Propriétaires : la taxe foncière a cru de 14 % en moyenne en 5 ans

Propriétaires : la taxe foncière a cru de 14 % en moyenne en 5 ans
Propriétaires : la taxe foncière a cru de 14 % en moyenne en 5 ans - ©malerapaso

Treize grandes villes de plus de 50 000 habitants affichent un taux de taxe foncière excédant 50 %, selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers.

Entre 2011 et 2016, la taxe foncière a augmenté de 14,01 % en moyenne sur le territoire français, selon la 11ème édition de l’Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).

La hausse de la taxe foncière est quatre fois et demie supérieure à l’inflation constatée entre octobre 2011 et octobre 2016 (estimée à 3,03 % par l’INSEE) et trois fois et demie supérieure à l’augmentation des loyers entre 2011 et 2016 (estimée à 3,76 % par l’Observatoire Clameur).

Si cette dérive continue, les propriétaires occupants seront asphyxiés et les propriétaires bailleurs ne tireront plus aucune rentabilité de leurs locations, commente Jean Perrin, président de l’UNPI.

Parmi les 50 communes les plus peuplées de France, la palme des taux de taxe foncière (département + bloc communal) les plus élevés revient à Amiens avec 55,87 % en 2016. Viennent ensuite :

  • Nîmes arrive (55,70 %, 55,89 % en incluant la taxe spéciale d’équipement) ;
  • Angers (55,45 %) ;
  • Le Havre (54,36 %, 54,49 % + TSE) ;
  • Grenoble (53,92 %, 54,48 % + TSE).

Treize grandes villes ont ainsi des taux supérieurs à 50 % en 2016.

Sachant que la valeur locative retenue pour le calcul de l’impôt représente en principe la moitié d’une année de loyer, dans ces villes, les propriétaires doivent abandonner théoriquement plus de trois mois de loyer au fisc », commente l’UNPI.

En bas de tableau, quatre villes franciliennes concentrent les taux les moins élevés en 2016 :

  • Paris (13,50 % ou 14,15 % avec la TSE et la taxe spéciale perçue au profit de la région Ile-de-France, ci-après TASA) ;
  • Boulogne-Billancourt (15,09 % ou 15,74 % avec la TSE et la TASA) ;
  • Asnières-sur-Seine (18,80 %, ou 19,45 % avec la TSE et TASA) ;
  • Nanterre (19,67, ou 20,32 % avec la TSE et TASA).

En dehors de l’Ile-de-France, Villeurbanne et Lyon sont les seules grandes villes où les taux cumulés de taxe foncière ne dépassent pas les 30 % (respectivement 28,06 % et 29,87 %).

Source : UNPI.