3 astuces pour payer moins d'impôts avant la fin de l'année

3 astuces pour payer moins d'impôts avant la fin de l'année

Aider financièrement une association, verser une pension à vos enfants, embaucher un salarié à domicile : voici trois façons simples de faire baisser votre facture fiscale, tout en rendant service.

Pour réduire votre impôt en 2015, il est possible de réaliser une dépense, un placement ou un investissement « défiscalisant » d’ici à la fin 2014…

Pouvez-vous profiter d'un avantage fiscal ?

Avant d’opter pour un dispositif, vérifiez que vous n’avez pas déjà atteint votre capacité de défiscalisation  : sauf exception, l’ensemble des crédits et réductions d’impôt auquel vous pouvez prétendre (travaux d’économie d’énergie, emploi d’un salarié à domicile, investissement locatif…) est plafonné à 10 000 € par an.

Autre écueil à éviter : signer pour l’achat d’un logement neuf sur plan, destiné à la location, assorti d’une réduction d’impôt.

Compte tenu des délais inhérents à la construction d’un programme immobilier, vous ne pourrez profiter de la réduction d’impôt qu’à compter de l’année prochaine, voire de l’année suivante, une fois les travaux achevés, soit pour l’impôt à payer en 2016 ou 2017 !

La réduction fiscale ne doit pas dépasser l’impôt à payer

Vérifiez l’impact, sur le montant de votre impôt, des différents avantages fiscaux – réduction d’impôt, crédit d’impôt ou déduction du revenu imposable.

Avec une réduction ou un crédit d’impôt, l’économie attendue est identique pour tous les foyers fiscaux. Mais, attention, si le montant de la « réduction » dépasse celui de l’impôt à payer, le surplus est perdu.

Alors que, dans le cas d’un « crédit » d’impôt, l’État vous remboursera la différence. Enfin, avec la « déduction », l’économie varie d’un ménage à l’autre  : elle sera d’autant plus élevée que vous êtes fortement imposé  !

Les dispositifs suivants, sans risque, sont à la portée de tous.

Payer moins d'impôts en aidant une association

Le dispositif. Vous consentez un ou plusieurs dons à un organisme d’intérêt général, une association ou  une fondation reconnue d’utilité publique qui présentent un caractère philanthropique, éducatif, humanitaire, social, culturel, ou à un parti politique…

Quel avantage ? Il s’agit d’une réduction d’impôt. Son montant diminue celui de l’impôt à payer.

Son montant. En cas de versements à un organisme d’aide aux personnes en difficulté (Restos du cœur, etc.), la réduction équivaut à 75 % des dons faits en 2014 – retenus dans la limite de 521 €, soit une réduction maximale de 391 €.

Pour la fraction des dons qui dépasse 521 € et pour les versements à d’autres types d’organismes, la réduction d’impôt est égale à 66 % des sommes accordées – dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. Si vos dons sont plus importants, vous pouvez reporter l’excédent sur les cinq ans qui suivent et bénéficier alors du même avantage.

Gain maximal. Pour les dons aux organismes d’aide aux personnes, il est de 391 €. Pour les autres dons, le plafond de réduction est fonction de vos revenus.

Une réduction d'impôt avec un salarié à domicile

Le dispositif. Vous employez un salarié à domicile ou recourez à un organisme de services à la personne qui met à votre disposition une femme de ménage, une nounou…

Quel avantage ? Pour ceux qui exercent une activité professionnelle ou sont inscrits à Pôle emploi, l’avantage est accordé sous forme de crédit d’impôt. Pour les autres, retraités notamment, c’est une réduction d’impôt.

Son montant. L’avantage est égal à la moitié des dépenses (salaire + charges sociales ou facture réglée à l’organisme de services), retenues dans la limite de 12 000 € – plus 1 500 € par personne à charge ou par membre du foyer fiscal de plus de 65 ans, sans dépasser 15 000 €.

La première année où vous employez un salarié en direct, ces plafonds sont respectivement portés à 15 000 € et 18 000 €. Le plafond s’élève à 20 000 € pour les contribuables invalides ou ayant une personne invalide à leur charge.

Gain maximal. Selon votre situation de famille, il est de 6 000 €, 6 750 € ou 7 500 € et peut atteindre 7 500 €, 8 250 € ou 9 000 € pour la première année. Avec une personne invalide, il monte à 10 000 €.

Attention : pour bénéficier de la réduction d’impôt ou du crédit d’impôt accordé en contrepartie de l’emploi d’un salarié à domicile, sachez que certaines catégories de service n’ouvrent droit à l’avantage fiscal que dans la limite de « sous-plafonds ».

Ainsi les dépenses relatives aux travaux de petit bricolage, dits « hommes toutes mains », limités à deux heures par intervention, ne sont retenues qu’à hauteur de 500 € par an, tandis que celles relatives aux travaux de jardinage et de débroussaillage sont limitées à 5 000 € par an. Les prestations d’assistance informatique et Internet à domicile font l’objet d’un plafond spécifique de 3 000 € par an.

La pension alimentaire à déduire de votre revenu imposable

Le dispositif. Vous venez en aide à un enfant majeur qui ne s’assume pas financièrement : étudiant, chômeur non indemnisé… Peu importe son âge et la forme de l’aide : vous pouvez lui verser de l’argent et/ou l’héberger. Mais, attention, il ne doit pas être rattaché à votre foyer fiscal.

Quel avantage ? L’aide apportée à votre enfant vient en déduction de votre revenu imposable.

Son montant. Le montant déductible est plafonné à 5 698 € par enfant et par an (revenus de 2013). Si vous n’avez aidé votre enfant qu’une partie de l’année, ce plafond est réduit au prorata du nombre de mois concernés.

Si vous avez aidé un enfant marié ou pacsé ou chargé de famille, ce montant est doublé – si l’autre famille n’a pas participé à l’entretien du couple.

Gain maximal. Il dépend du taux le plus élevé auquel vos revenus sont imposés. Pour 5 698 € déduits, votre gain sera de :

  • 313 € si vous êtes imposé dans la tranche à 5,5 % ;
  • 798 € pour la tranche à 14 % ;
  • 1 709 € pour celle à 30 % ;
  • 2 336 € dans celle à 41 % ;
  • 2 564 € si vous atteignez la tranche à 45 %.