communs de placement.

Fonctionnement : vous pouvez acheter et vendre librement sur votre compte-titres. Lors d’un achat, la somme est débitée sur votre compte courant, et les titres achetés sont ensuite inscrits sur votre compte-titres. Lors d’une vente, c’est l’inverse. Vous pouvez gérer vous-même votre portefeuille ou en charger votre banque via un mandat de gestion.

Disponibilité : aucune contrainte de durée de détention. Vous pouvez clôturer votre compte-titres à tout moment ou le transférer dans un autre établissement.

Fiscalité : les revenus d’actions (dividendes) versés aux actionnaires sont taxés à l’impôt sur le revenu après un abattement de 40 %. Les revenus d’obligations, eux, ne bénéficient d’aucun abattement.

Les plus-values dégagées lors de la cession d’actions sont soumises à l’impôt sur le revenu. Elles bénéficient d’un abattement lié à la durée de détention (ce n’est pas le cas pour les obligations et les Sicav monétaires) :

  • 50 % entre 2 et 8 ans ;
  • 65 % après 8 ans.

Les prélèvements sociaux (15,5 %) s’appliquent aux revenus et plus-values.

Plan d'épargne en actions (PEA) : investissez en actions européennes

Conditions d’ouverture : les personnes majeures domiciliées fiscalement en France peuvent ouvrir un PEA (un seul par personne). Vous pouvez y verser jusqu’à 150 000 €.

Supports : le PEA est réservé aux actions des entreprises dont le siège social est situé dans un État membre de l’Espace économique européen.
Les Sicav et Fonds communs de placement (FCP) qu’il abrite doivent être investis à 75 % au moins en actions européennes.

Fonctionnement : vous pouvez acheter et vendre au sein du PEA dès lors que vous ne réalisez pas de retrait qui pourrait provoquer la clôture du plan. Vous pouvez gérer vous-même votre PEA ou en charger votre banque via un mandat de gestion.

Disponibilité : vous êtes libre de clôturer votre PEA à tout moment, mais cette opération aura des conséquences fiscales en fonction de l’âge de votre plan. Attention, c’est la date d’ouverture du plan, et non celle des éventuels versements ultérieurs, qui marque le début du compteur fiscal.

Fiscalité : très avantageuse si vous êtes patient. Si vous clôturez votre PEA :

  • avant deux ans, vos gains seront taxés à 22,5 %, et entre 2 et 5 ans à 19 %, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux (15,5 %) ;
  • à partir du cinquième anniversaire du PEA, vous pouvez faire des retraits en étant exonéré d’impôt, mais pas des prélèvements sociaux. Cela entraînera toutefois la clôture du plan ;
  • à partir de la huitième année, vous pouvez effectuer des retraits sans aucune pénalité, continuer à gérer les sommes investies sur le plan, mais pas réaliser de nouveaux versements.