Assurance vie : choisir le meilleur contrat

Assurance vie : choisir le meilleur contrat

Un contrat d'assurance vie est un placement dont les intérêts échappent à l'impôt et aux droits de succession. Tous les contrats ne sont pas de même qualité. Nos conseils pour choisir la formule qui vous correspond le mieux.

Un contrat d’assurance vie est un contrat d'épargne qui bénéficie d'importants avantages fiscaux :

  • exonération d'impôt sur les intérêts,
  • large exonération de droits de succession.

Ce placement sert plusieurs objectifs en même temps.

Faire fructifier son épargne à long terme pour :

  • constituer un capital en vue d'un projet,
  • financer les études des enfants,
  • les aider à acheter leur premier appartement ,
  • compléter ses propres revenus à la retraite, etc.

Transmettre une partie de son patrimoine à :

  • ses enfants,
  • un parent éloigné,
  • une personne sans lien de parenté.

Distinguer une assurance vie en euros d'un multisupport

Il existe deux familles de contrats d'assurance vie :

  • Les contrats exclusivement composés d’un fonds en euros garanti par l’assureur. Leur rendement est peu important mais "100 % sécurisé".
  • Les contrats multisupports. Ils associent à un fonds en euros garantie, toute  une gamme de fonds d’investissement appelés unités de compte (fonds en actions françaises, européennes ou internationales, en obligations européennes ou mondiales, fonds diversifiés, etc.). Ces unités de compte vont des plus sécurisées au plus risquées (avec risque de perte en capital).

Les contrats d'assurance vie multisupports couvrent toutes les sortes de placements : actions, obligations et jusqu'à l’immobilier avec les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI).

Il est possible de répartir ses versements entre fonds en euros et unités de compte et de transférer son épargne d'un compartiment à l'autre.

Choisir un contrat d'assurance vie facile à gérer

Avant de souscrire un contrat d'assurance vie, vérifiez si le contrat est suffisamment souple pour répondre à vos attentes :

  • conditions d’ouverture (versement initial modeste par exemple),
  • règles de fonctionnement en cours de vie (possibilité de passer d'une unité de compte à l'autre), puis à la sortie (pas de pénalités).

Privilégiez une formule qui prévoit des versements programmés et autorise aisément la suspension de ce mécanisme.

Intéressez-vous aux contrats offrant un dispositif de gestion pilotée : vous déléguez à l’assureur le choix des unités de compte souscrites en fonction de vos objectifs donc du degré de risque envisagé.

Si vous gérez vous-même la répartition de vos versements et le transfert de votre épargne entre les unités de compte, prenez en compte les frais des arbitrages pour passer d’un support à un autre et leur mode de fonctionnement : arbitrages en ligne, délais.

Récupérer l'argent placé sur un contrat d'une assurance vie

On compte quatre façons de récupérer l'épargne placée dans un contrat d'assurance vie.

  • Un retrait de tout ou partie du capital. Votre retrait comporte à la fois une partie de l'épargne que vous avez inverstie et les intérês correspondants. Ces derniers sont impôsés ou soumis à un prélèvement libératoire. Ce dernier dépend de l'ancienneté du contrat : 35 % si le contrat a moins de 4 ans, 15 % s'il a entre 4 et 8 ans, 7,5 % au-delà (après un abattement de 4 600 € ; 9 200 € pour un couple).
  • Une avance. Elle vous permet de récupérer une partie de votre épargne, sans conséquences fiscales, puis de la rembourser par la suite. Idéal en cas de besoin ponctuel d’argent. Son montant maximal, exprimé en pourcentage de l’épargne placée sur le contrat, et le taux auquel la compagnie d’assurances vous « prête » la somme voulue varient d’un contrat à l’autre. À vérifier avant d’utiliser cette possibilité.
  • Des rachats partiels programmés. Leurs modalités et le coût du service varient d’un contrat à l’autre.
  • La convertion de tout ou partie du capital en rente viagère. Là encore, demandez à quel tarif l'assureur propose cette prestation.

Certains contrats proposent des options « prévoyance ». Leur objectif  : éviter, au décès de l’assuré, que le bénéficiaire d’un contrat ne récupère une somme inférieure aux versements de l’assuré en raison de moins-values boursières sur les unités de compte.

Vérifier le niveau des frais du contrat d'assurance vie

Le montant des frais ne doit pas constituer votre principal critère de choix, mais il est prudent d'en vérifier le niveau.

  • Frais sur versements. Ils s’appliquent chaque fois que vous alimentez votre contrat. Ils se situent le plus souvent entre 2 % et 5 %. Généralement dégressifs en fonction du montant versé, ils grèvent directement la performance de votre assurance vie la première année, voire les deux premières années. Sur Internet, certains contrats n’exigent pas de droits d’entrée.
  • Frais de gestion. Ils varient entre 0,5 % à 1 % des capitaux investis.
  • Frais d’arbitrage pour les contrats multisupports. Ils sont prélevés à chaque fois que vous transférez votre épargne d’un support à un autre. Selon les formules, ils sont forfaitaires ou compris entre 0,25 % et 1 % du montant de l’opération. De nombreux contrats prévoient un ou plusieurs arbitrages gratuits par an.

S'intéresser au rendement de son assurance vie

Tant de critères entrent dans le choix d’une assurance vie qu'il n’y a pas lieu de se focaliser sur les performances passées des contrats. Exception faite du rendement du fonds en euros du produit qui vous intéresse, car il dépend directement de la gestion mise en œuvre par la compagnie d’assurances.

En 2013, selon la Fédération française des sociétés d'assurance, le rendement moyen des fonds en euros s’établissait autour de 2,90  %, un chiffre en baisse depuis des années – il était de 4,80 % en 2002.

Inutile de vous attarder sur les performances des unités de compte : elles ne sont pas gérées par l’assureur, mais par des sociétés de gestion. Vous les étudierez au moment de répartir votre épargne entre plusieurs supports.