Prélèvement à la source : reportez à 2019 vos rachats de trimestres de retraite

Prélèvement à la source : reportez à 2019 vos rachats de trimestres de retraite
Le rachat de trimestres de retraite vous permet d’accroître votre durée d’assurance tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. - © Richard Villalon

Dans la plupart des situations, en raison de l’année blanche touchant la plupart des revenus perçus en 2018, le rachat de trimestres de cotisations ne présente pas d’avantage fiscal.

Vous envisagez de procéder au rachat de trimestres de retraite dans les mois à venir ? Si vous êtes redevable de l’impôt sur le revenu, il est plus judicieux d’accomplir cette démarche l’année prochaine qu’en 2018. Voici pourquoi.

L’entrée en vigueur du prélèvement à la source, le 1er janvier 2019, a imposé la mise en place d’une année blanche en 2018 : les sommes dues à l’administration fiscale sur la plupart des revenus (salaires, pensions de retraite, allocations-chômage, revenus fonciers, etc.) que perçoivent les contribuables durant l’année en cours sont annulées par le biais d’un crédit d’impôt de modernisation de recouvrement (CIMR).

L’objectif du dispositif est d’éviter que vous subissiez une double imposition l’année prochaine, portant sur les revenus de 2018 et ceux de 2019.

Le rachat de trimestres de retraite permet d’accroître votre durée d’assurance tout en bénéficiant d’un avantage fiscal prévu à l’article 83 du Code général des impôts. Ce texte prévoit que le montant net du revenu imposable est calculé déduction faite notamment des sommes déboursées pour racheter des trimestres de retraite.

Si vous percevez seulement des revenus situés dans le champ d’application du CIMR, le rachat de trimestres en 2018 ne vous permet pas d’abaisser votre revenu imposable net, donc de diminuer éventuellement votre impôt.

Un intérêt fiscal dans certains cas

Vous disposez cette année de revenus exceptionnels ? Le rachat de trimestres dès cette année peut alors revêtir un intérêt au plan fiscal. Les revenus exceptionnels désignent notamment :

  • les sommes que vous verse votre employeur au titre de l’intéressement et de la participation et que vous encaissez directement sans les placer sur un plan d’épargne entreprise (PEE) ou un plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) ;
  • les sommes issues du déblocage de votre épargne salariale en dehors des hypothèses légales de déblocage ;
  • les indemnités de départ à la retraite ou de licenciement, pour leur fraction imposable.

Outre les revenus exceptionnels, certains revenus exclus du champ d’application du prélèvement à la source, comme les plus-values mobilières et immobilières, ne bénéficient pas du crédit d’impôt.