Déclaration d’impôt sur le revenu : cinq mesures à retenir

Déclaration d’impôt sur le revenu : cinq mesures à retenir
Le barème de l’impôt sur les revenus de 2017 (à déclarer en 2018) est revalorisé de 1 % par rapport au précédent. - © Delpixart

Chaque année apporte son lot d’ajustements fiscaux. La déclaration sur le revenu 2017 à remplir en 2018 n’y échappe pas. En détail, les changements qui vous attendent.

Emploi à domicile : le crédit d’impôt étendu aux retraités

Depuis le 1er janvier 2017, le dispositif d’incitation des ménages pour l’emploi d’un salarié à domicile met sur un pied d’égalité actifs et inactifs. Auparavant, les actifs bénéficiaient d’un crédit d’impôt tandis que les inactifs n’avaient droit qu’à une réduction d’impôt, moins favorable car ne faisant l’objet d’aucun remboursement par le fisc en cas d’avantage excédant l’impôt sur le revenu (IR) du contribuable. Une situation pénalisante pour les retraités dont l’IR avait baissé ces dernières années. Désormais, tous les contribuables bénéficient d’un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses payées, retenues dans la limite d’un plafond compris entre 12 000 et 20 000 euros selon les cas. Y compris les retraités devant financer une aide ménagère ou des travaux de bricolage. Certaines prestations ouvrent droit à l’avantage fiscal dans des limites spécifiques.

Crédit d’impôt sur la transition énergétique

Les particuliers réalisant des travaux d’économie d’énergie peuvent bénéficier du crédit d’impôt sur la transition énergétique (CITE) égal à 30 % des frais retenus dans la limite d’un plafond (8 000 euros pour une personne, 16 000 euros pour un couple, majoré de 400 euros par personne à charge), apprécié sur une période de cinq années consécutives. La loi de finances pour 2017 a prolongé le CITE d’une année, jusqu’à la fin 2017. Il demeure donc accessible, sous certaines conditions, aux contribuables ayant engagé des dépenses en 2017.

À noter, la loi de finances pour 2018 le reconduit pour l’année 2018, mais avec des modifications.

Création du dispositif Louer abordable pour les revenus fonciers

Depuis le 1er janvier 2017, le nouveau dispositif Louer abordable, également appelé Cosse, du nom de l’ex-ministre du Logement, permet aux propriétaires louant un logement à un loyer modéré à des ménages modestes de bénéficier d’une déduction fiscale sur leurs revenus locatifs. Compris entre 15 % et 70 %, le taux de déduction dépend à la fois du montant du loyer (intermédiaire, social ou très social) et de la zone géographique où est situé le logement. Par exemple, un bien localisé dans un territoire marqué par un déséquilibre important entre l’offre et la demande de logements (zone A, A bis, B1) donne la possibilité d’obtenir un abattement de 30 % s’il est loué à un niveau de loyer intermédiaire, et de 70 % s’il est loué à un loyer social ou très social. Si le propriétaire donne un mandat de gestion à une agence immobilière sociale, la déduction atteint 85 %, quelle que soit la zone géographique.

Dans tous les cas, il faut signer une convention avec l’Agence nationale pour l’habitat (ANAH) entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019 et louer au titre de la résidence principale à des personnes percevant des ressources modestes pendant six ans, ou neuf ans en cas de travaux subventionnés par l’ANAH.

Disparition de l’ISF

Le 1er janvier 2018, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Désormais, seul le patrimoine immobilier (résidence principale, secondaire, biens locatifs et placements collectifs en immobilier) est taxé. En pratique, tous les contribuables imposables à l’IFI devront inscrire leur patrimoine immobilier, quel que soit son montant, dans la déclaration en ligne des revenus au printemps prochain. Finie, donc, la déclaration spécifique d’ISF en cas de patrimoine net taxable supérieur ou égal à 2 570 000 euros. Cependant, l’IFI ressemble à l’ISF : les foyers dont le patrimoine taxable dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier 2018 en sont redevables, selon un barème identique à celui de l’ISF. En outre, l’abattement de 30 % sur la valeur de la résidence principale est maintenu.

Réévaluation du barème de l’impôt de 1 %

Le barème de l’impôt sur les revenus de 2017 (à déclarer en 2018) est revalorisé de 1 % par rapport au précédent, en fonction de l’augmentation des prix hors tabac sur un an.

Et aussi sur Dossier familial