Payer moins d’impôts en 2017

Payer moins d’impôts en 2017
Vous avez encore trois mois pour choisir la solution qui vous permettra de diminuer votre impôt en 2017. - © Geber86

Plusieurs solutions existent pour réduire son impôt sur le revenu. Il vous reste encore un peu de temps choisir celle qui vous permettra de diminuer le vôtre en 2017.

1 – Engager des dépenses personnelles pour un crédit ou une réduction d’impôt (dès maintenant)

La garde hors de chez vous (crèche, assistante maternelle...) d’un enfant, né depuis 2010, ouvre droit à un crédit d’impôt de 50 % des frais payés, retenus dans la limite de 2 300 € par an.

L’emploi d’un salarié à domicile (ménage, soutien scolaire...) vous assure une réduction ou un crédit d’impôt de 50 % des salaires ou factures payés, retenus dans la limite de 12 000 € par an (davantage si vous avez des enfants ou en cas d’invalidité).

Vous pouvez aussi soustraire de vos impôts jusqu’à 25 % des primes versées sur un contrat d’assurance décès au bénéfice d’un enfant ou d’un adulte handicapé (contrat « rente survie »), retenus dans la limite de 1 525 €, majoré de 300 € par enfant à charge.

Autre réduction possible : 66 % de vos dons aux œuvres d’intérêt général, voire 75 % pour un don à un organisme d’aide aux personnes en difficulté (dons plafonnés dans les deux cas).

2 – Réaliser des travaux pour bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique (avant le 31 décembre 2016)

Si vous installez une chaudière à haute performance énergétique, des fenêtres à double vitrage, des matériaux d’isolation thermique..., vous bénéficierez du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). Ces travaux d’économie d’énergie dans votre habitation principale (achevée depuis plus de 2 ans) devront être réalisés d’ici à fin décembre. Le CITE est égal à 30 % du prix d’acquisition des équipements ou matériaux installés, hors frais de pose (sauf exception), dans la limite de 8 000 € (16 000 € pour les couples, majoré de 400 € par personne à charge).

Il s’agit d’un plafond pluriannuel valable pour les dépenses payées sur 5 ans (y compris celles qui vous ont ouvert droit à l’ancien crédit d’impôt développement durable).

En outre, pour la plupart des travaux, vous devez faire appel à un professionnel « RGE » (Reconnu garant de l’environnement).

3 – Investir dans la pierre (avant la fin de l’année)

Le dispositif Pinel offre à ceux qui acquièrent un logement neuf (ou ancien réhabilité) et le louent moyennant un loyer plafonné pendant 6, 9 ou 12 ans une réduction d’impôt étalée sur la même durée, égale à 12 %, 18 % ou 21 % du prix payé (plafonné à 5 500 €/m2 et à 300 000 €).

Autre solution : acheter un logement dans une résidence-services neuve ou réhabilitée (étudiantes, pour personnes âgées, de tourisme...) et le louer meublé à son exploitant pendant 9 ans. Si vous n’êtes pas loueur en meublés professionnels, vous profiterez de la réduction d’impôt Censi-Bouvard, soit 11 % du prix payé (plafonné à 300 000 €) étalés sur 9 ans. Dépêchez-vous car ce dispositif expire le 31 décembre prochain.

Les contribuables fortement fiscalisés et amoureux des vieilles pierres peuvent s’intéresser à la loi Malraux. En participant à la restauration d’un immeuble destiné à la location situé dans un secteur sauvegardé ou dans certains quartiers anciens, ils pourront réduire leurs impôts de 22 000 € ou 30 000 € par an selon la zone géographique durant 4 ans.

Contrairement au Pinel et au Censi-Bouvard, la loi Malraux n’est pas concernée par le plafonnement des niches fiscales qui limite à 10 000 € par an le cumul des avantages fiscaux.

Les réductions Pinel et Malraux sont également accessibles en souscrivant des parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) qui réalisent des investissements éligibles à ces dispositifs. Une alternative intéressante pour les contribuables dont l’impôt n’est pas trop élevé et ceux qui ne souhaitent pas subir les contraintes d’un investissement locatif direct.

4 – Soutenir l’économie (dans le cinéma ou la presse) pour obtenir des réductions d’impôt

L’État accorde d’importantes réductions d’impôt aux particuliers qui réalisent certains investissements à risques. Par exemple, la souscription au capital d’une PME non cotée ou de parts d’un fonds investissant dans des entreprises innovantes (FCPI) ou de proximité (FIP) ouvre droit à une réduction d’impôt de 18 % de vos versements annuels (plafonnés).

Le taux est plus intéressant si vous souscrivez des parts de sociétés finançant le cinéma (30 % ou 36 %) ou la presse (30 %). La réduction sera cependant reprise si vous ne conservez pas vos titres pendant au moins 5 ans (sauf exceptions).

3 solutions pour les « gros revenus »

Si vous êtes imposé dans les tranches élevées du barème de l’impôt, à 30 % ou plus, vous avez intérêt à réduire vos revenus imposables. Vous réaliserez ainsi des économies d’impôt proportionnelles à votre taux marginal d’imposition :

  • Les sommes versées sur un plan d’épargne retraite (type Perp) sont déductibles à hauteur de 10 % de vos revenus professionnels (plafonnés).
  • Les grosses réparations effectuées sur un bien détenu en nue-propriété à hauteur de 25 000 € par an...
  • Si vous disposez d’un portefeuille de valeurs mobilières, pensez aussi à liquider vos titres en moins-values avant la fin de l’année pour réduire vos plus-values imposables.