Faut-il souscrire un plan d’épargne retraite populaire ?

Faut-il souscrire un plan d’épargne retraite populaire ?
Le PERP est assorti d’un avantage fiscal attractif à l’entrée. - © Suwanmanee99

Si le PERP est accessible à l’ensemble des épargnants, il ne convient pas à tout le monde. Assurez-vous d’être fiscalement compatible avant d’en souscrire un.

Avantages

Ouvert à toutes les personnes, quel que soit leur statut ou leur métier, le plan d’épargne retraite populaire (PERP) est assorti d’un avantage fiscal attractif à l’entrée. Il permet de déduire les sommes versées de votre revenu imposable dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels nets de frais de l’année précédente, avec un plancher de 3 862 euros et un plafond de 30 893 euros pour des versements en 2017. Si ce n’est pas suffisant, vous pouvez imputer vos dépenses sur vos plafonds des trois années précédentes si vous ne les avez pas utilisés ou seulement en partie et/ou sur les plafonds de votre conjoint ou partenaire de PACS.

Ainsi, « celui qui a les revenus les moins élevés, et donc des droits à retraite plus faibles, se constitue une épargne retraite personnelle en profitant du plafond de déduction de son conjoint », explique Olivier de Fontenay, directeur général d’Eres. Autre atout : cette économie d’impôt n’est pas prise en compte dans le plafond global des niches fiscales de 10 000 euros. Enfin, le PERP propose une sortie partielle en capital, à hauteur de 20 % de l’épargne accumulée sur le contrat. Et permet, sous conditions, de récupérer la totalité de son épargne en capital pour financer l’achat de sa résidence principale.

Inconvénients

L’économie d’impôt liée à la déduction des sommes versées dépend de votre taux marginal d’imposition. Plus il est élevé, plus vous y gagnez. Conséquence : si vous n’êtes pas imposable ou faiblement imposé, le PERP n’est pas fait pour vous. En outre, la rente versée à la sortie est imposable dans les mêmes conditions que les pensions de retraite. Pour rendre l’opération fiscalement intéressante, vous devez être imposé dans une tranche marginale moins élevée à la retraite que durant votre vie active. Sinon, le fisc vous reprendra d’une main ce qu’il vous avait donné de l’autre.

Conseil

La sortie partielle en capital à hauteur de 20 % permet de recueillir une partie de votre épargne dans des conditions fiscales plus avantageuses, et donc de doper la rentabilité finale de votre placement, car vous pourrez choisir un prélèvement de 7,5 % au lieu d’être taxé, comme avec la rente, au barème de l’impôt sur le revenu. 

« En combinant cette option avec des annuités garanties, vous contournez le principal inconvénient du PERP, à savoir l’aliénation du capital. Vous récupérerez de façon certaine jusqu’à 90 % de votre épargne », explique Pierre-Emmanuel Sassonia, responsable de l’offre retraite individuelle chez Eres.